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Antoine Cloutier et Jacob Lemieux espèrent que leurs démarches entrepreneuriales inspireront d’autres à aller au bout de leurs idées.
Antoine Cloutier et Jacob Lemieux espèrent que leurs démarches entrepreneuriales inspireront d’autres à aller au bout de leurs idées.

Deux étudiants créent leur entreprise... et leur emploi d’été 

Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune
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Devant l’incertitude de se trouver un emploi étudiant durant la première vague de la pandémie, les Sherbrookois Antoine Cloutier et Jacob Lemieux ont pris les grands moyens : ils ont fondé leur propre entreprise. Près d’un an plus tard, Asphalte Évolution LC a le vent dans les voiles.

C’est en mai 2020 qu’Antoine Cloutier décide de se lancer en affaire. Il amène immédiatement son ami Jacob Lemieux dans l’aventure. Les deux jeunes hommes, qui étudient ensemble au collégial au Séminaire de Sherbrooke, décident d’offrir leurs services pour l’application de scellant d’asphalte dans les entrées de cour.

« Je faisais ça avec mon père quand j’étais plus jeune, explique Antoine Cloutier, 19 ans. Et l’année passée, on ne savait pas trop de quoi allaient avoir l’air les jobs étudiantes avec la COVID. Je me suis dit que j’allais me créer une job. »

Antoine et Jacob ont donc fait l’achat d’une remorque, ils ont distribué des dépliants et ont créé une page Facebook. En tout, ils ont eu une quarantaine de clients le premier été.

« Au début, c’était beaucoup des connaissances, mais après ç’a commencé à se parler, souligne Antoine. Cette année, on investit un peu et on va peut-être faire autre chose comme le vernis à béton ou à pavé uni. »

À l’aube de leur deuxième été de travail, les affaires vont très bien et les deux entrepreneurs vont même devoir engager pour arriver à répondre à la demande.

« On se voit doubler ou même tripler nos contrats, lance Antoine. On aimerait ça faire une centaine de cours. »

Les deux amis sont capables d’aller se chercher un bon salaire avec leur entreprise.

« En fin de compte, c’est payant quand même, mentionne Jacob, 17 ans. C’est plus que le salaire minimum. »

Foncez!

Ce n’est pas nécessairement évident de démarrer une entreprise en temps normal, imaginez en pleine Covid alors qu’on est encore aux études.

« Il faut être organisé et éviter de repousser les choses, admet Antoine Cloutier. Il y a des soirées où on fait un post Facebook et on travaille sur le site. On se dit l’heure qu’on commence, mais pas celle où on finit. L’hiver, on passe une quinzaine d’heures par semaine facilement et l’été on ne compte pas. »

Antoine et Jacob ne voient toutefois pas cette entreprise comme un plan de carrière. Jacob étudie en commercialisation de la mode et Antoine entrera à l’Université de Sherbrooke en administration des affaires à l’automne.

« J’aurais aimé ça garder cette entreprise, mais que ce soit des étudiants qui y travaillent, explique Antoine. Moi, ça serait plus de l’administrer. Et si l’entreprise va bien, je ne verrais pas pourquoi on s’en débarrasserait. »

Antoine Cloutier et Jacob Lemieux espèrent que leurs démarches inspireront d’autres à aller au bout de leurs idées.

« Les gens pensent souvent que les adolescents de notre génération sont plantés sur leur cellulaire ou dans leur sous-sol en train de jouer à des jeux vidéo, résume-t-il. J’ai le goût d’encourager les jeunes à pousser leur idée. Une idée sans la développer, c’est juste une idée. Allez-y, les gens vont vous appuyer! »