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Le marché immobilier de Sherbrooke est en ébullition. Le prix de l’agrégat a affiché une hausse de 9,7 % au troisième trimestre, par rapport à la même période en 2019.
Le marché immobilier de Sherbrooke est en ébullition. Le prix de l’agrégat a affiché une hausse de 9,7 % au troisième trimestre, par rapport à la même période en 2019.

Immobilier : les prix toujours en forte hausse

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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SHERBROOKE — Le marché immobilier de Sherbrooke est toujours en ébullition. Le prix de l’agrégat dans la région a affiché une forte hausse de 9,7 % au troisième trimestre, par rapport à la même période en 2019, pour atteindre 282 846 $.

Les ventes des maisons à étage ont bondi de 14,2 % au quatrième trimestre. L’inventaire des constructions neuves a diminué de façon radicale, alors que les coûts de construction ont augmenté, ce qui exerce une pression sur le marché et favorise la revente.

Royal LePage a partagé vendredi matin son étude sur le prix des maisons du quatrième trimestre et a publié du même coup ses prédictions pour l’année qui commence.

La hausse marquée au cours du quatrième trimestre de 2020 est stimulée par une demande continue des acheteurs.

Le prix médian d’une maison à deux niveaux a connu une hausse de 9,2 % d’une année sur l’autre, pour atteindre 321 999 $. Pour une maison de plain-pied, le prix médian a grimpé de 13,9 % pendant la même période pour atteindre 259 560 $. 

Les ventes de maisons de plain-pied ont augmenté de 5,4 % d’une année sur l’autre, tandis que celles de maisons à deux étages ont bondi de 14,2 %, lors de la même période. 

« De nombreux ménages ont économisé durant la pandémie et la possibilité de travailler à distance a fait émerger pour plusieurs le désir de s’éloigner des grandes villes et d’acquérir plus d’espace extérieur », constate Jean-François Bérubé, dirigeant-propriétaire, Royal LePage Évolution de Sherbrooke.

« En périphérie, beaucoup d’acheteurs proviennent de Montréal, alors qu’à Sherbrooke même, ce sont plutôt des familles locales qui cherchent plus de pieds carrés pour s’installer plus confortablement. » 

Son propos rejoint les données publiées ces derniers jours par l’Institut de la statistique du Québec. L’Estrie a attiré plus de 8000 personnes qui sont venues s’installer dans la région entre le 1er juillet 2019 et le 1er juillet 2020.

Au chapitre de la construction neuve, M. Bérubé indique que l’inventaire a drastiquement diminué, à l’instar du marché de la revente, alors que normalement on compterait une centaine d’unités à vendre. 

« La pénurie de maisons sur le marché favorise la construction neuve, mais on assiste par la même occasion à une augmentation des coûts de construction ce qui, en retour, favorise la revente », explique-t-il.

Prévisions pour le prochain trimestre

« On se retrouve en début d’année avec un inventaire historiquement bas », affirme M. Bérubé dans un communiqué de presse.

« La demande soutenue et les taux d’intérêt excessivement bas contribuent à exercer une forte pression sur le prix des propriétés. »

Selon lui, pour qu’il y ait un ralentissement de l’activité, il faudrait qu’il y ait une augmentation importante du nombre de propriétés à vendre, combinée à une diminution marquée de la demande.

Il n’entrevoit toutefois pas un tel scénario pour la première moitié de 2021, tant et aussi longtemps que les restrictions sanitaires seront en place, lesquelles ont grandement influencé les motivations des acheteurs tout au long de 2020.