Jean-Sébastien Plante, chef de la techgnologie chez Exonetik, explique le fonctionnement d’un mini manche actif à la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, dans l’atelier de l’entreprise situé dans les locaux d’Espace-inc.

Exonetik s’élance vers l’Allemagne

L’entreprise technologique sherbrookoise Exonetik s’apprête à débarquer en Allemagne.

La jeune pousse (start up) issue de l’écosystème de l’Université de Sherbrooke vient de recevoir une aide de 60 000 $ du programme fédéral CanExport afin de lui permettre de vendre sa technologie et son savoir-faire en Allemagne, l’un des châteaux forts de la haute technologie. L’aide a été annoncée jeudi par la ministre fédérale de l’Agriculture et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

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Exonetik conçoit, développe et fabrique des actionneurs à fluide magnétorhéologique qui permettent entre autres de redonner aux pilotes d’avion et d’hélicoptère une rétroaction tactile sur le comportement de leur appareil.

« On a une belle technologie, mais cette aide va nous donner l’oxygène nécessaire pour nous déplacer et aller rencontrer clients qui vont être capables de payer pour obtenir notre technologie sur le territoire allemand », a expliqué le pdg d’Exonetik, Pascal Larose.

L’équipe d’Exonetik compte 25 employés, dont plus de la moitié est titulaire d’une maîtrise ou d’un doctorat. « On est donc capable de répondre d’égal à égal avec les Allemands d’un point de vue technique, précise M. Larose, même si c’est une société ultra avancée sur le plan technologique. »

Fondée en 2013, Exonetik est installée dans les locaux de l’incubateur-accélérateur Espace-inc de la rue Marquette, depuis 2015. Elle emménagera à la fin de l’année dans de nouvelles installations situées dans le parc industriel de Sherbrooke.

Aide à l’exportation

Outre Exonetik, l’entreprise Rackam, dont le siège social est situé au centre-ville de Sherbrooke, et qui possède une usine à Valcourt, a pour sa part reçu une aide de 42 500 $ du programme fédéral CanExport.

Fondée en 2009, Rackam se spécialise dans la récupération de la chaleur solaire afin de l’appliquer à divers procédés industriels. Ses solutions solaires aident les entreprises à être moins dépendantes des énergies fossiles. En plus du Canada, Rackam est impliquée dans divers projets, notamment au Brésil, au Maroc, aux États-Unis, en Grèce, en Espagne et au Portugal.

Enfin, le fabricant de quais flottants Candock s’est vu remettre une somme de 10 800 $ du même programme.

Actualités

Jean Boulet lance son plan d’action pour la main-d’oeuvre: «On a tous un rôle à jouer»

Trois-Rivières — Alors que le nombre de postes vacants au deuxième trimestre de 2019 a atteint un niveau record de plus de 140 000, soit un bond de 21 % en un an, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a lancé officiellement lundi son plan d’action pour faire face au phénomène de la rareté de la main-d’oeuvre ainsi que deux nouvelles initiatives qui s’y retrouvent: le Chantier des compétences et Objectif productivité.

Il a aussi profité de cette conférence de presse tenue à Trois-Rivières en présence de nombreux intervenants pour annoncer une nouvelle mesure de près de sept millions de dollars destinée aux travailleurs expérimentés ainsi que la réaffectation de 22 ressources à des postes de conseillers aux entreprises dans les bureaux de Services Québec.

Affaires

La faillite de Thomas Cook ou la chronique d'un désastre annoncé

LONDRES — Il aura fallu un week-end pour sceller le sort de Thomas Cook. Mais cette chute précipitée par l’intransigeance de certaines banques s’explique à la fois par des années de gestion hasardeuse, une féroce concurrence d’internet et le Brexit.

Le vénérable voyagiste britannique a mis brutalement un terme lundi matin à 178 ans d’histoire, depuis que son fondateur, Thomas Cook, avait inventé en 1841 le tourisme moderne au début de l’ère victorienne.

Sa faillite brutale n’est pas une surprise compte tenu de l’état de santé du groupe qui n’en finissait pas de se dégrader depuis dix ans, avec une dette gigantesque de plus d’un milliard de livres.

«La dette n’a été que le symptôme d’un mal profond. Thomas Cook a échoué parce qu’il n’a pas su évoluer avec son temps», explique Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

De son côté, le gouvernement britannique, qui a ouvert une enquête, a estimé qu’il «y avait plusieurs raisons compliquées derrière la faillite», selon une porte-parole de Downing Street.

Le tournant peut être daté de 2007 quand le groupe se lance dans le rachat de MyTravel, un spécialiste britannique du voyage organisé traditionnel.

Cette acquisition au prix fort sera difficile à digérer, au moment même où le modèle du groupe est remis en question par l’essor des vacances achetées sur internet.

Au début des années 2000, il avait déjà acheté les agences Havas, puis le réseau du voyagiste Jet Tours, deux groupes français qui ont connu leur heure de gloire dans les années 80 et 90.

Quelques années plus tard, en 2011, le groupe traverse une sévère zone de turbulences en raison du printemps arabe en Tunisie et en Égypte, qui refroidit de nombreux touristes européens.

Le marché sans pitié

Il frôle alors la faillite une première fois et ne doit son salut qu’à une nouvelle injection d’argent de ses créanciers, ce qui alourdit son endettement et va le contraindre à dépenser des centaines de millions de livres en intérêts.

Ainsi fragilisé, il affrontait depuis deux ans une nouvelle tempête entre les incertitudes du Brexit, qui a encouragé beaucoup de touristes à repousser leurs vacances, la chute de la livre, qui pèse sur ses comptes, et une vague de chaleur qui a incité beaucoup d’Européens à passer leurs vacances près de chez eux plutôt qu’à rechercher le soleil lointain.

Le groupe a multiplié les avertissements sur résultats et creusé ses pertes, l’action s’est effondrée: elle ne valait plus que 3,45 pence, soit 0,0345 livre, vendredi soir, contre 1,2 livre début 2018.

