L’industrie de la construction se plie tant bien que mal aux mesures de prévention pour assurer la protection des travailleurs sur les chantiers dont la réouverture a été permise cette semaine.
L’industrie de la construction se plie tant bien que mal aux mesures de prévention pour assurer la protection des travailleurs sur les chantiers dont la réouverture a été permise cette semaine.

Construction: les mesures de prévention respectées

L’industrie de la construction se plie tant bien que mal aux mesures de prévention pour assurer la protection des travailleurs sur les chantiers dont la réouverture a été permise cette semaine.

Après avoir fait la tournée de deux chantiers majeurs et d’une dizaine de chantiers résidentiels, le conseiller syndical Paul Sévigny du local 9 de la FTQ-Construction constate que les principales mesures pour freiner la propagation de la COVID-19 ont été mises en place sur les chantiers.

« Si les mesures mises en place sur les chantiers étaient semblables à celles des Terrasses Bowen et Humano que j’ai visités, il n’y aurait aucun problème. Sur les chantiers résidentiels, ça se passe différemment, mais les principales mesures sont respectées. », estime M. Sévigny.

Il signale que les lavabos ont été installés et que les règles de distanciation sont respectées dans l’ensemble.

« Il n’est pas évident de poser une feuille de gypse de douze pieds à deux travailleurs en respectant la distanciation. On demande aux travailleurs de mettre un masque pour limiter les risques. Il faut aussi qu’ils évitent de mettre leurs mains au visage », indique Paul Sévigny.

Sa tournée des chantiers à Sherbrooke lui a permis de rencontrer environ 160 travailleurs.

« Je fais comprendre aux travailleurs que s’il y a de la propagation de la COVID-19 sur les chantiers, le gouvernement devra les refermer. Personne ne veut ça, alors il faut prendre les moyens de prévention nécessaire », signale le représentant syndical de la FTQ-Construction.

Michel Guillemette des Constructions MF Guillemette soutient que ces mesures représentent un casse-tête, mais que les travailleurs sur ses chantiers réussissent à les respecter.

« Ça se passe bien dans l’ensemble, mais les habitudes font en sorte que les gens se rapprochent en travaillant. Il faut que les travailleurs y portent attention », indique M. Guillemette.

Il confirme avoir installé des lavabos pour le lavage des mains sur tous les chantiers, mais pas à chacune des 40 adresses en construction.

« Ce n’est pas évident parce que ce ne sont pas des endroits chauffés. Les sous-traitants doivent aussi amener leurs produits pour se désinfecter », signale l’entrepreneur en construction.

Michel Guillemette estime que l’échéancier de livraison pour le 1er juillet sera difficile à respecter.

« C’est une véritable course contre la montre de livrer aux mêmes dates qu’avant la fermeture des chantiers. Nous avons perdu quatre semaines. Les clients ne veulent pas avoir à déménager deux fois, alors ça devient difficile de livrer à temps. L’idéal aurait été que la fin des baux soit reportée au 1er août », signale Michel Guillemette.