Cette contribution est l’une des plus importantes accordées par le Fonds depuis sa mise en place en 2017. Seul l’incubateur multisectoriel du Saguenay a reçu le même montant parmi les quelque 250 projets soutenus jusqu’à maintenant par le Fonds.

Fonds Desjardins pour des projets régionaux : Citadelle obtient 1 M$

Le plus important transformateur de sirop d’érable au monde, la coopérative Citadelle de Plessisville, recevra 1 million $ du Fonds de 100 millions $ mis sur pied par Desjardins pour soutenir des projets porteurs en région.

Cette contribution est l’une des plus importantes accordées par le Fonds depuis sa mise en place en 2017. Seul l’incubateur multisectoriel du Saguenay a reçu le même montant parmi les quelque 250 projets soutenus jusqu’à maintenant par le Fonds.

Cette aide de Desjardins aidera la coopérative à poursuivre son expansion en matière de diversification. Outre le sirop d’érable, la coopérative est impliquée depuis quelques années dans les secteurs du miel et de la canneberge.

Plus précisément, l’aide de 1 M$ annoncée vendredi servira à l’automatisation et à la robotisation des usines de Citadelle situées à Plessisville (sirop d’érable), Château-Richer (miel) et Aston-Jonction (canneberge).

En plus de correspondre aux critères de financement du Fonds de 100 M$, l’aide accordée à Citadelle s’inscrit dans le cadre d’une longue relation d’affaires entre les deux coopératives, a souligné le président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, au cours d’un appel-conférence.

« On peut pratiquement parler d’une histoire d’amour entre Desjardins et Citadelle, a illustré M. Cormier. Outre le fait que nous sommes deux coopératives, il faut aussi savoir que Citadelle a été fondée par Cyrille Vaillancourt, qui a succédé à notre fondateur Alphonse Desjardins », a rappelé le président de Desjardins, au sujet de la coopérative agroalimentaire, fondée en 1925.

Exporter dans 65 pays

De son côté, le directeur général de Citadelle, Martin Plante, a rappelé que la coopérative des Bois-Francs investit bon an mal an près de 5 M$ dans son développement, ce qui lui permet d’exporter ses produits dans plus de 65 pays à travers le monde.

« L’approvisionnement n’est pas une problématique pour nous, a indiqué M. Plante au sujet des quelque 20 000 membres que compte Citadelle. Ce dont on a besoin pour nous soutenir dans notre plan de développement, c’est d’un partenaire de confiance qui ne fait pas uniquement du financement, mais qui nous aide à aller plus loin et à trouver des solutions aux défis qu’on doit relever », a-t-il ajouté en ce qui concerne sa relation d’affaires avec Desjardins. La modernisation en cours dans les trois usines de Citadelle s’étalera sur trois ans. Elle vise à accroître de 14,5 millions de livres la production et la commercialisation de sirop d’érable, de miel et de canneberges.

L’an dernier, le Fonds de 100 M$ de Desjardins avait annoncé des investissements dans huit projets en Estrie. Parmi ceux-ci, Action sport Vélo avait reçu 60 000 $, Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est 90 000 $, ÉcoMat.ca — Centre de développement des écomatériaux canadiens 300 000 $, le Fonds Innove pour l’amélioration de la productivité de la MRC de Coaticook 150 000 $, Magog Technopole — Incubateur technologique 150 000 $, la mise en œuvre du Plan directeur de l’eau de la Yamaska — Organisme de bassin versant de la Yamaska 150 000 $, L’économie sociale, j’achète !, du Réseau des entreprises d’économie sociale de l’Estrie 60 000 $, et finalement le Verger expérimental de petits fruits émergents et noix à Saint-Camille de la Coopérative de Solidarité Cultur’Innov avait reçu 95 000 $.

Selon Guy Cormier, devant le succès remporté par le Fonds de 100 M$, une deuxième mouture pourrait être annoncée d’ici la fin de l’année, cette fois pour les années 2020-2024. « On travaille actuellement là-dessus, a-t-il indiqué. Ce sont les caisses qui nous ont demandé de nous pencher là-dessus. Il y a une réelle volonté de poursuivre l’expérience », a conclu M. Cormier.