Cela n’a pas empêché les dirigeants d’empocher quelque 20 millions de livres au cours des cinq dernières années malgré leur incapacité à remettre Thomas Cook sur les rails, a noté la presse britannique.

Coup de grâce

L’annonce au printemps d’une prise de contrôle de l’activité de voyagiste par le chinois Fosun, déjà propriétaire de Club Med, a redonné un peu d’espoir. Les créanciers devaient, dans le cadre de cet accord, reprendre la compagnie aérienne pour près d’un milliard de livres.

Mais cela n’a pas suffi aux yeux de certains bailleurs de fonds, en particulier les banques RBS et Lloyds, qui ont exigé en fin de semaine dernière que le groupe trouve 200 millions de livres de plus pour assurer sa survie jusqu’à novembre 2020.

«Les banques lui ont coupé l’herbe sous le pied», selon M. Wilson.

De source proche du dossier, au-delà des banques, c’est le montage même prévu avec Fosun qui suscitait des doutes, certains jugeant qu’il y avait beaucoup à perdre tant la situation de Thomas Cook était devenue précaire.

Résultat, malgré des réunions de la dernière chance tenues à Londres au cours du week-end, personne n’a voulu mettre plus d’argent, et surtout pas le gouvernement conservateur, qui a pour principe de ne pas intervenir en cas de faillite d’une entreprise privée.

Un soutien du gouvernement à Thomas Cook, nationalisé entre 1948 et 1972, «ne l’aurait maintenu à flot que pour très peu de temps», se justifiait sur la BBC lundi le ministre des Transports, Grant Shapps.

Selon lui, «le groupe avait des difficultés profondes à évoluer dans le secteur du voyage qui s’est éloigné des agences de centre-ville pour se tourner vers les réservations en ligne». Les 22 000 employés du groupe, dont 9000 Britanniques, pourraient en payer le prix.

L'Orca de Taiga Motors: une première moto marine électrique

CHRONIQUE / Après la motoneige électrique, voici maintenant la motomarine tout électrique! Taiga Motors, la jeune pousse fondée par trois Québécois, a lancé la semaine dernière son dernier-né, l’Orca.

Évidemment, la saison de la motomarine tire à sa fin, car l’été s’est officiellement terminé en fin de semaine dernière. Mais, il faut admettre que Taiga se positionne dans un marché qui va lui ouvrir un marché probablement plus grand que celui de la motoneige.

La jeune pousse prévoit produite 500 unités d’Orca, destinées pour les marchés nord-américain et européen. Et probablement question d’amortir le coût de production des premières unités, ces 500 motomarines seront assurément plus coûteuses qu’une moto marine à essence.

Les 100 premières Orca, avec l’appellation Founder Edition, se vendront 28 000 $US (37 115 $), livrables aux clients nord-américains à l’été 2020. Les 400 suivantes coûteront 24 000 $US (31 815 $).

À ce prix-là, est-ce que Taiga a des commandes? «Oui, il y a plusieurs personnes qui ont commandé des motomarines dès la première heure», répond Gabriel Bernatchez, un des trois cofondateurs de Taiga avec Paul Achard et Samuel Bruneau. 

«Beaucoup de personnes l’ont fait au dévoilement. Nous avons déjà passablement de commandes pour l’Orca. Nous visons à aller en production avec une version plus abordable dans les années futures», ajoute-t-il.

Cette version «plus abordable» dont M. Bernatchez fait mention devrait être offerte à 14 000 $US (18 558 $). Soit l’équivalent des modèles haut de gamme des motomarines à essence.

Souvent décriées par les riverains des lacs, ces dernières produisent des émissions polluantes et du bruit allant jusqu’à 90 décibels à une distance qui peut s’étendre jusqu’à 100 pieds. Taiga promet qu’il n’y aura aucune émission polluante et une randonnée silencieuse.

Et quant au prix qui peut sembler onéreux, Taiga propose un tableau de bord avec ordinateur intégré, offrant la connectivité LTE, Wi-Fi et Bluetooth. Tout ça couplé à un GPS.

Plus de 100 km/h

L’Orca, avec son moteur électrique de 134 kW (équivalent à 180 chevaux), peut filer à une vitesse maximale de 104 km/h. La vitesse de croisière est établie à 70 km/h.

La batterie de 23 kWh, pesant 125 kilogrammes, peut fournir jusqu’à deux heures d’utilisation, sous des conditions normales. «D’après notre analyse de marché, l’utilisation moyenne de notre marché cible correspond à moins de deux heures par utilisation. Ce n’est effectivement pas l’entièreté du marché», explique M. Bernatchez.

Est-ce que les motomarines sont étanches? Oui, assure le cofondateur. «Tout le système est étanche à l’eau, donc aucun problème là-dessus. Le système a été conçu pour aller dans l’eau.»

D’autres projets?

Et quand on demande à M. Bernatchez s’il y a d’autres types de véhicules dans la mire de Taiga, après la motomarine et la motoneige, il répond : «Présentement, nous avons un plan pour des moteurs hors-bord, mais pas encore pour les VTT et autres véhicules de loisir.»

Et ceux qui se demandent quand devraient arriver les motoneiges électriques de Taiga sur le marché, M. Bernatchez précise qu’elles sont censées être produites pour la saison d’hiver 2020-2021.

Actualités

Pommade de discorde : la crème secrète de Shania Twain n'est plus produite à Stanstead

C’était il y a 20 ans. Une petite entreprise de Stanstead faisait parler d’elle à travers la planète. La chanteuse canadienne Shania Twain, alors au sommet de sa gloire, utilisait l’un de ses produits destiné aux vaches pour son visage.

L’histoire ne dit pas si la reine du country canadien utilise encore la pommade Bag Balm, mais on peut dire qu’elle s’est mal terminée pour Eric et Diane Smith, les propriétaires de la société Dr A.C. Daniels, de Stanstead.

Mme Smith garde un souvenir amer de la fin de l’aventure qui s’est terminée en 2017, alors que l’entreprise familiale a été vendue à une compagnie d’investissement des États-Unis. Les redevances promises n’ont jamais été versées, assure-t-elle.

