La conseillère en gestion de patrimoine Geneviève Blanchard rencontre de plus en plus de clients qui s’informent sur l’investissement responsable.

De plus en plus d’adeptes de l'investissement responsable

L’investissement responsable est de plus en plus populaire chez les Canadiens. Un sondage de l’Association pour l’investissement responsable (AIR) démontre que les investisseurs canadiens souhaitent être mieux informés sur les stratégies environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises dans lesquelles ils investissent.

« Il y a plusieurs niveaux d’analyse des investissements. Certains y vont uniquement avec l’exclusion de certains placements, par exemple, des actions dans des entreprises liées au tabac, à l’armement, à l’industrie nucléaire ou à la pornographie, qu’on appelle l’industrie pour adultes », explique la conseillère en gestion du patrimoine, Geneviève Blanchard.

« D’autres souhaitent que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance soient pris en compte lorsqu’on bâtit leur portefeuille et ils choisiront les meilleures entreprises dans différents secteurs », ajoute Mme Blanchard. 

Une analyse sera alors faite pour s’assurer que les entreprises respectent les règles environnementales, par exemple, en termes de gestion des déchets. Pour ce qui est du volet social, des analystes s’assureront, par exemple, que l’entreprise ne fait pas travailler des enfants ou paient convenablement ses employés. Finalement, au niveau de la gouvernance, la diversité des membres du conseil d’administration sera, par exemple, prise en compte. 

L’engagement, par un dialogue, des entreprises à améliorer le sort des communautés ou de la planète peut aussi être un élément décisif.

Les investisseurs qui se tournent vers l’investissement responsable peuvent être motivés par différentes raisons. « Certains investisseurs souhaiteront notamment investir dans des entreprises innovantes qui tentent de résoudre des problématiques liées à l’environnement et au changement climatique. Ils y voient un potentiel de rendement et de croissance », note Mme Blanchard.

« D’autres investisseurs analysent le risque et considèrent que les entreprises qui ont des pratiques responsables ont moins de risque d’être pénalisées par rapport à des réglementations, du boycotte de marque ou une perte de réputation », mentionne la conseillère chez BMO Nesbitt Burns. 

Alignement des valeurs

L’alignement des valeurs de l’entreprise avec celle de l’investisseur est aussi un facteur considéré. « Les gens ont des convictions. Ils consomment selon ces dernières et souhaitent investir de la même manière. Aussi, les gens désirent avoir un impact positif sur la société lorsqu’ils investissent », résume Mme Blanchard.

Selon le Sondage d’opinion des investisseurs de l’AIR de 2018, la génération Y, la génération des personnes âgées de 18 et 34 ans, est beaucoup plus susceptible que les générations précédentes de manifester de l’intérêt pour l’investissement responsable. « Puisque la génération Y, ou les Milléniums, représentent maintenant le groupe démographique le plus important au sein de la main-d’œuvre en Amérique du Nord et qu’il est prévu que cette génération hérite de plus de 30 mille milliards de dollars, les conseillers en investissement responsable et les sociétés de fonds en investissement responsable sont bien positionnés pour tirer un bénéfice en attirant cette nouvelle génération d’investisseurs », peut-on lire dans le rapport.

À peu près autant de femmes que d’hommes sont susceptibles de tenir compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leurs décisions d’investissement, mais le sondage démontre que les femmes pourraient être plus ouvertes à l’investissement responsable si elles avaient accès à plus d’information pour prendre leurs décisions.

BMO Nesbitt Burns aura un kiosque au Salon Manger santé et vivre vert qui se déroule ce samedi et dimanche au Centre de foires de Sherbrooke.