Le Fonds Innove vise à pallier la rareté de la main-d’œuvre en augmentant la productivité des entreprises. Il a été lancé par René Bessette, de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets, Nathalie Labrie, de la MRC de Coaticook, Simon Madore, maire de Coaticook, Caroline Thibault, de la Chambre de commerce, et Jacques Madore, préfet.

Coup de pouce aux entreprises de la MRC de Coaticook

Les entreprises de la MRC de Coaticook pourront bénéficier d’une aide financière allant jusqu’à 20 000 $ par projet pour automatiser et mécaniser leur production au cours des trois prochaines années. Premiers arrivés, premiers servis!

L’annonce de la création du Fonds Innove a été faite lundi devant une salle comble dans les bureaux de la MRC. « Nous avons mis sur pieds ce fonds pour répondre aux problèmes de manque de main-d’œuvre et pour nous aider à retenir nos jeunes dans la région », explique Nathalie Labrie, responsable du développement économique à la MRC. « On travaille à sa création depuis 2015. »

Les postes de journaliers étant nombreux et difficiles à combler, la MRC veut aider les entreprises à se munir de machines pour automatiser ces postes et obtenir une meilleure productivité.

« On veut encourager les entreprises à investir, ajoute le préfet Jacques Madore. L’automatisation comporte ses coûts mais ces derniers seront rapidement payés par l’augmentation de la capacité de production. »

« C’est une enveloppe totale de 400 000 $ qui est à la disposition de nos entreprises », précise Mme Labrie. Le fonds est financé par Desjardins, la Chambre de commerce et d’industrie de Coaticook, la Fondation Neil et Louise Tilloston ainsi que les Municipalités de la MRC.

Le maire de Coaticook, Simon Madore, a pu constater les problèmes causés par le manque de main-d’œuvre durant sa campagne électorale. « Partout j’ai pu voir les effets du manque de main-d’œuvre dans le secteur manufacturier et agricole. Certains entrepreneurs me disaient qu’ils ont dû refuser des contrats lucratifs à cause de ce manque. C’est pourquoi je suis heureux qu’on lance ce fonds aujourd’hui. Les résultats ne vont pas tarder à se faire sentir. »

L’automatisation des procédés ne signifie pas seulement une hausse de la productivité, elle annonce aussi des emplois dans la sphère technologique pour l’entretien, ce qui ouvre d’autres possibilités pour les jeunes, ont souligné les intervenants.
Le copropriétaire du verger Le Gros Pierre à Compton, Gaétan Gilbert, accueille cette nouvelle à bras ouverts. « Merci de croire en nous, les producteurs, et de nous donner la motivation nécessaire pour procéder à ces grands changements. On va enfin pouvoir abolir des postes qui étaient durs à combler en raison de la nature de la tâche, qui causaient des blessures à nos employés, tout en ayant une meilleure productivité. C’est formidable. »

Les entreprises intéressées doivent s’adresser à la MRC. Un déjeuner-conférence sur le sujet est aussi prévu le 14 mars.