« Nous avons pensé poursuivre la compagnie américaine. Nous avons consulté un avocat de Burlington, mais nous avons décidé de laisser tomber. C’est une grande entreprise avec beaucoup de moyens. Il nous aurait coûté plusieurs milliers de dollars pour les poursuivre », explique-t-elle à La Tribune. 

« Notre entreprise est fermée. Nous ne produisons plus la pommade. »

Le baume, rappelons-le, est destiné au pis des vaches laitières. Il est utilisé par les agriculteurs pour soigner les plaies et gerçures des trayons.

La belle chanteuse révélait utiliser la pommade pour son visage, ses cheveux et ses orteils. Tout le monde voulait en savoir plus sur son secret de beauté, lisait-on à l’époque dans une dépêche de l’Agence France Presse.

Les ventes ont alors explosé. Des médias rapportaient à l’époque que l’entreprise vendait près de 30 000 pots par mois, alors qu’elle en écoulait en moyenne autant en un an.

Mme Smith se souvient de l’effervescence qui prévalait à ce moment. « C’est une histoire formidable. Ce qui est arrivé à ce moment avec Shania était merveilleux », dit-elle.

« Nos ventes ont progressé de 75 pour cent. »

Mais Santé Canada s’est rapidement emparé du dossier. « Santé Canada a été très stricte avec nous. C’est un produit pour usage vétérinaire seulement. Pour les animaux seulement », commente Mme Smith.

« Nous ne pouvions pas dire que quelqu’un s’en servait pour son visage. Nous avons dû retirer tout ce qui avait un lien avec Shania Twain de notre site internet. »

Lorsque l’entreprise a cessé sa production des petits pots verts, deux employés à temps plein et deux autres à temps partiel s’y trouvaient, ajoute-t-elle. 

Jeff, le fils de M. et Mme Smith, était aux commandes depuis 2002. Il s’agit donc d’une entreprise ayant vu trois générations se succéder.

C’est une entreprise de Lyndonville au Vermont qui produit actuellement l’onguent Bag Balm. Diane Smith s’offusque de voir que le produit est en vente au Canada. Encore là, on a renoncé à prendre des poursuites juridiques contre le manufacturier, souligne-t-elle.

Affaires

Moins d'espace de vente à la SAQ Sélection

La Société des alcools du Québec (SAQ) a entrepris de rénover sa succursale Sélection du centre-ville de Sherbrooke. La surface de vente sera diminuée de beaucoup.

Selon Mathieu Gaudreault, porte-parole de la société d’État, la succursale passera de 1207 mètres carrés (13 000 pieds carrés) à 743 mètres carrés (8000 carrés).

Les travaux ont débuté récemment. On a aménagé un espace temporaire le temps des travaux, précise-t-il. Ceux-ci doivent être terminés au début de janvier.

« C’est un nouveau concept que nous avons annoncé pour nos succursales il y a un ou deux ans », dit M. Gaudreault, lors d’un entretien accordé à La Tribune. « C’est un concept avec du nouveau mobilier et des espaces plus lumineux. L’aire d’attente aux caisses sera réaménagée. Nous aurons aussi plus de frigos. »

Le nombre de produits en vente diminuera aussi quelque peu, de 1250 à 1200.  

La succursale située au coin King et Grandes-Fourches gardera le nom de Sélection. L’espace libéré ne sera pas utilisé par la SAQ. Il est permis de penser qu’il pourra être loué à un autre commerce.

Ce ne sont pas les ventes en ligne qui justifient ce changement, assure M. Gaudreault. « La succursale sera mieux adaptée au profil de sa clientèle », dit-il.  « Il y aura par exemple plus de tables de dégustation. »

La cure de jeunesse de la SAQ Sélection ne devrait pas affecter le nombre d’employés à cet endroit.

Pour le moment, la SAQ n’a pas prévu rénover d’autres succursales de la région estrienne.

élections 2019

Dusseault veut rétablir des services fédéraux à Sherbrooke

S’il obtient la confiance des citoyens de la circonscription de Sherbrooke pour un troisième mandat, Pierre-Luc Dusseault du NPD s’engage à ce que ce soit des employés fédéraux qui leur répondent en personne au bureau d’immigration Canada et à l’Agence du revenu du Canada de Sherbrooke.

Pierre-Luc Dusseault a pris cet engagement de réinvestir dans la fonction publique avec l’embauche d’employés qualifiés pour rétablir des services en région, jeudi, à la Place de la Cité devant l’édifice fédéral du 50 de la rue King Ouest.

« Ce sont les conservateurs en 2011, 2012 et 2013 qui ont coupé les services rendus en personne. Les effets se sont fait ressentir directement ici. Les citoyens n’avaient plus d’endroit où se retourner pour avoir des services en personne. Ils étaient référés à un numéro 1-800. Ces services fonctionnent plus ou moins bien. Et ça, c’est le vérificateur général qui l’affirme. Il a démontré qu’un citoyen sur deux ne réussissait pas à rejoindre quelqu’un. Il n’y avait pas les ressources nécessaires pour répondre à la population », signale le député sortant de la circonscription de Sherbrooke. 

Selon lui, il est essentiel de ramener des services de qualité en région.

Pierre-Luc Dusseault rappelle qu’il avait dénoncé cette situation en compagnie d’organismes communautaires.

« Ce sont eux qui subissent les contrecoups de ces coupures dans les services gouvernementaux. Ils finissent par recevoir les citoyens chez eux pour leur venir en aide », rappelle Pierre-Luc Dusseault.

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Actualités

Ajout d'un hôtel au Centre de foires : un rapport attendu cet automne

Un rapport sur la pertinence d’agrandir le Centre de foires de Sherbrooke et d’y annexer un hôtel pourrait être présenté aux élus d’ici la fin de l’année. Une étude en cours de réalisation à Destination Sherbrooke devrait être terminée avant les Fêtes ou au début de 2020.

