Les porte-paroles Guillaume Lavoie et Magali Boissonneault du mouvement Derrière la façade dans une première capsule vidéo. 
Les porte-paroles Guillaume Lavoie et Magali Boissonneault du mouvement Derrière la façade dans une première capsule vidéo. 

Derrière la façade: encourager la prise de parole en santé mentale

Sept étudiants en administration de l’Université de Sherbrooke ont lancé le mouvement Derrière la façade pour encourager les entrepreneurs à oser parler de santé mentale dans leur milieu.

Leur initiative a pour but d’aider et même d’outiller les entrepreneurs québécois dans les moments plus difficiles.

Les sept étudiants souhaitent un jour devenir leur propre patron et ils se sentent encore plus concernés par cette question, toujours d’actualité, dans un domaine comme les affaires.

Ils constatent que des tabous associés à la santé mentale existent et ne sont pas tempérés en temps de pandémie. 

« En tant qu’étudiants, nous voulons prendre parole sur cette problématique. On constate qu’il existe beaucoup trop de mythes et de stéréotypes entourant ce milieu », précise le porte-parole du mouvement Derrière la façade, Guillaume Lavoie.

Les entrepreneurs d’aujourd’hui n’ont pas eu le choix de s’adapter rapidement à la situation de crise qu’on traverse. Plusieurs ont été confrontés à des problèmes financiers et des mises à pied. Et ce ne sont que quelques exemples d’enjeux qui peuvent nuire à la santé mentale de plusieurs personnes, selon les étudiants.

Mais à qui vont-ils en parler? C’est la question à laquelle le groupe d’étudiants a tenté de répondre. 

« Au début, nous pensions qu’ils consultaient des psychologues, un peu comme monsieur et madame Tout-le-Monde, lorsque ça ne va pas. Mais non, car d’après nos recherches les entrepreneurs ne veulent pas. Ils préfèrent se tourner vers les mentors au lieu des professionnels de la santé », souligne Magali Boissonneault.

L’étudiante ajoute que la plupart des entrepreneurs ne veulent pas se montrer vulnérables et admettre qu’ils vivent des difficultés. Surtout devant des personnes qui ne comprennent pas leur réalité. C’est pour cette raison qu’ils se tournent plutôt vers des « mentors ».

En fait, les mentors se caractérisent comme des entrepreneurs avec beaucoup d’expérience. Ils offrent bénévolement de leur temps pour guider leurs semblables dans des situations reliées au monde de l’entrepreneuriat.

« Les mentors de Réseau Mentorat accompagnent avant tout l’humain derrière l’entrepreneur. En ce sens, l’initiative Derrière la façade donne de précieux outils pour être encore plus à l’écoute des mentorés entrepreneurs et pour mieux les rediriger vers les ressources adéquates en santé mentale lorsque le besoin s’en fait sentir », précise la directrice principale en contenus et innovation de Réseau Mentorat, Rina Marchand.

Le mot-clic du mouvement à utiliser.

Le groupe d’étudiants collabore avec l’organisme Réseau Mentorat pour son projet de capsules vidéo.

Dans les prochaines semaines, quelques capsules vidéo, accompagnées du mot-clic #DerrièreLaFaçade, seront diffusées sur les plateformes numériques de l’organisme Réseau Mentorat, dont Facebook, LinkedIn et le site web notamment.

Les angles abordés varieront chaque fois. Par exemple, ils traiteront à l’aide de spécialistes de l’autogestion de soi, de la gestion d’un horaire de travail et même de la résilience au point de vue biologique.

Aussi, les commentaires des abonnés permettront d’évaluer les impacts de ce projet, souligne l’équipe dans son communiqué de presse.

« Ces derniers sont souvent perçus comme des superhéros, mais en réalité, ils ne sont que des humains », rappelle Magali Boissonneault à propos de la réalité des entrepreneurs québécois dans la première capsule vidéo du projet.