Le gel hivernal et la sécheresse ont causé une baisse importante de rendement du foin cette année. En Estrie, 130 producteurs assurés par La Financière agricole du Québec seront indemnisés pour la décevante première coupe.
Le gel hivernal et la sécheresse ont causé une baisse importante de rendement du foin cette année. En Estrie, 130 producteurs assurés par La Financière agricole du Québec seront indemnisés pour la décevante première coupe.

Gel et sécheresse : 130 producteurs de foin estriens indemnisés

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Sherbrooke — Cent trente agriculteurs estriens ont dû déclarer des pertes de rendement à La Financière agricole du Québec pour la première fauche de foin cet été. Cette dernière effectuera d’ici peu un premier versement s’élevant à 294 242 $ pour la région afin de compenser les dommages causés par le gel hivernal et la sécheresse. 

Ce chiffre correspond à l’indemnisation de plus de 30 % des producteurs assurés par le Programme d’assurance récolte en Estrie. 

« C’est vraiment une avance par rapport au gel et pour la première coupe. Par la suite, il y aura la deuxième et la troisième coupe qui vont nécessiter d’autres calculs », indique Sébastien Cyr, directeur régional pour La Financière agricole du Québec (FADQ). 

Pour la deuxième coupe de foin, qui a été entièrement récoltée dans la région à ce jour, le dernier bilan de La Financière agricole fait état d’une quantité toujours inférieure à l’habitude, mais d’une qualité dans la moyenne, contrairement à la première fauche. 

Au Québec, plus de 21 M$ seront distribués à plus de 4000 producteurs de foin et de pâturages au total dans le cadre de ce premier versement. Cette indemnité, versée en fonction de la valeur de remplacement du foin, est calculée en fonction de la moyenne des pertes par région et n’est accordée qu’aux régions qui ont collectivement perdu plus de 15 % leur récolte. 

Le manque de précipitation a ainsi affecté de nombreux producteurs québécois cet été, et ce, pour une deuxième année consécutive. Un paiement avait également été effectué dès le mois d’août l’an dernier. 

Autres cultures

Plusieurs autres types de producteurs devront également être indemnisés, mais il est trop tôt pour en dresser un portrait juste, explique M. Cyr. En ce qui a trait aux autres cultures, on recense jusqu’à maintenant 2488 avis de dommages dans la province en lien avec la sécheresse. L’an dernier, La Financière agricole en comptait 209 pour la même cause à pareille date. 

Consciente que les temps sont difficiles, La Financière agricole a également pris la décision de reporter l’envoi des avis de cotisation au Programme d’assurance récolte au 9 septembre pour toutes les cultures. 

Un comité de suivi se concerte déjà depuis un moment pour « suivre de près la situation concernant le manque de précipitations observé sur l’ensemble du territoire agricole québécois. Celui-ci rassemble à la même table La Financière agricole, l’Union des producteurs agricoles et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. 

« Ce fut l’occasion d’échanger et de notamment convenir d’une première intervention du Programme d’assurance récolte, écrit le ministre André Lamontagne dans un communiqué diffusé lundi. Ces sommes sont rendues disponibles aux producteurs de foin pour leur fournir des liquidités afin de poursuivre leurs activités et ainsi, soutenir l’économie des régions du Québec. »

Dans le bilan du 4 août de la FADQ, l’Estrie et la Montérégie figurent parmi les principales régions indemnisées dans la culture des petits fruits. Le gel et la sécheresse représentaient également les causes principales de pertes de rendement. Une baisse de la quantité de fraises produites est à noter. 

En ce qui concerne les pommes, les chiffres démontrent que le nombre de fruits produits jusqu’à maintenant se trouve sensiblement dans la moyenne dans la région, mais que la qualité n’est pas au rendez-vous.