En avril 2018, l’organisme paramunicipal jugeait l’idée intéressante, mais estimait que des analyses étaient nécessaires. La Tribune avait aussi dévoilé au début de 2019 une étude dans laquelle Destination Sherbrooke évaluait la possibilité de construire un centre de congrès de 40 000 pieds carrés et un hôtel au centre-ville, un projet qui a finalement été abandonné.

Affaires

Une start-up sherbrookoise fait sa marque

Étienne Lemieux, directeur général et cofondateur de l’entreprise sherbrookoise SPI Bio, a remporté le premier prix du Concours PitchTech. M. Lemieux et Dominic Carrier ont mis au point le BioAlert, un appareil capable de détecter rapidement la présence de la légionelle dans les équipements de refroidissement industriels et commerciaux.

Le concours se tenait dans le cadre de la quatrième édition de Batimatech, un événement rassemblant annuellement plusieurs entrepreneurs du milieu du bâtiment, de la technologie et du développement durable. Une quinzaine de participants étaient amenés à présenter devant 300 personnes, sous la forme d’un pitch de vente, le produit inventé par leur entreprise, et devaient démontrer pourquoi il s’agit d’une innovation dans le secteur technologique.

Affaires

Des canettes vendues dès vendredi au Siboire Dépôt

Ce sera « comme aller chercher son pain chez le boulanger du coin », mais avec de la bière d’ici, avance le copropriétaire du Siboire Pierre-Olivier Boily. La nouvelle usine Siboire, conçue pour vendre ses produits à même ses nouveaux locaux attenants à la succursale de la rue du Dépôt, pourra accueillir des clients dès vendredi.

Grâce aux nouveaux équipements de la microbrasserie sherbrookoise, les amateurs de bière pourront maintenant se procurer les produits du Siboire en canette de 473 mL, et ce, directement au cœur de l’action. Derrière les grandes vitres qui séparent les activités brassicoles de la boutique, les curieux seront en mesure d’observer les maîtres brasseurs à l’œuvre.

Affaires

Sherbrooke Innopole souligne ses 10 ans

Sherbrooke Innopole a souligné ses dix ans d’existence, mercredi, en dressant un bilan de ses réalisations et de ses faits saillants. Élus, partenaires et gens d’affaires s’étaient réunis à l’OTL Gouverneur pour célébrer le gain net de 169 entreprises, la création nette de 6801 postes et des investissements de plus de 1,4 G$ en machinerie, équipements, terrains, bâtiments et R&D au cours de la dernière décennie dans le secteur industriel et tertiaire-moteur sherbrookois.

« Ces données permettent d’affirmer que l’économie sherbrookoise a incontestablement réussi le virage innovant souhaité dans la foulée du sommet économique de 2007, alors que Sherbrooke aspirait à devenir une ville avec une économie à valeur ajoutée, qui miserait sur ses institutions d’enseignement et de recherche comme moteur d’innovation et sur un esprit de concertation accru », a souligné le président du conseil d’administration, Alexandre Nault, rappelant qu’à l’époque Sherbrooke souffrait de la délocalisation de plusieurs entreprises manufacturières et devait se réinventer.

Actualités

Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi continue

Groupe Capitales Médias (GCM) n’arrêtera pas d’imprimer l’édition du lundi de ses journaux. Si cette option a été étudiée pour réduire les coûts de l’entreprise, elle «a été rejetée», indique Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim de GCM.

Cette idée a été évoquée en mêlée de presse mercredi par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui souhaite «étirer» le plus possible le prêt de 5 millions $ octroyé à GCM, le temps que ces journaux trouvent un ou des repreneurs. 

«On peut arrêter d’imprimer le lundi par exemple, on peut faire des choses. Il y a des services qu’on pourrait se départir temporairement. Mais il faut pas faire des choses qui vont mettre en péril une structure qu’un repreneur voudrait avoir. C’est très délicat», commente M. Fitzgibbon. 

À l’heure actuelle, l’entreprise a les fonds nécessaires pour poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre. Le ministre Fitzgibbon se dit «confiant» que son gouvernement n’aura pas à réinjecter de l’argent dans GCM pour assurer une transition vers un nouvel acheteur. 

«S’il y a des choses qu’on peut couper, qui vont faire qu’on va rallonger la période pour s’assurer qu’on ait une concomitance avec une offre, je pense que ce serait désirable», a-t-il soutenu. 

Retourner toutes les pierres

Stéphane Lavallée assure qu’il est actuellement au travail pour réduire les coûts de GCM et augmenter ses revenus. «Depuis un mois, ce qu’on fait, avec les équipes, c’est de retourner toutes les pierres», indique-t-il. 

L’idée de couper l’édition papier du lundi a été étudiée, mais M. Lavallée indique que c’était difficile de le faire en quelques semaines. «C’est pas le genre d’opération qu’on peut improviser. On a convenu qu’il vaut mieux remettre ça entre les mains des futurs acquéreurs.»

M. Lavallée assure qu’il «gère de façon très serrée» l’argent prêté par le gouvernement du Québec. Les rencontres entre éditeurs des journaux ont lieu par vidéoconférence, afin d’éviter des frais de transport. Le coût de l’abonnement aux journaux sera également augmenté au cours de l’automne et une campagne de souscription volontaire au contenu en ligne des journaux est en cours. Cette campagne a déjà rapporté 90 000 $ à l’entreprise. 

Arrivé à la barre de GCM le 19 août, M. Lavallée croit aux chances de réussite de cette transition. «J’y crois plus que ce que je croyais il y a un mois», dit-il. 

Pierre Fitzgibbon a quant à lui souligné qu’«il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées» à racheter ces médias d’information. Il aimerait avoir toutes les offres en main le 27 octobre, afin de pouvoir prendre une décision. Le programme gouvernemental d’aide aux médias écrits sera annoncé quelques semaines plus tôt. 

Si le ministre ne peut garantir que les 350 employés de GCM, dont l’auteure de ces lignes, pourront conserver leur emploi, il indique qu’aucune suppression de poste n’est prévue à court terme. «Notre objectif, c’est d’assurer une pérennité aux six journaux.» 

