Le prix des maisons est à la hausse dans la région sherbrookoise, indique la firme Royal LePage.

Hausse de 8 % du prix des maisons

Le prix des maisons à Sherbrooke a grimpé au deuxième trimestre de 2018 par rapport à la même période l’an dernier.

La demande et la baisse d’inventaire accentuent cette hausse, résume l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage. Les prix des propriétés à Sherbrooke ont enregistré une hausse de 7,9 pour cent.

Le prix médian des différents types de propriétés à l’étude se chiffre désormais à 264 891 $.

Selon l’Étude, le prix médian des maisons à deux étages a bondi de 8,1 pour cent, tandis que celui des maisons de plain-pied a augmenté de 7,7 pour cent au deuxième trimestre de 2018 comparativement à la même période l’année dernière, pour atteindre 307 341 $ et 226 325 $, respectivement.

L’économie québécoise tourne à plein régime et Sherbrooke n’échappe pas à la tendance, note la firme Royal LePage dans un communiqué de presse.

« La ville connaît un véritable boom économique qui propulse le marché immobilier encore à la hausse, car la confiance des consommateurs est résiliente », affirme Jean-François Bérubé, dirigeant-propriétaire chez Royal LePage Évolution.

« Nous avons même constaté que plus du quart des vendeurs ont reçu des offres multiples ce trimestre, du jamais vu à Sherbrooke. La demande pour certaines propriétés est grandissante. Malgré cela, les acheteurs demeurent fidèles à leur budget. Même en offre multiple, on dépasse rarement le prix demandé, comparativement à certains secteurs du Grand Montréal où cette tendance s’accentue », ajoute M. Bérubé.

L’Étude indique que les ventes des maisons de plain-pied ont augmenté de 2,9 pour cent, tandis que celles des maisons à deux étages ont bondi de 22,7 pour cent au deuxième trimestre 2018 par rapport à la même période l’an dernier.

Simultanément, le marché des propriétés secondaires haut de gamme est en croissance dans la périphérie de Sherbrooke. « Lorsque le marché immobilier résidentiel du Grand Montréal performe bien et que le marché de l’emploi est robuste, celui des résidences secondaires profite aux régions comme Magog et Eastman », fait remarquer M. Bérubé.

Le marché de l’immobilier de Sherbrooke maintiendra sa vigueur au cours du prochain trimestre.

« Considérant la résilience de l’économie, le prix des propriétés devrait s’apprécier légèrement au troisième trimestre de 2018 », avance M. Bérubé.

« S’il devait y avoir une hausse des taux d’intérêt le 11 juillet, la confiance des consommateurs n’en serait pas affectée de manière importante », croit-il. D’après lui, les tensions commerciales avec les États-Unis ne semblent pas inquiéter les entrepreneurs de la région à court ou moyen terme, ce qui laisse présager que le rythme de l’économie sherbrookoise ne ralentira pas de sitôt.

L’an dernier à pareille date, le marché de l’immobilier à Sherbrooke était aussi en pleine ébullition, alors que les taux d’intérêt étaient tirés vers le haut. Le prix des propriétés dans la région atteignait 254 331 $, une hausse de 8,2 pour cent par rapport au deuxième trimestre de 2016.

On apprenait lundi après-midi que la Banque du Canada pourrait hausser son taux directeur.