La COVID-19 a modifié les rites funéraires, tant pour l’urgence de tenir les funérailles que pour le jour de la semaine où elles seront tenues.
La COVID-19 a modifié les rites funéraires, tant pour l’urgence de tenir les funérailles que pour le jour de la semaine où elles seront tenues.

Funérailles : la liste d’attente diminue

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Après avoir été complètement fermés durant environ quatre mois, les salons funéraires de la région parviennent à combler le retard qu’ils ont accumulé.

Tout comme plusieurs autres secteurs d’activités, les salons funéraires ont vu les demandes s’accumuler au fil des mois en raison de la pandémie de la COVID-19. À la Coopérative funéraire de l’Estrie, ce sont près de 280 familles qui ont été en attente. Depuis la reprise des activités au début du mois de juin, 135 événements ont été repris. 

« Il reste 155 dossiers où les dates n’ont pas encore été déterminées », souligne le directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie, François Fouquet. 

M.Fouquet estime que, d’ici le mois d’octobre, le retard causé par la pandémie devrait avoir été comblé. 

Il mentionne que dans la majorité des cas restants, la famille est en attente d’un moment opportun pour réaliser les funérailles du défunt. « Elle espère un déconfinement plus grand à l’automne. La famille souhaite être en compagnie de tous ses proches. » 

Même constat à la Résidence funéraire Steve L. Elkas. « La grande majorité des retards que nous avons eus, ce sont des gens qui voulaient des services à l’église et elles étaient fermées, ajoute le vice-président de l’entreprise, Stephan Elkas. Je n’ai plus de gens qui veulent retarder les funérailles. D’ici la fête du Travail, nous allons passer au travers de la grande majorité des dossiers liés à la COVID-19. »

Une nouvelle approche?

Les retards causés par la COVID-19 ont changé l’approche de certaines familles selon M.Fouquet. « Généralement, les funérailles sont faites durant les deux semaines qui suivent le décès. Maintenant, il y a un sillon qui s’est effectué dans le processus du deuil. Les gens ont vécu le fait d’accepter la mort d’un proche. Il reste à tourner la page et à célébrer la vie. Il y a beaucoup de résilience. Il n’y a pas de sentiment d’urgence. » 

Durant le confinement, la Coopérative funéraire de l’Estrie avait mis à la disposition de ses clients deux lignes d’écoute téléphonique afin de les appuyer. 

Des funérailles en semaine

De plus en plus, les familles acceptent aussi de tenir des funérailles en semaine. « Nous avons plus de possibilités. Certaines familles choisissent même les soirs de la semaine. Ça ouvre de nouveaux horizons. En plus, toutes les cérémonies qui se déroulent dans la chapelle située sur le complexe sont diffusées sur le web. Ça apporte un complément intéressant pour les gens qui ne peuvent pas se déplacer. La cérémonie est accessible pendant 90 jours. »

Observation similaire au complexe funéraire Steve L. Elkas. « J’ai été très surpris. Les gens n’attendaient pas beaucoup de personnes en raison de la COVID-19, donc le jour de la semaine importait peu. Nous étions capables de les prévoir à n’importe quel moment dans la semaine », conclut M.Elkas.