Fonds de pension

La question du fonds de pension des employés de GCM a rebondi au Salon bleu mercredi. Le député du Parti québécois Sylvain Gaudreault a présenté une motion pour que l’Assemblée nationale demande à Retraite Québec de déclencher une enquête pour comprendre les causes du déficit actuariel de 65 millions $ du régime de retraite des employés de Groupe Capitales Médias. 

M. Gaudreault souhaitait que l’impact du transfert en 2015 du fonds de pension de Gesca, une filiale de Power Corporation, vers Groupe Capitales Médias soit étudiée et que des pistes de solution soient identifiées. Sa motion n’a toutefois pas été acceptée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. 

actualités

L’essence à 1,22 $ le litre

Les tensions dans la péninsule arabique n’ont pas pris de temps à influencer le prix de l’essence dans la région estrienne. Le prix à la pompe a grimpé de six sous d’un coup.

Les automobilistes ont eu la surprise de voir affiché 1,22 $ le litre mercredi matin. Le prix se situait à 1,16 $ depuis quelques semaines.

À LIRE AUSSI: L’inflation fléchit en août au Canada avec la baisse du prix de l’essence

Trump envoie Pompeo en Arabie saoudite pour décider de la réponse aux attaques

On pouvait s’attendre à une hausse, car le CAA-Québec indiquait mardi que le «prix réaliste» du carburant ordinaire se situait à 1,19 $.

La donne a changé rapidement. L’organisme indiquait mercredi avant-midi que le prix moyen à la pompe en Estrie se situait à 1,18 $ alors que son «prix réaliste» à 1,23 $.

Plusieurs observateurs prédisaient une hausse majeure à la pompe à la suite des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, la fin de semaine dernière.

Ces attaques ont fait chuter de moitié de la production saoudienne de pétrole, ce qui a provoqué une flambée record de la veille lundi sur les marchés.   

Actualités

La SQDC s’installera sur la rue Principale à Magog

La Société québécoise du cannabis (SQDC) s’implantera en bordure de la rue Principale, à Magog, à deux pas de la pointe Merry et du lac Memphrémagog, où les touristes affluent en saison estivale.

La SQDC s’installera plus précisément dans des locaux, appartenant à la compagnie Estridev, situés à l’angle des rues Principale Ouest et Saint-Patrice Ouest. Le futur magasin sera voisin d’une boulangerie et d’une station-service. Il aura une superficie d’environ 200 mètres carrés et accueillera ses premiers clients vers le début de l’hiver 2020.

Affaires

Nouvelle pâtisserie de cupcakes à Sherbrooke

Une nouvelle pâtisserie spécialisée dans la conception de cupcakes ouvre ses portes à Sherbrooke. Le commerce Allez Hop! Cupcakes est situé au 612, rue Galt Ouest, à deux pas du magasin Maison Bureau et Bureau.

« Ça fait longtemps que je me spécialise dans les pâtisseries et plus spécifiquement dans la conception artisanale des cupcakes. J’ai développé mon expertise par amour des plaisirs gustatifs et avec la volonté de partager cette passion », explique le propriétaire et unique employé Alex Lussier, qui compte 14 ans d’expérience dans la pâtisserie.

Affaires

Décès du cofondateur: Enerkem reprend sa vitesse de croisière

La compagnie Enerkem a repris sa vitesse de croisière après le décès de son cofondateur Vincent Chornet, en juin.

On poursuit plus que jamais sa mission de produire des biocarburants et des produits chimiques verts à partir de déchets, assure le frère du défunt, Michel Chornet, premier vice-président, exécution des projets et exploitation des usines chez Enerkem.

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actualités

Georges St-Pierre a perturbé le chantier de Royer...

SHERBROOKE - Lors de l'inauguration de l'usine Royer lundi à Sherbrooke, l'ancien champion mondial de la UFC n'était pas présent, mais le nom de Georges St-Pierre n'est jamais bien loin.

« Georges est venu voir l'usine lors de la construction, a indiqué le président de la compagnie L.P. Royer, Simon La Rochelle. Il a bien aimé ce qu'il a vu. Il va probablement revenir la voir. »

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« Disons que sa présence a un peu perturbé le chantier... Les gars étaient bien impressionnés par sa présence. »

Rappelons que l'hiver dernier, GSP a annoncé sa retraite de l'UFC et des combats extrêmes. Le spécialiste des arts martiaux est demeuré le porte-parole officiel du manufacturier. Il porte les couleurs du fabricant d'équipements de travail spécialisés basé de Lac-Drolet depuis 2013.

Actualités

Un financement de 10 M$ pour Classcraft

L’entreprise sherbrookoise Classcraft reçoit 10 M$, qui lui permettra de financer les initiatives de recherche et de développement en intelligence artificielle, dont un partenariat avec le professeur Thierry Karsenti de l’Université de Montréal.

M. Karsenti est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation. M. Karsenti étudiera l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle pour la motivation des élèves des écoles primaires et secondaires aux États-Unis et au Canada.

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Sherbrooke

La Ville de Sherbrooke veut la survie de La Tribune

« La Ville a toujours été un partenaire important de La Tribune. Je me permets de le rappeler. Personne autour de la table n’est pas en appui avec le journal », a lancé lundi soir la présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron.

Elle répondait au président du syndicat des employés de La Tribune, Alain Goupil, qui demande un engagement concret de la Ville pour assurer la relance du quotidien. Dans la période de questions des citoyens, Félix Boudreault, porte-parole du Carrefour de solidarité internationale, est aussi intervenu pour établir l’importance d’un quotidien local pour un organisme comme le sien.

affaires

Oneka et la mer comme source de vie

Oneka technologies a fait du chemin depuis sa fondation en 2015. Mettant à profit l'océan en tant que précieuse ressource, l'entreprise termine la mise au point d'une bouée de dessalement qui permettra bientôt aux communautés insulaires d'accéder à de l'eau potable de manière écoresponsable et abordable.

