La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau a fait l’annonce d’une contribution de 470 000 $ du gouvernement du Canada à CDEC. Sur la photo, Marc-Antoine Larente, Mario Larente, Samuel Sigouin, propriétaires d’Agropol et Mme Bibeau.

Coup de pouce de 470 000 $ à la CDEC

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau a fait l’annonce d’une contribution financière de 470 000 $ du gouvernement du Canada à la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC). Un soutien renouvelé pour une période de trois ans.

La CDEC favorise principalement le développement des nouvelles entreprises coopératives de la région à l’aide d’une aide financière en plus de guider les entrepreneurs vers le mentorat nécessaire. 

Pour l’entreprise sherbrookoise Agropol, l’appui d’une organisation comme celle de la CDEC a été bénéfique. Depuis mai 2018, la ferme urbaine offre des pousses, des fines herbes et des champignons de qualité aux restaurateurs de la région. Agropol a néanmoins toujours besoin d’un support puisque les propriétaires veulent une nouvelle clientèle. 

« Après un an, nous avons un bon rythme de croissance. Par contre, nous n’avons pas de lien avec les consommateurs et nous avons encore besoin de l’aide de la CDEC. Un renouvèlement de ce genre, c’est une bonne nouvelle. C’est important de voir que l’organisation va pouvoir continuer à faire la même chose pour d’autres entreprises », souligne Samuel Sigouin, directeur commercial chez Agropol.

Incertitude

Bien que le gouvernement du Canada renouvèle ses liens avec la CDEC, rien ne garantit la continuité de l’organisation. La Ville de Sherbrooke est actuellement en réflexion à savoir quelle organisation de développement entrepreneurial est la plus rentable. La survie de la CDEC dépend de l’implication du fédéral, du provincial et de la municipalité. Les trois paliers doivent être impliqués.

« Depuis le mois de janvier, la Ville a entamé des analyses afin de déterminer si ces organismes de développement économique sont efficaces et efficients. On se questionne à savoir si Sherbrooke Innopole, Pro-Gestion Estrie, Destination Sherbrooke et autres sont de bons véhicules pour l’entrepreneuriat et le développement de Sherbrooke. Nous n’avons toujours pas reçu le rapport de cette réflexion, mais la ville est consciente que le développement économique communautaire est une grande force dans une municipalité », affirme Karole Forand, directrice générale à la CDEC de Sherbrooke. 

À cela, Mme Bibeau ajoute que lors du développement d’une entreprise, il est nécessaire de faire appel à une organisation comme la CDEC. « Pour l’économie sociale, c’est un joueur clé. »

Par ailleurs, Mme Forand affirme que le montant attribué à CDEC n’a pas été réévalué depuis 2008. Le montant offert à l’organisation est utilisé principalement pour la rémunération du personnel. 

« On ne peut pas agir puisque l’on possède moins d’argent pour l’embauche. Je dois prendre 85 % de l’argent que l’on nous remet pour payer les gens sur le territoire. Je n’ai pas la même capacité depuis 2008. Il faut investir à la hauteur des moyens et nous donner les capacités d’agir », affirme-t-elle.