Greenpac: Cascades veut toujours racheter ses partenaires

Le spécialiste du papier recyclé Cascades ambitionne toujours de racheter la participation de partenaires minoritaires dans la coentreprise Greenpac, propriétaire d'une usine de carton-caisse à Niagara Falls, en Ontario.
En divulguant ses résultats du quatrième trimestre, jeudi, l'entreprise établie à Kingsey Falls a indiqué qu'elle poursuivait «l'évaluation de ses options stratégiques», afin de générer de la valeur pour ses actionnaires.
Cette déclaration a incité un analyste à questionner le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde, sur ses intentions à l'égard de Greenpac.
«C'est quelque chose que nous avons déjà mentionné et lorsque l'occasion se présentera, nous serons probablement assez actifs», a-t-il répondu, sans toutefois fournir d'échéancier.
Inaugurée en 2015, l'usine est le résultat d'un investissement de 470 millions US. Cascades détient environ 60% de la coentreprise, comparativement à 20% pour la Caisse de dépôt et placement du Québec. D'autres partenaires, comme Jamestown Container et Containerboard Partners, sont également actionnaires.
Il n'est toutefois pas question pour Cascades de se délester de la participation de 17% que la société détient dans le producteur d'énergie renouvelable Boralex, a affirmé M. Plourde.
Le titre de Boralex, qui se négocie aux alentours de 21$ à la Bourse de Toronto, s'est apprécié de 4,62 $, ou 28%, au cours des 12 derniers mois.
«Nous avons pris la bonne décision en conservant ces actions, a souligné M. Plourde, justifiant l'investissement de Cascades. Nous n'avons rien à annoncer à ce sujet pour l'instant.»
Au quatrième trimestre, Cascades a renoué avec la rentabilité tout en affichant une faible croissance de ses ventes, mais cette performance n'a pas répondu aux attentes des analystes.
Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, la société a engrangé un bénéfice net de 4 millions, ou quatre cents par action, comparativement à une perte nette de 76 millions, ou 81 cents par action, un an plus tôt.
Ses ventes ont progressé de 0,5%, à 979 millions.
Abstraction faite des éléments non récurrents, Cascade a vu son profit ajusté plonger de 31 %, à 15 millions, ou 16 cents par action, alors que son bénéfice d'exploitation ajusté a fléchi de 21%, à 82 millions.
Le recul du bénéfice d'exploitation ajusté s'explique entre autres par des baisses de prix dans les activités de carton plat en Europe ainsi que de carton-caisse.
M. Plourde a admis que les résultats du quatrième trimestre avaient été inférieurs aux attentes de la compagnie.
«Parmi les facteurs qui ont impacté nos résultats, le plus important est sans doute les temps d'arrêt de production plus longs que prévu pour des raisons de marché et de maintenance dans nos activités de papiers tissu et de carton-caisse, qui ont affecté tant le volume que les coûts», a-t-il dit.
Les analystes sondés par Thomson Reuters tablaient sur un profit ajusté par action de 24 cents et sur des recettes de 962 millions.
À court terme, le grand patron de Cascades a prévenu que la hausse du coût des matières premières dans les différents secteurs d'activité de l'entreprise viendrait peser sur sa performance financière.
Pour l'exercice, Cascades a généré un bénéfice net de 135 millions, ou 1,42$ par action, par rapport à une perte nette de 65 millions, ou 69 cents par action, en 2015. Son chiffre d'affaires a progressé de 3,6 % pour s'établir à 4 milliards.
En mi-journée, à la Bourse de Toronto, l'action de Cascades se négociait 13,39 $, en baisse de 18 cents, ou 1,3%.