D'ici à la fin de l'année, l'invention de l'entreprise sherbrookoise fondée par Renaud Lafortune et Dragan Tutic pourra commencer à remplacer les systèmes de dessalement actuellement utilisés sur le globe et qui sont « très énergivores et très coûteux en plus d'utiliser des énergies fossiles comme le diesel », comme le souligne M. Lafortune, qui agit à titre de directeur technologique et qui confirme qu'on peut s'attendre à d'importantes annonces de l'entreprise dans les prochains mois.

Fonctionnant uniquement avec l'énergie des vagues à l'aide d'un principe de bouées et de pompes, une unité d'Oneka peut produire 10 000 litres d'eau potable par jour. Il n'y a qu'à la poser sur l'eau et à la brancher sur un tuyau d'acheminement pour récolter l'eau qu'elle a pressurisée puis purifiée par osmose inverse. « Il ne reste qu'à y ajouter quelques minéraux, question de goût. C'est très simple à faire », précise M. Lafortune.

Leur plus récente unité précommerciale, qui représente la cinquième version de cette bouée, a été mise à l'eau à leur centre de tests en Floride il y a environ deux mois. « La saison des ouragans qui arrive sera un bon test », indique Jean-Luc Michaud, l'ingénieur responsable des tests.

En assurant la présence d'au moins trois employés en Floride, Oneka a pu étudier avec attention les forces et faiblesses de chacune des versions, mais aussi s'assurer qu'elle ne menace pas la santé des écosystèmes.

« Il y aura plus d'études à faire, mais pour l'instant, c'est plutôt l'inverse qu'on a observé. Ce n'est pas rare de voir autour de nos bouées des tortues, des requins, des barracudas, et des centaines de centaines de poissons qui ne s'y trouveraient pas habituellement. Actuellement, en Floride, il y a un programme de création de récifs artificiels afin d'encourager la vie marine à s'y installer et à se régénérer. On pense que ça pourrait créer le même effet. »

Si le dessalement d'eau implique le rejet de saumure, soit d'un concentré d'eau salé, la méthode Oneka permet de la rendre à la mer de manière beaucoup mieux répartie qu'une centrale traditionnelle. « Ça ne fait presque aucune différence dans la salinité. On est confiants que c'est un produit qui est bon pour l'environnement. Ça fait partie de nos valeurs. On a fait affaire avec le Groupe Agéco pour calculer la différence de l'empreinte carbone en comparaison avec une centrale traditionnelle, et une bouée enlève l'équivalent de cinq voitures nord-américaines chaque année. Pour un projet, on parle environ d'entre 10 et 100 unités. On a aussi ajusté notre procédé pour qu'il n'implique aucun produit chimique. »

Toutes les bouées d'Oneka sont assemblées à Sherbrooke. Même si la ville n'offre pas d'accès à la mer et que plusieurs doivent alterner entre l'Estrie et la Floride, M. Lafortune maintient que l'entreprise, qui compte aujourd'hui sur une dizaine d'employés, demeurera dans la région. « C'est ici qu'on vit, on aime la région. Il y a beaucoup de partenaires et fournisseurs dans la région qui sont très bons et qui font souvent des pieds et des mains pour nous. »

L'an prochain, la compagnie doublera « facilement » son personnel, indique-t-il.

« On est très avancés au niveau des négociations avec un premier client. Il y a aussi beaucoup de gens qui sont intéressés à collaborer avec nous, surtout dans les Caraïbes. Il y a plusieurs îles là-bas qui vivent déjà du dessalement et qui paient énormément cher pour leur eau. C'est aussi souvent des hôtels privés. Les gens veulent de plus en plus avoir des vacances propres et veulent que la gestion de leur hôtel émette moins de gaz à effet de serre », partage le cofondateur.

Affaires

Une usine de bottes de travail ultramoderne pour Royer

La compagnie L.P. Royer a créé une trentaine d’emplois à sa nouvelle usine de Sherbrooke.

Le projet, qui s’élève à plus de 10 millions de dollars, permettra à ce fabricant de bottes de travail d’entreprendre le virage vers l’industrie 4.0 et de quintupler sa capacité de production.

Grâce à ce projet d’investissement, L.P. Royer pourra aussi rapatrier à Sherbrooke une portion des activités de production qui sont actuellement en sous-traitance en Asie et créer 32 emplois sur une période de trois ans dans la région.  

On a procédé à son inauguration lundi avant-midi sur la rue Robert-Boyd. L’usine et son porte-parole Georges St-Pierre sont visibles de l’autoroute 10 depuis plusieurs semaines.

« C’est comme un rêve de petit gars que je vis aujourd’hui », a lancé Simon La Rochelle, président et directeur général de l’entreprise.

« Nous prenons tout un virage à la fine pointe de la technologie. C’est la preuve que si on fait les bonnes choses, on peut décider de le faire entre nous. »

L’usine Royer de Lac-Drolet, celle qui a vu naître la compagnie en 1934, poursuit ses activités. On lui consacrera la production de bottes plus spécialisées.

Celle de Sherbrooke retiendra la production de masse. On y a installé un robot capable d’assembler 620 chaussures de travail à l’heure. 

L.P. Royer est en mesure d’attirer de la main-d’œuvre, assure M. La Rochelle. Toutefois, on est toujours à la recherche de candidats pour pourvoir des postes plus spécialisés.

Affaires

Joute autour du pétrole entre Trudeau et Scheer

Le premier ministre Justin Trudeau et Andrew Scheer se sont affrontés à distance lundi sur la question de l’énergie, sur fond de crise du pétrole en Arabie saoudite.

«Nous sommes évidemment très préoccupés par les événements qui se produisent au Moyen-Orient, c’est pourquoi nous surveillons attentivement ce qui va arriver au prix du carburant au Canada», a déclaré M. Trudeau lors d’une conférence de presse, interrogé sur la flambée des cours du pétrole suite à l’attaque visant des pôles majeurs de production en Arabie saoudite.

Techno

Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

Affaires

Café Hubert Saint-Jean fait peau neuve

Le plus vieux torréfacteur de l’Estrie, Café Hubert Saint-Jean, s’est refait une jeunesse. Les nouveaux propriétaires ont investi 300 000 $, depuis l’acquisition en mai 2018, pour embellir l’image de l’entreprise et mieux desservir ses clients. Le résultat les a séduits si on se fie au chiffre d’affaires qui a doublé depuis la transaction.

