Les légumes en vrac du IGA Lambert, à Bromont, ont déjà conquis les consommateurs désirant changer leur façon de consommer.

Des légumes disponibles en vrac au IGA Lambert à Bromont

Le sujet du vrac est sur les lèvres de plus en plus de consommateurs. Comment acheter sans encourager le suremballage ? Déjà précurseur dans ses façons de réduire son empreinte environnementale, le IGA Lambert de Bromont accueille depuis quelques jours ses premiers bacs de légumes en vrac.

Le Marché Lambert en a fait l’annonce le 14 novembre dernier, suscitant de nombreuses réactions. « C’est extrêmement positif, remarque Philippe St-Jean, directeur du supermarché. Ça a créé une réaction vraiment le fun. Les gens ont le goût de ça. »

Il y a déjà près d’un an que les clients du marché doivent avoir avec eux leurs propres sacs réutilisables pour emballer le contenu de leur épicerie. L’ajustement se situe surtout à ce niveau, remarque M. St-Jean, d’autant plus que même la Ville de Bromont interdit maintenant les sacs de plastique à usage unique.

La demande pour des légumes en vrac avait été faite par plusieurs clients depuis un an ou deux, selon le directeur. « Dans la dernière année, ça s’est intensifié. [...] Sobeys nous a présenté ce concept-là et on a été dans les premiers à lever la main pour l’essayer. On a déjà un peu de vrac, mais le concept des bacs, c’est IGA Sobeys qui nous propose ça. »

Dans la région, le IGA Lambert est le seul à s’être inscrit au programme des légumes en vrac pour le moment, mais la rénovation ou le déménagement de certains commerces permettront de faire de la place à cette nouvelle offre.

Projet pilote

« C’est un projet test, ajoute M. St-Jean. Le concept est là pour rester, mais on veut voir comment les légumes réagissent, lesquels on peut mettre, lesquels on ne peut pas mettre. On ne peut pas tout vendre en vrac, mais le but est d’agrandir l’offre à l’avenir. »

Pour répondre à une question posée par certains internautes, les légumes n’arrivent pas emballés. Ils arrivent en gros, dans des boîtes. « On ne les déballe pas pour les mettre en vrac », assure-t-il.

Pour l’instant, douze bacs fermés permettent d’avoir des carottes, des courgettes, des pois mange-tout, des fèves, des navets et des choux de Bruxelles. Avec des pinces, les clients déposent la quantité de légumes qu’ils désirent dans leurs sacs en tissu réutilisables. Des sacs de papier sont mis temporairement à la disposition des clients.

Un des avantages est de choisir la quantité désirée et ainsi éviter le gaspillage alimentaire, comme le soulignent Carole et Marc, qui ont découvert cette nouvelle section réfrigérée samedi. « C’est bien, mais c’est difficile de se mettre au “sans sac”. Il faut tout le temps y penser et ne pas les oublier à la maison. La société change et on doit s’adapter. Alors on le fait pour nos petits enfants. »

« Notre but, à moyen terme, c’est que les gens aient dans leurs habitudes d’apporter, avec leurs sacs réutilisables, leurs sacs en tissu pour faire leur magasinage », souligne Philippe St-Jean.

Carole et Marc étaient ravis de cet ajout, tout comme Diane. « C’est une belle découverte. C’est super ! Je trouve juste que la section n’est pas assez grosse ! »

Éducation

Il y a un travail d’éducation à faire et l’épicier veut donner l’exemple par ses gestes. « Il y a encore du suremballage en magasin, on ne s’en cache pas, mais ce concept-là est un pas de plus dans la bonne direction. On a des initiatives où on permet aux clients d’arriver avec leur plat réutilisable. On veut être un influenceur dans le comportement des gens, on veut les aider à changer leurs habitudes. On veut être un bon citoyen corporatif. On sait qu’on n’est pas parfait, mais il faut commencer quelque part et je pense qu’on est en avance. »

Les huit supermarchés appartenant à la famille Lambert sont tous inscrits au programme des légumes en vrac.

Par ailleurs, le Marché Lambert de Bromont souscrit à Action réduction, une certification du Jour de la Terre. L’épicerie est certifiée platine. De plus, depuis quelques années déjà, les matières organiques non vendues sont compostées. Sobeys en fait la collecte.

« Et on vient de s’inscrire à un projet test de ramassage de polystyrène. On est un des chanceux à recevoir le concept. » Le polystyrène récupéré des produits invendus sera lavé et stocké. Sobeys en fera la collecte également.