Emmanuelle Carthy et Qambar Ali Qadam ont témoigné mardi du coup de pouce important qu’ils ont obtenu d’Actions interculturelles pour se trouver du travail. Ils apparaissent sur la photo avec le ministre du Patrimoine Pablo Rodriguez et Mylène Méthé, responsable des ressources humaines chez Cordé électrique.

Des investissements de 5,9 M $ pour l’employabilité des jeunes

L’organisme sherbrookois Actions interculturelles a reçu mardi un engagement ferme du gouvernement fédéral pour poursuivre ses projets visant l’intégration en emploi des 16-30 ans, issus ou non des communautés culturelles.

Depuis trois ans et pour une année encore, ces programmes totalisant des investissements de près de 5,9 M$ du fédéral ont permis d’aider 473 jeunes à acquérir des compétences favorisant leur employabilité et à trouver un premier emploi, au Québec et en Ontario où Actions interculturelles a également des bureaux.

Le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme Pablo Rodriguez et la ministre du Développement international et de la Francophonie Marie-Claude Bibeau s’étaient déplacés dans les locaux de l’organisme, mardi matin à Sherbrooke, pour saluer ces résultats et confirmer le versement du financement.

« Dans le cadre de ces projets, nous atteignons après six mois d’expérience pratique un taux de rétention des employés de 80 à 90 %, a relaté le directeur général d’Actions interculturelles Mohamed Soulami. Ce sont des résultats largement supérieurs aux objectifs fixés. Le succès des projets se confirme autant au Québec qu’en Ontario. Ces programmes répondent parfaitement aux besoins des jeunes d’acquérir une première expérience de travail et de s’intégrer sur les plans social et professionnel. »

Arrivé de sa Russie natale à Sherbrooke en mai dernier, Qambar Ali Qadam a témoigné que l’emploi à temps partiel qu’il a pu trouver chez Cordé électrique grâce au programme Connexion compétences et malgré son français encore laborieux, lui permet également de poursuivre ses cours de francisation et de mettre en pratique ce qu’il apprend.

Jeune diplômée en travail social à l’Université de Sherbrooke, Emmanuelle Carthy a relaté pour sa part ses difficultés à décrocher un premier emploi à cause de son manque d’expérience et comment, par le biais du programme Objectif carrière, elle a pu s’intégrer chez TDAH Estrie.  

« Un des objectifs de ce financement, c’est justement de briser le cercle vicieux du ‘‘t’as pas d’expérience, t’as pas de job; t’as pas de job, t’a pas d’expérience’’ », a illustré le ministre Rodriguez en faisant valoir qu’Actions interculturelles obtient également une bonne rétention dans la région des jeunes issus des communautés culturelles.

« Quand on signe avec des entreprises, a conclu M. Soulami, on ne signe pas juste avec elles. On signe des ententes tripartites avec les entreprises et les participants pour faire en sorte que dès les premiers jours on ne travaille pas juste pour l’expérience de six mois, mais pour la rétention. C’est notre secret qui fait en sorte qu’on dépasse nos objectifs. (...)Il nous fait plaisir de faire ce partenariat avec Emploi et Développement de la main-d’œuvre et du Travail Canada et d’amener ces programmes à réaliser leur mission qui est aussi notre mission de favoriser l’intégration des personnes immigrantes. »