« L’entreprise avait besoin d’amour lorsqu’on l’a achetée et c’est ce qu’on lui a donné», explique le gestionnaire Marc-Antoine Crépeau qui est copropritaire de Café Hubert Saint-Jean avec Remi Tremblay, un actionnaire passif.

Actualités

Projet de 250 maisons à Omerville

PRIMEUR /Des centaines de nouvelles maisons pourront être construites à Omerville une fois que la Ville de Magog aura accru sa capacité de traitement des eaux usées pour ce secteur. À elle seule, l’entreprise Gestion Poirier souhaiterait réaliser un projet immobilier de plus de 250 unités d’habitation.

Dirigée par l’homme d’affaires Raynald Poirier, Gestion Poirier est propriétaire d’un terrain de près de 30 hectares dans le secteur Omerville, à proximité des rues Lizotte et Saint-Jacques.

Depuis plus de 20 ans, M. Poirier rêve de concrétiser le projet de développement immobilier qu’il a imaginé. La faible capacité de traitement de l’usine des eaux usées d’Omerville a jusqu’ici empêché la Ville de Magog de lui donner le feu vert. Tout prolongement du réseau d’égout est d’ailleurs interdit à l’heure actuelle dans le secteur concerné.

« J’ai très hâte que ça bouge dans notre dossier. Ça fait des années que j’attends après ça. Moi, j’aimerais que la ville avance et je crois que mon projet permettrait ça parce qu’il s’adresserait en partie aux familles avec des enfants en bas âges. Et qui sont ceux qui amènent de l’énergie dans un milieu habituellement, ce sont les jeunes », soutient l’homme d’affaires.

Raynald Poirier révèle discuter avec la Ville de Magog depuis plusieurs mois déjà. Il affirme qu’il sent de l’intérêt pour son projet. Mais il sait également qu’aucune approbation ne pourra être donnée tant que le dossier de la gestion des eaux usées à Omerville n’aura pas été réglé.

Rappelons que la Ville prévoit installer une conduite pour diriger les eaux usées d’Omerville vers son usine de traitement principale, située en bordure de la rue de Hatley. Le projet élaboré coûterait entre 20 et 30 millions $.

« C’est vrai que ce projet de la Ville n’est pas encore officiel, mais ça fait des années qu’il y a des problèmes avec l’usine d’épuration d’Omerville. Je m’attends donc à ce que ce dossier finisse par déboucher dans un avenir pas si éloigné parce que l’environnement prend beaucoup de place aujourd’hui », confie l’homme d’affaires.

Tailles variées

Si son projet se concrétise, Gestion Poirier aimerait rendre disponibles 130 terrains d’une superficie de 510 mètres carrés et moins. Et plus de 60 autres qui s’étendraient sur plus de 600 mètres carrés.

Des maisons relativement petites et des plus grandes ainsi que des constructions multifamiliales seraient érigées dans le cadre de ce projet, dont la réalisation pourrait s’amorcer rapidement après un feu vert de la municipalité.

« On voudrait avoir des maisons plus petites et abordables pour des familles avec de très jeunes enfants ou des aînés à la recherche d’une résidence moins grande. En ce moment, ce ne serait pas permis de faire des terrains aussi petits qu’on le souhaiterait, mais on pense que ce serait une bonne idée d’en proposer pour une partie de la population. À Sherbrooke, ça existe à certains endroits », fait valoir M. Poirier.

L’entrepreneur laisse entendre que le nombre de terrains disponibles pour la construction de maisons abordables, sur tout le territoire de la ville de Magog, n’est pas énorme. La situation qui prévaut à ce chapitre rend, à son avis, son projet encore plus intéressant.

Affaires

Alvéole veut dynamiser les rues commerciales

Alvéole, c’est le nom d’un nouveau programme de soutien au financement participatif. Commerce Sherbrooke annonce son déploiement, en partenariat avec La Ruche Estrie.

Le programme vise à favoriser l’émergence de projets qui contribueront à dynamiser certains secteurs et certaines artères commerciales à Sherbrooke.

Alvéole s’adresse aux promoteurs de projets qui auront un impact direct sur la vitalité et/ou sur l’offre commerciale de l’un des cinq secteurs de la ville de Sherbrooke faisant l’objet de démarches de dynamisation : le centre-ville, la rue King Est, le chemin de Saint-Élie, la rue Queen à Lennoxville et le noyau urbain de Brompton, énumère-t-on dans un communiqué de presse.

Les participants bénéficieront d’un accompagnement de La Ruche Estrie pour réaliser une campagne de financement participatif. Ces projets peuvent prendre diverses formes, telles que l’ouverture d’un nouveau commerce, l’organisation d’un événement pour la communauté, la réalisation d’un projet d’embellissement public.

« La plateforme de La Ruche Estrie est un formidable outil qui permet aux entrepreneurs d’ici de concrétiser des projets qui répondent réellement aux besoins d’une communauté », mentionne Charles-Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke. 

« En y additionnant nos ressources, nous souhaitons voir ces projets s’enraciner durablement au sein de milieux qui ont été identifiés comme étant des zones de développement prioritaires, de façon à les faire connaître et rayonner davantage. »

« Parfaitement aligné »

Les projets éligibles se verront remettre un soutien financier pour payer une partie des coûts liés à la production de la vidéo explicative de leur projet – une étape cruciale pour toute démarche de financement participatif. En échange, les bénéficiaires doivent s’engager à faire la promotion du secteur de dynamisation concerné dans leur vidéo.

Si la campagne de financement s’avère être un succès, une aide financière additionnelle pouvant aller jusqu’à 2500 $ sera versée afin de récompenser les efforts déployés par les promoteurs et maximiser les chances de succès de leur projet. Basé sur le concept du « premier arrivé, premier servi », le programme dispose d’une enveloppe totale de 10 000 $.

