Lucie Blanchet, première vice-présidente à la direction, Particuliers et Marketing, à la Banque Nationale, a fait l’annonce du don de 2,4 M$ de l’institution financière à l’Université de Sherbrooke.

Entreprises technologiques : la Banque nationale donne 2,4 M$ à l'UdeS

SHERBROOKE —  La Banque Nationale a annoncé jeudi une contribution de 2,4 M$ à l’Université de Sherbrooke qui servira au développement de son Accélérateur de création d’entreprises technologiques (ACET), qui fait face à une forte demande d’encadrement de la part des jeunes entreprises (startups) issues de son écosystème.  

Lors d’une conférence tenue au Centre culturel de l’UdeS, la BN a annoncé que sa contribution s’effectuera sous forme de don dans le cadre de la campagne de financement de l’Université de Sherbrooke. En retour, l’UdeS s’est engagée à mettre cette somme à la disposition de l’ACET afin que ce dernier poursuive sa mission auprès des entreprises technologiques issues de l’UdeS.

L’annonce de cette contribution qualifiée de « majeure » par l’Université et l’ACET a été annoncée par Lucie Blanchet, première vice-présidente à la direction, Particuliers et Marketing, à la Banque Nationale. Cette dernière a souligné que ce don s’inscrivait directement dans la philosophie de l’institution à l’égard des entrepreneurs québécois.

« Ce partenariat avec l’ACET nous permet d’être encore plus présent auprès des entrepreneurs dans le démarrage et aussi la croissance de milliers d’entreprises, a déclaré Mme Blanchet. Cela nous permet d’appuyer concrètement les entrepreneurs, qu’ils soient expérimentés ou en devenir. Nous avons très hâte d’accompagner les startups de l’ACET dans toutes les étapes de création d’entreprises, de l’idée initiale au lancement jusque dans leur phase de croissance », a ajouté Mme Blanchet.

À point nommé

L’ACET a été créé pour participer au démarrage et au développement d’entreprises technologiques créées pour la plupart dans la foulée des travaux de recherches menés par des étudiants et des professeurs de l’UdeS. Depuis sa fondation, en 2011, l’ACET a accompagné 80 projets de démarrage, lesquels ont entraîné des investissements de l’ordre de 50 M$ et créé quelque 260 emplois.

Le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, de même que le président directeur général de l’SACD, Ghyslain Goulet, ont évoqué le fait que le don de la Banque Nationale arrive à point nommé dans l’évolution de l’ACET.

« Malgré les progrès énormes que nous avons faits depuis notre fondation, il nous reste encore beaucoup à faire », a indiqué M. Goulet. « Au-delà du don de 2,4 millions de dollars, la Banque Nationale permet aussi à nos startups d’avoir accès à son réseau d’affaires à l’échelle nationale et internationale », a ajouté M. Goulet.  

De son côté, le recteur Cossette a rappelé que la création de l’ACET avait permis à de nombreux projets de recherche effectués à l’Université de Sherbrooke de se matérialiser sous forme de transferts technologiques. Il a invité la communauté universitaire à se prévaloir de la présence de l’ACET.

« On veut que ces transferts technologiques touchent les huit facultés », a-t-il rappelé.      

« On pense qu’en investissant dans la jeunesse et dans l’esprit d’entrepreneuriat, c’est toute la société québécoise qui en bénéficie », a finalement ajouté Lucie Blanchet, de la Banque Nationale.      

Deux jeunes pousses de l’UdeS se distinguent

Pour la troisième fois, une entreprise de l’ACET a raflé dernièrement le premier prix du concours Pierre-Péladeau destiné à soutenir la relève entrepreneuriale au Québec.

L’entreprise C-SAR, dont font Jean-François Dufault et Dino Mehanovic, s’est vu remettre le 1er prix d’une valeur de 100 000 $ pour le démarrage de leur entreprise.

Les deux étudiants au doctorat travaillent actuellement au développement d’un réacteur solaire capable de produire de l’hydrogène plus propre et moins cher et qui pourrait servir aux producteurs d’engrais et aux raffineries.

« Présentement, ce qui est utilisé en industrie pour purifier l’hydrogène, ce sont des réacteurs qui brûlent du gaz naturel pour chauffer suffisamment le réacteur », indique Dino Mehanovic.

« Nous ce qu’on veut, c’est de remplacer cette combustion par l’énergie solaire, ajoute Jean-François Dufault. En faisant ça, on vient limiter de 30 à 40 pour cent les émissions de CO2 émises pour la production de cet hydrogène. »

Les deux étudiants de l’UdeS estiment que l’écosystème de l’ACET leur permet maintenant se se concentrer sur le potentiel commercial de leur technologie.

Outre C-SAR, une autre jeune entreprise évoluant dans l’écosystème de l’UdeS a raflé l’un des quatre prix Pierre-Péladeau.

Il s’agit de Glacies Technologies, dont fait partie Mathieu Kirouac, étudiant au doctorat en génie.

L’entreprise, qui a vu le jour dans l’incubateur Créatek, de l’UdeS, est à développer des solutions de stockage de glace destinées aux grands consommateurs de réfrigération.

À terme, cette technologie pourrait servir à réduire les coûts de production de froid, notamment pour les salles de serveurs informatiques ou encore les stations de ski.

Grâce à cette technologie, les centres de ski pourraient en venir à conserver la neige de l’année précédente afin de pouvoir amorcer la saison suivante à date fixe.

Le 4e prix de ce concours est accompagné d’une bourse de 15 000 $. Alain Goupil