L'épicerie Délices des Nations, de la rue Belvédère, a fermé ses portes en juin. L'homme d'affaires et scientifique Maher Boulos s'en porte acquéreur et l'ancien propriétaire Mohammed Elmir sera responsable de la gestion quotidienne.

Délices des Nations rouvrira ses portes en septembre

L'épicerie Délices des Nations rouvrira ses portes prochainement. Le commerce de la rue Belvédère a trouvé un nouveau propriétaire pour financer la relance de ses activités. L'homme d'affaires et scientifique Maher Boulos s'est porté acquéreur, début août, du fond de commerce de l'entreprise sherbrookoise qui avait été contrainte de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité à la fin juin.
M. Boulos a confirmé la nouvelle à La Tribune en précisant que l'ancien propriétaire de l'épicerie fine internationale, Mohammed Elmir, sera responsable de la gestion quotidienne. D'autres anciens employés reviendront au travail.
« C'est ma façon de participer au maintien et au développement économique de notre belle région », a souligné M. Boulos.
En rénovation
Des rénovations sont en cours dans les locaux de la rue Belvédère et l'ouverture est prévue pour début septembre. La date exacte sera dévoilée ultérieurement.
Professeur à l'Université de Sherbrooke de 1973 à 2007 et professeur émérite depuis, le Dr Maher Boulos a cofondé l'entreprise Tekna Système Plasma en 1990 et Tekna Matériaux avancés en 2010. Après des études en génie chimique dans son Égypte natale, le Dr Boulos immigrait au Canada en 1966 pour poursuivre ses études en maîtrise et au doctorat. En 2016, il a pris ses distances du monde des affaires pour se consacrer davantage à la peinture et, surtout, à la rédaction de ses connaissances.
Nasser Koronfol
Rappelons que le commerce Délices des Nations fut fondé en 1994. La faillite annoncée en juin concernait deux entités, soit la Fournée des Nations, une entreprise de fabrication d'aliments, et les Délices des Nations, le commerce de détail.
Le montant de la faillite s'élevait respectivement à 201 000 $ pour la première entité et de 700 760 $ pour le second. Les difficultés financières seraient liées à l'ouverture, en 2015, et la subséquente fermeture d'un deuxième commerce Délices des Nations à Granby.
La fermeture du commerce Délices des Nations de Sherbrooke avait plongé en plein cauchemar une famille de Français dont le père était venu au Canada spécifiquement pour y travailler quelques semaines avant l'annonce de la faillite. Effectivement, le permis de travail de Nasser Koronfol était fermé et ne lui permettait pas de travailler ailleurs que dans l'épicerie de la rue Belvédère.
Pour l'instant, il a été impossible de confirmer que M. Koronfol sera embauché dans cette nouvelle entreprise et ce dernier soutient n'avoir reçu aucun appel de la nouvelle direction, selon Radio-Canada.