« Ce nouveau partenariat est parfaitement aligné avec la mission de la Ruche, qui est de favoriser l’émergence de projets stimulant le rayonnement et la vitalité d’une région », mentionne Steven Radenne, directeur de La Ruche Estrie. 

« Dans ce cas-ci, on peut parler de vitalité à l’échelle d’un quartier ou d’une rue commerciale », complète-t-il.

Tous les détails concernant le programme sont disponibles au commercesherbrooke.com/alveole.

Affaires

Un bâtiment entièrement dédié aux technologies de l’information

Un bâtiment entièrement dédié aux technologies de l’information (TI) a été inauguré, jeudi, au 2085 rue Roy à Sherbrooke. En fait, il s’agissait d’une triple inauguration soit celles des nouveaux locaux des entreprises Axial et CDE Solutions Informatiques et celle du nouvel Espace TI de Sherbrooke Innopole.

Axial et CDE Solutions Informatiques offrent des services technologiques complémentaires et développaient de plus en plus de projets en collaboration. Les directions des deux entreprises ont donc décidé de faire l’acquisition, en mai, de la bâtisse de la rue Roy et de réunir leur équipe sous le même toit.

« À la suite de l’acquisition, nous avons rénové la bâtisse en entier, un projet qui a nécessité environ un demi-million en investissements. Les rénovations se sont terminées en juillet », explique Daniel Giroux, président chez Axial, une agence web sherbrookoise créée il y a 17 ans qui compte aujourd’hui une vingtaine d’employés.

« Notre environnement se démarque par la cohabitation de professionnels en technologies, ce qui favorise des échanges constructifs et stimulants. Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, nous démontrons par nos investissements majeurs que CDE Solutions Informatiques est un employeur de choix », renchérit Daniel Lacombe, président de CDE Solutions Informatiques qui compte une trentaine d’employés.

Le regroupement à la même adresse de l’entreprise Axial, anciennement située à Rock Forest, et de CDE Solutions Informatiques, anciennement située au centre-ville, était tout naturel. « On a des valeurs communes et une grande capacité à créer de la synergie », note M. Giroux.

Création de l’espace TI

L’édifice dédié aux TI compte 12 000 pieds carrés, dont 2200 ont été loués pour trois ans à Sherbrooke Innopole. « Ces locaux hébergeront le nouvel Espace TI qui comprend une vingtaine de postes de travail pouvant être loués et quatre bureaux fermés pouvant accueillir entre deux et cinq employés. Sans même avoir fait la promotion du nouveau concept, deux des bureaux fermés sont déjà loués », commente Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole.

Espace TI comprend aussi une salle de conférence, un mini gymnase, un coin-cuisine, une salle de serveurs sécurisés ainsi qu’une génératrice électrique grande puissance.

« Sherbrooke Innopole est fière d’inaugurer aujourd’hui Espace TI, un espace de coworking exclusif aux entreprises œuvrant en TI, un secteur en pleine ébullition. Sa création répond à un besoin émergeant du milieu que nous nous sommes efforcés de combler, comme nous l’avons fait auparavant avec l’incubateur-accélérateur Espace Inc et le multilocatif scientifique Espace LABz », ajoute Mme Fortin.

« Avec la création d’Espace TI, on souhaite offrir aux entrepreneurs et aux professionnels du secteur bien plus qu’une aire de travail décontractée et sur mesure : c’est à un réel espace d’échanges, de collaboration, voire d’innovation auquel nous aspirons. Le projet inclut également une dimension work & play intéressante, et de plus en plus recherchée, grâce à sa proximité avec le parc Lucien-Blanchard, une piste cyclable et le lac des Nations », précise Marc-Henri Faure, directeur – Services aux entreprises de la filière-clé Technologies de l’information chez Sherbrooke Innopole, ajoutant qu’il est déjà envisagé de reproduire, à moyen terme, le modèle d’Espace TI au centre-ville de Sherbrooke.

Les instigateurs du projet croient aussi que ce nouveau milieu de travail est une opportunité de créer des projets multidisciplinaires avec les autres colocataires actuels et futurs.

Affaires

Sherbrooke veut être le 3e pôle en développement économique

Sherbrooke a dévoilé sa vision de développement économique pour les années 2019-2025. Elle repose sur six orientations qui pourraient permettre de faire de Sherbrooke le troisième pôle de développement économique du Québec.

« C’est une richesse d’être une ville du savoir et il a été établi qu’il serait important que Sherbrooke continue son approche de développement par filières clés. Nous pourrons aussi miser sur l’exceptionnelle qualité de vie, un critère recherché auprès des travailleurs. Nous pourrions aussi travailler pour l’augmentation des salaires. C’est particulier de le nommer, mais c’est un enjeu important qui vient de notre héritage industriel et préindustriel. Il est possible d’agir sur cet axe », lance Marie-France Delage, directrice générale adjointe à la Ville de Sherbrooke.

Actualités

La communauté d'affaires se mobilise en appui à La Voix de l'Est

La communauté d’affaires de Granby se mobilise en appui à La Voix de l’Est. Une poignée d’entrepreneurs et de gens d’affaires lance un appel à tous afin que les témoignages de soutien se fassent nombreux et sentis.

Associé retraité de Deloitte et actuel conseiller stratégique au sein de l’entreprise Artopex à Granby, Mario Gariépy est à l’origine de cette chaîne d’appuis.

Affaires

Kia Sherbrooke mise sur le nez

Kia Sherbrooke innove en misant sur le marketing olfactif. Ainsi, les clients et travailleurs qui franchiront les portes du concessionnaire pourront sentir une odeur créée exclusivement pour Kia Sherbrooke.

Au Canada, seulement 2 à 3 pour cent des entreprises font appel à l’aromachologie. Selon le Journal of Marketing, des sujets qui font l’expérience d’un parfum d’ambiance agréable dans une grande surface verront leur appréciation du design augmenter de plus de 20 pour cent et auront l’impression que les lieux sont nettement plus colorés. 

De plus, une immersion olfactive en milieu commercial peut augmenter de 38 pour cent les achats impulsifs et de 78 pour cent l’intention de revenir sur les lieux.