Propriétaire du Pub du Parvis dans Saint-Roch, l’homme d’affaires Carl Desruisseaux s’est associé il y a environ cinq ans avec Marc-Antoine Beauchesne, un spécialiste en finance. De fil en aiguille, le duo a lancé différents concepts, comme le London Jack, le Batinse et le Zolé! Cuisine mexicaine.

Groupe Top Resto veut devenir un joueur d'envergure à Québec

«Nous ne sommes pas des restaurateurs, nous sommes des hommes d’affaires. Si vous me demandez de préparer tous les cocktails, je suis incapable!»

Au fil des dernières années, avec son associé Marc-Antoine Beauchesne, l’homme d’affaires Carl Desruisseaux s’est entouré de plusieurs spécialistes dans le domaine de la restauration afin de développer de nouveaux concepts. Aujourd’hui, Groupe Top Resto appuie encore sur le champignon pour devenir un joueur d’envergure dans la capitale. 

L’an dernier, l’entreprise a mis au monde le pub anglais London Jack, dans le quartier Saint-Roch. 

En 2019, deux petits nouveaux vont voir le jour en mai. La taverne italienne le Birra & Basta dans les anciens locaux de la Champagnerie, sur la rue Saint-Joseph, ainsi qu’un nouveau concept de restaurant et distillerie baptisé La Maison Livernois, dans le Vieux-Québec, où des recettes maison de gins et de vodka seront au menu.

La facture pour ces deux chantiers devrait osciller aux alentours du million $. Chaque établissement embauchera d’une quarantaine de personnes.

250 employés

Propriétaire du Pub du Parvis dans Saint-Roch — son paternel était avant lui aussi actionnaire dans l’établissement — l’homme d’affaires Carl Desruisseaux s’est associé il y a environ cinq ans avec Marc-Antoine Beauchesne, un jeune homme spécialiste en finance. 

De fil en aiguille, le duo a lancé différents concepts, comme le London Jack, le Batinse et le Zolé! Cuisine mexicaine. Ils sont aussi devenus propriétaires du Pub St-Patrick. Avec leurs nouveaux projets, la famille devrait compter cet été environ 250 travailleurs.

Parlant du Batinse, qui ouvrait seulement ses portes durant la période estivale, c’est à cet endroit que la direction a choisi d’installer son nouveau concept de distillerie avec restaurant. On retrouvera sur le menu des classiques de pub, comme des hamburgers, mais aussi huit plats inspirés de saveurs du monde. 

Les travaux de rénovation du local situé au 1200, rue Saint-Jean sont commencés depuis plusieurs semaines.

L’endroit pourra compter sur une terrasse d’une cinquantaine de places, en plus de quelque 90 places à l’intérieur. 

Le nom La Maison Livernois est inspiré d’une famille qui a déjà été très impliquée dans ce secteur de la ville, racontent au Soleil les entrepreneurs. Elle a notamment fondé le premier studio de photographie à Québec en 1854 dans l’édifice qui héberge aujourd’hui le Pub Saint-Patrick.

Chaque gin et vodka brassés par le Groupe Top Resto portera le nom de l’un des membres de cette famille. Le premier étant le gin Jules-Ernest. Trois recettes sont déjà élaborées. Il reste toutefois à obtenir encore certains permis avant de lancer la production. Elle se fera dans une distillerie du Québec. 

«Le but est de faire revivre la famille Livernois à travers notre concept», note M. Desruisseaux, qui ne prévoit pas offrir à court terme ses produits sur les tablettes de la Société des alcools du Québec. Il n’écarte toutefois pas cette possibilité. Cela va dépendre de l’engouement.

«En plus de la nourriture, on veut être un endroit de dégustation. Il va y avoir plusieurs sortes de gins québécois. Il va aussi y avoir un laboratoire pour éduquer les gens. Nous allons être ouverts 12 mois par année, ce qui n’était pas le cas avec le Batinse», poursuit-il.

Maquette la Maison Livernois

+

Menu italien

Quant à l’enseigne le Birra & Basta, qui pourra accueillir jusqu’à 200 personnes, les propriétaires souhaitent offrir un menu italien. Il y aura aussi un DJ avec piste de danse pour les fins de soirée.

«C’est un endroit où nous allons retrouver les classiques italiens. Là où le concept se distinguera, c’est qu’à partir de 22h jusqu’à 3h, du jeudi au samedi, nous allons seulement vendre de la pizza comme nourriture. Il va y avoir un bar à pizza en plein milieu du restaurant», explique M. Desruisseaux. «On veut un endroit festif. On mise sur l’expérience. Il va aussi y avoir des tables à pique-nique. On travaille présentement sur des entrées à partager», ajoute l’homme de 44 ans.

Ce dernier est présentement en discussion avec des responsables au ministère de l’Alimentation (MAPAQ) afin de voir si son chef pourrait produire son propre fromage.

Comme autres projets dans les cartons du groupe, l’enseigne du London Jack pourrait rapidement faire des petits à l’extérieur de la ville. 

«C’est un concept qui marche très bien en ville», fait valoir Marc-Antoine Beauchesne. Il a été approché pour ouvrir des franchises à Montréal, à Sherbrooke et à Chicoutimi. «Il y a aussi de l’intérêt aux États-Unis [New York] et à Toronto. C’est un concept facilement exportable», conclut l’homme d’affaires de 28 ans, estimant qu’il est encore possible de connaître du succès en restauration à Québec. «Il faut avoir la bonne recette.»

Maquette de Birra & Basta