Louida Payeur

Décès de l’homme d’affaires Louida Payeur

Un homme d’affaires qui s’est fait connaître dans le monde de la machinerie agricole et forestière est décédé récemment. Louida Payeur n’est plus depuis le 8 février dernier. Il était âgé de 89 ans.

M. Payeur avait lancé son entreprise de vente de machineries agricoles en 1952, se souvient sa fille Anne. Il s’était fait connaître, par exemple en faisant la promotion de marques de tracteur peu connues en Amérique du Nord.

« Mon père avant installé une usine d’assemblage de tracteurs de marque Universal à Saint-Élie, rappelle Mme Payeur. C’était en 1976. Les pièces venaient de Roumanie. » 

« C’était la première usine d’assemblage de tracteurs au Canada. Il avait 30 concessions à travers le pays. »

Sont venues par la suite d’autres marques comme la Coréenne Kioti en 1983 et la Japonaise Kubota en 1970. « Mon père a déjà eu jusqu’à 100 employés », ajoute Anne Payeur.

« L’entreprise avait des concessions partout au Québec, comme à Chicoutimi et en Beauce. »

L’entreprise a trébuché au début des années 80. Louida Payeur s’est relevé les manches et a reparti son entreprise Distributions Payeur en 1983 à Ascot Corner, relate Mme Payeur, lors d’un entretien téléphonique accordé à La Tribune. 

« Mon père s’est spécialisé dans la machinerie pour gentleman-farmer. La clientèle a beaucoup changé. On vend entre autres de la machinerie pour des gens qui exploitent de petits lots à bois. Nous sommes moins dans l’agricole. » 

« Aujourd’hui, nous sommes rendus à quatre succursales, dit-elle fièrement. La direction de l’entreprise est maintenant à la troisième génération. Nous avons des employés qui comptent 30, 40 et 50 ans d’ancienneté. Mon père a toujours eu le support de son frère Candide. »   

Martin Paré, fils de Mme Payeur et petit-fils de Louida Payeur, est maintenant aux commandes de l’entreprise. Une équipe de 35 personnes travaille dans l’entreprise à temps plein. 

Louida Payeur est décédé après avoir combattu le cancer. 

« Mon père a toujours été à l’affût de la nouveauté et des nouvelles technologies. Il voulait toujours être au courant des nouvelles tendances. C’est un homme qui avait aussi une grande mémoire », ajoute Anne Payeur.

« Au moins, il a pu réaliser son rêve avant de mourir. Il avait pu se construire une cabane à sucre... »

Louida Payeur, sa fille Anne Payeur et son fils Martin Paré, trois génération à la direction de l'entreprise.