Dany Sévigny a été sacré Grand Estrien 2018 lors du 32e Gala Reconnaissance de la Chambre de commerce de Sherbrooke

Dany Sévigny, Grand Estrien 2018

« Le prix du Grand Estrien qui m’est décerné ce soir me touche droit au cœur. Je suis profondément ému », a déclaré d’entrée de jeu Dany Sévigny dans son discours de remerciement au 32e Gala Reconnaissance de la Chambre de commerce de Sherbrooke, tenu vendredi au Théâtre Granada.

Lorsque Francine Guay, la Grande Estrienne 2017, l’a contacté au téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle, M. Sévigny est demeuré bouche bée. « Je n’avais plus de mots. Les larmes me sont montées aux yeux. C’est à la fois un grand honneur de recevoir ce titre et une grande responsabilité », souligne celui à qui le sens du devoir a été inculqué en bas âge.

Natif de Weedon, Dany Sévigny est l’aîné d’une famille de cinq enfants. Sa mère avait 16 ans et son père 19 ans lorsqu’il est venu au monde. Il se rappelle une anecdote marquante de son enfance.

« On était en visite chez mon oncle qui possédait un motel et qui vivait juste de l’autre côté de la rue. Un matin, alors que j’avais 6 ans, j’ai décidé avec mes frères de 4 et 2 ans de traverser la route à quatre voies. Par chance, rien de tragique ne s’est produit, mais mon père m’a sermonné en me disant que j’avais failli faire tuer mes deux frères. Ça m’est resté en tête et m’a laissé cette notion de responsabilité envers autrui », se souvient celui qui a été récompensé autant pour son succès en affaires que pour ses réalisations sociales et communautaires.

« Ce qui m’anime vraiment, comme personne, comme homme d’affaires et comme citoyen, c’est d’être attentionné envers les autres. Toute ma vie a été imprégnée par ce leitmotiv », a mentionné le Grand Estrien, qui a encouragé, par son soutien financier et par son temps, à peu près tous les organismes et causes de la région.

Son implication a commencé au Cégep alors qu’il était le président de sa classe. Il a été par la suite président d’honneur ou bénévole pour une multitude d’événements ou organismes de bienfaisance et il a été membre de plusieurs conseils d’administration.

L’homme d’affaires a aussi la réputation de mobiliser son entourage dans sa course au bien-être de la communauté.

« Mes amis trouvent parfois que ça coûte cher d’être mon ami. Il y en a un qui m’a déjà demandé combien de sous il devait réserver dans son budget cette année-là pour soutenir toutes les causes pour lesquelles je le solliciterais », lance-t-il en riant.


«  Ce qui m’anime vraiment, comme personne, comme homme d’affaires et comme citoyen, c’est d’être attentionné envers les autres. Toute ma vie a été imprégnée par ce leitmotiv.  »
Dany Sévigny

Ses proches le décrivent comme un leader naturel. Un homme de bons conseils doté d’une grande écoute. Un être humain engagé.

Son parcours en affaires débute en 1986 alors que M. Sévigny se joint à l’équipe de Location Pelletier. En 1988, il devient actionnaire. En 2004, l’entreprise joint la bannière Via Route. En 2008, l’appellation Location Sévigny est adoptée. Puis finalement, en 2017, l’entreprise fusionne avec Discount et devient le plus important groupe de détaillants de location de véhicules en Estrie. Entre 1986 et 2018, le nombre d’employés est passé de 3 à 30.

Des honneurs partagés

Le Grand Estrien a partagé ses réussites avec son épouse.

« Les honneurs que vous m’attribuez, je les redonne à mon entourage proche. D’abord mon épouse Danièle Tremblay qui a tenu le fort, m’a accompagné avec enthousiasme dans toutes mes activités, m’a écouté, m’a vu pleurer, m’a encouragé et m’a fait sourire tellement de fois », a-t-il confié.

Il a aussi remercié son partenaire d’affaires Marc Denault, qui lui a souvent permis de quitter le bureau pour honorer ses engagements bénévoles. Ses parents, qui étaient présents, ont aussi eu droit à une grande part du mérite.

« Merci à mon père, qui m’a appris les valeurs du travail et le sens des affaires en travaillant de nuit dans les mines et en étant propriétaire de différents commerces et entreprises le jour. Et merci à ma mère qui a toujours été forte et déterminée », a conclu l’homme d’affaires dans la cinquantaine.

Comme aîné de la famille, Dany Sévigny avait le mandat de donner l’exemple. Comme Grand Estrien, il s’est donné le même mandat.

Dans la catégorie commerce au détail, le 32e Gala Reconnaissance Estrie de la Chambre de commerce de Sherbrooke a souligné les succès de la Coopérative de l’Université de Sherbrooke, représentée par Manon Chamberland, Eddy Supeno, Marie-Josée Robitaille, Alexandra Pardinas, Stéphanie Lemay et Antoine Poirier-Godin.

« C’est l’entrepreneuriat qui est fêté »

L’ambiance était à la fête au Gala Reconnaissance Estrie. Outre les nombreux prix décernés à plusieurs personnalités économiques de la région, les 520 convives qui ont rempli le Théâtre Granada ont pu saluer et féliciter leurs pairs qui ont remporté des prix.

La vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Louise Bourgault, a adoré sa soirée. « Les gens sont heureux. On est contents. C’est l’entrepreneuriat qui est fêté ce soir. Qu’est-ce qui est plus beau dans une ville que de fêter l’entrepreneuriat? », a-t-elle commenté durant l’événement.

Un gala comme celui de la Chambre de commerce est encore très en demande en région. Cela permet aux entrepreneurs de se voir en dehors du cadre du travail. Des affaires peuvent même se brasser autour d’un repas. « C’est très pertinent un gala comme celui-là. C’est plein. Il y a un engouement. À six semaines de l’événement, nous étions déjà complets. Vive l’entrepreneuriat et vive les gens d’affaires que nous voulons fêter! », a-t-elle affirmé.

Les récipiendaires des prix sont souvent montés accompagnés de leurs camarades de travail, soulignant l’importance du travail d’équipe dans une entreprise.

Les invités ont pu se régaler autant autant du côté de la gastronomie que du côté musical. Après le souper, le musicien Stéphane Baillargeon a pris sa guitare pour y faire une interprétation improvisée comme il le faisait à la radio dans les années 2010. Le guitariste a pris 12 mots proposés par la foule et a composé une chanson avec ceux-ci, provoquant souvent le rire des convives. Avec Tommy Brochu