Quelques 200 citoyens ont assisté samedi à une rencontre d’information sur le développement immobilier en cours dans le secteur McCrea. L’urbaniste du Groupe Custeau Jean-François Poulin a répondu aux nombreuses questions de ceux-ci.

Faire la lumière sur le Plateau McCrea

Une rencontre d’information citoyenne concernant le développement du secteur McCrea a attiré quelque 200 citoyens au pavillon du parc André-Viger samedi. Devant une salle pleine à craquer, l’urbaniste du Groupe Custeau Jean-François Poulin a présenté les divers aspects du développement et a pris les commentaires et questions de la population.

Une récrimination revenait souvent de la part des gens présents : les désagréments causés par les camions qui circulent pour aller effectuer des travaux, notamment sur les rues Francis-McCrea, Nicolas-Scheib et Albert-Charpentier. « Quand on fait [de nouvelles] rues, on sait que c’est le bout qui n’est pas facile », a concédé M. Poulin.

Ce dernier ainsi que le fondateur de la compagnie Denis Custeau ont toutefois assuré qu’ils étaient sensibles aux préoccupations des citoyens. Ils ont soutenu avoir parlé aux entrepreneurs qui travaillent sur les chantiers au cours des dernières semaines, et comptent bien faire un suivi avec eux pour que les plages horaires allouées aux travaux soient respectées, et que les camions évitent de prendre la rue Albert-Charpentier, qui n’a pas de trottoirs et qui compte deux courbes prononcées. Une signalisation pourrait même être installée pour inviter les camions à circuler plutôt par la rue Francis-McCrea, a suggéré M. Custeau.

M. Poulin a également précisé qu’il était impossible pour certains camionneurs de passer uniquement par les rues Francis-McCrea et Arnold-Pryce tel que prévu, puisqu’un bollard leur bloque le chemin sur McCrea. Ceux qui ont souvent à aller sur le chantier disposent de l’équipement pour faire entrer le bollard dans le sol et passer sur le chemin, mais pas ceux qui ne viennent qu’occasionnellement livrer du matériel.

Les différentes problématiques liées à la circulation devraient prendre fin en septembre, a souligné M. Poulin, puisque les nouvelles sections de rue seront ouvertes à temps pour la fin du déménagement de l’école Plein-Soleil, qui s’installe dans le secteur.

Rencontre populaire

Il était surprenant de voir autant de gens réunis samedi. Toutes les chaises installées dans la salle étaient occupées, et plusieurs personnes sont restées debout pendant les deux heures de la rencontre.

« Les gens, ce qu’ils veulent, c’est avoir l’information, avoir une place où ils peuvent s’exprimer. En faisant ça dans leur secteur à la place de leur dire "venez à l’hôtel de ville" ou bien "venez à l’arrondissement", on vient directement à eux. Les gens marchent 10 minutes et ils sont ici, on peut parler directement avec eux », a souligné la conseillère municipale Évelyne Beaudin, qui a organisé la rencontre avec les Amis du parc André-Viger.

« Quand il y a du développement, ça soulève plein de questions, on l’a vu : la circulation, la coupe d’arbres, ça va être quoi les habitations, est-ce qu’il va y avoir du commercial… il y a tout le temps plein de questions qui sont légitimes de la part des gens », a-t-elle ajouté.

La présence à la rencontre du Groupe Custeau, qui aménage actuellement les terrains qui seront développés par divers constructeurs au fil des ans, a permis aux citoyens d’avoir une idée beaucoup plus claire de ce qui s’en vient dans ce secteur, délimité par le boulevard Monseigneur-Fortier au nord, le boulevard Lionel-Groulx à l’est, le parc André-Viger au sud et le Plateau Saint-Joseph à l’ouest.

Le Plateau McCrea est en développement depuis 2011. Plusieurs des personnes présentes dans la salle samedi habitaient donc pour ainsi dire la phase 1 du projet qui se poursuit.

Le Groupe Custeau a pu leur expliquer ce qui s'en venait pour ce quartier, notamment la cession de terrains à la ville tout au long du développement pour permettre un agrandissement du parc André-Viger, un plan de circulation pour ne pas que les voitures qui reviennent du Plateau Saint-Joseph empruntent le quartier résidentiel pour transiter vers Lionel-Groulx ainsi que le développement d’un pôle central qui servira de lieu de réunion.

Ce quartier se développera à long terme et pourrait contenir 1500 personnes d'ici une vingtaine d'années.

« Considérant qu’ils sont très fiers de ce projet-là, [les gens du Groupe Custeau] étaient contents de venir en parler aujourd’hui. Ils veulent que ça se passe bien, ils veulent être de bons voisins, je pense qu’ils ont réussi à démontrer aujourd’hui qu’ils étaient très bien intentionnés, et je les crois quand ils disent qu’ils sont sensibles aux problèmes que les gens vivent et qu’ils vont apporter des solutions », a résumé Mme Beaudin.

L’urbaniste-coordonnateur à la Ville de Sherbrooke Benoît Lapointe était également sur place pour répondre à quelques questions de la population.