Lundi était de passage à l’OTL Gouverneur la FTQ et L’IRÉQ pour échanger avec les travailleurs et travailleuses sherbrookois sur les changements climatiques. La conférence visait à donner un portrait socio-économique de la région et proposait des solutions adaptées à celle-ci.

Environnement : changer ses habitudes en Estrie

Plusieurs Sherbrookois étaient présents lundi à l’OTL Gouverneur pour en apprendre davantage sur l’économie et la transition énergétique. Depuis quelque temps, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), font la tournée des régions pour échanger sur les changements environnementaux.

Les changements climatiques affectent non seulement la planète, mais ils menacent également les emplois et l’économie. La production, la consommation et la distribution des biens reposent sur le pétrole. Selon Robert Laplante, directeur général de l’IRÉC, c’est ce qu’on appelle la base énergétique, qui nuit aux conditions de la vie sur terre. En d’autres mots, c’est cette base qui crée les changements climatiques majeurs.

Il précise aussi que le défi d’une société, c’est de continuer à produire. Toutefois, il faut continuer à vivre, mais surtout, à bien vivre. « En utilisant non pas une ressource toxique comme l’énergie fossile, mais des énergies renouvelables. Par des énergies du soleil, du vent, du sol », ajoute-t-il.

C’est pourquoi cette tournée vient sensibiliser les travailleurs de l’Estrie sur les conditions climatiques et leur donner des pistes de solutions.

Les ressources de l’Estrie

Pour cette tournée, la FTQ et l’IRÉQ ont présenté à chaque région son portrait socio-économique ainsi que les changements possibles selon la région. Tout ce qu’il reste à faire, c’est d’adopter les changements.

« La région possède un certain nombre d’industries innovantes qui peuvent être des exemples. Également, la région possède des ressources qui peuvent permettre d’envisager à très court terme de faire des gains significatifs. Avec la disponibilité de la biomasse, l’Estrie est une région forestière qui pourrait faire de grande contribution. Il faut espérer produire suffisamment de biomasse pour remplacer une grande part de la consommation de pétrole dans les usines, et aussi dans le transport. À partir des résidus forestiers, on peut produire des biocarburants qui peuvent servir à faire avancer nos véhicules », avance M. Laplante.

Pour les sceptiques, Robert Laplante a également donné des exemples de changements climatiques qui affectent de façon directe les travailleurs. Il a mentionné entre autres que de travailler dans une usine non climatisée ou mal ventilée lors d’une période de canicule pouvait être éprouvant.

« Nous pouvons apporter un changement de bien des façons. Notamment, en utilisant plus d’hydroélectricité, en utilisant la biomasse, tout ce qui est produit par la forêt, de l’énergie combustible, du vent pour produire de l’électricité, etc. De cette manière, nous allons réduire notre consommation de pétrole et ainsi réduire notre contribution aux changements climatiques. »