La 3e édition du rassemblement annuel de l’écosystème entrepreneurial Katalysis 2018 a réuni, jeudi, près de 350 participants, un nombre record.

Des horizons plus larges des entrepreneurs

La 3e édition du rassemblement annuel de l’écosystème entrepreneurial Katalysis 2018 a réuni, jeudi, près de 350 participants, un nombre record, à la Place de la cité. Entrepreneurs en herbe ou d’expérience, d’ici et d’ailleurs, ont ainsi pu échanger sur leur parcours et leur ambition.

Le fondateur du Startupfest de Montréal, Philippe Telio, était l’un des entrepreneurs aguerris qui étaient invités à partager leur parcours inspirant lors d’un panel de discussion portant sur la réalité d’entrepreneur, ses revers et autres anecdotes.

« Plusieurs ont une vision idéalisée de l’entrepreneuriat et croient que tout est formidable, mais la réalité, c’est que c’est difficile et parfois même déprimant », explique M. Telio qui était accompagné pour ce panel de Sylvain Carle, associé chez Real Ventures, Elizabeth Stephanka, fondatrice de Stephanka Tech, et Nathalie Ashby, fondatrice de Cible. 

Lors des échanges, il a été question des risques d’être submergé par les dettes, de la perte possible d’équilibre avec des semaines de travail de 80 heures, du sentiment d’imposteur et des risques et avantages de se montrer vulnérable en affaires.

Le fondateur du Startupfest de Montréal a aussi parlé de ses débuts. 

« Moi j’ai commencé très naturellement. Je travaillais pour une firme en technologie qui s’est fait acquérir par les Américains. Comme je ne voulais pas aller aux États-Unis, je me suis lancé en affaires et j’ai créé un événement avec l’objectif de rassembler une cinquantaine de personnes et aujourd’hui, on est le plus grand événement de startup au Canada et la dernière édition a attiré 6500 personnes cet été », a raconté celui qui a fait ses études secondaires à Lennoxville, au Bishop’s College School.

Sherbrooke ou Montréal

Est-il plus facile ou difficile de démarrer une entreprise à Sherbrooke ou à Montréal? « On peut en démarrer dans n’importe quel environnement. Ce qui est important est de quitter, de s’ouvrir. Même Montréal est un petit village finalement. Même les entrepreneurs montréalais doivent sortir et aller à New York, Londres, Boston. On ne peut jamais juste rester chez soi », répond M. Telio. 

« Et la beauté de Sherbrooke est la qualité de ma main-d’œuvre avec des universités qui forment des ingénieurs. Aussi, tout est moins cher. Il faut juste pas rester ici. On peut garder notre entreprise à Sherbrooke, mais on doit aussi avoir le désir de voyager à l’extérieur, trouver des clients, trouver des ressources et s’inspirer », ajoute-t-il.

Intelligence artificielle, agroalimentation, brevet et propriété intellectuelle, stratégies et outils numériques sont aussi des sujets qui ont alimenté des discussions au cours de la journée.

La directrice générale d’Espace-Inc, qui organise l’événement, était très satisfaite de cette 3e édition qui a attiré une centaine de participants de plus que l’an dernier. « Je pense que la qualité des conférenciers et des panellistes a contribué à l’attraction de l’événement. Il y a aussi une quarantaine de candidats qui se sont inscrits au concours de pitch », a souligné Chloé Legris, précisant que le concours offrait 30 000 $ en prix.