Maxime Descoteaux, directeur scientifique chez Imeka, Jean-Christophe Houde, responsable du département DMRI chez Imeka, James A. Goodman, directeur chez Pfizer, et Koene Van Dijk, directeur de l’imagerie MR chez Pfizer, ont participé à la rencontre annuelle de l’International Society for Magnetic Resonance in Medecine à Paris.

Comprendre la neuroinflammation pour mieux traiter les maladies du cerveau

L’entreprise sherbrookoise Imeka a présenté lundi à Paris les résultats d’une étude sur la neuroinflammation, fruit d’une toute première collaboration de recherche avec la société pharmaceutique Pfizer Inc.

Des récentes études démontrent que la neuroinflammation joue un rôle dans le développement et l’évolution de plusieurs maladies neurodégénératives telles que l’Alzheimer et le Parkinson. Cette avancée permet de relancer l’espoir de développer des médicaments contre ce type de maladies. La neuroinflammation peut être en partie quantifiée en mesurant la quantité d’eau libre dans la matière blanche du cerveau, qui est presque nulle en temps normal.

Dans le cadre du projet de recherche dirigé par Matthieu Dumont, scientifique des données chez Imeka, l’entreprise sherbrookoise a quantifié l’eau libre dans les images provenant d’IRM de diffusion de 212 personnes âgées classées dans trois groupes. Dans le premier groupe, il n’y avait aucune perte de cognition. Dans la seconde, il y avait une perte modérée de cognition. Et finalement dans le troisième, il y avait la présence de la maladie d’Alzheimer.

L’imagerie par résonnance magnétique permet à Imeka de mesurer la quantité d’eau libre dans la matière blanche du cerveau.

Les résultats ont démontré que la quantité d’eau libre dans la matière blanche est la plus élevée chez les personnes souffrant d’Alzheimer, suivies de celles qui souffrent de perte modérée de cognition et enfin celles qui n’ont aucune perte de cognition.

« Ces résultats sont très prometteurs, car ils démontrent le potentiel de la technologie d’Imeka pour quantifier la neuroinflammation. Notre technologie pourra être utilisée à l’avenir pour aider au diagnostic et au développement de traitements pour une grande variété de maladies neurodégénératives », soutient Maxime Descoteaux, directeur scientifique chez Imeka et professeur-chercheur au département d’informatique à l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS.

Les conclusions de l’étude ont été présentées à la rencontre annuelle à Paris de l’International Society for Magnetic Resonance in Medecine par Maxime Descoteaux, ainsi que par Jean-Christophe Houde, assistant de recherche au Laboratoire d’imagerie de la connectivité de Sherbrooke (SCIL) et responsable du département DMRI chez Imeka, accompagnés de James A. Goodman, directeur chez Pfizer, et de Koene Van Dijk, directeur de l’imagerie MR chez Pfizer.

« Nous sommes fiers que Pfizer ait choisi Imeka comme partenaire de recherche, car ça nous permet de valider notre technologie avec un joueur majeur de l’industrie pharmaceutique. Cette collaboration ouvre la voie pour des partenariats avec les autres compagnies biopharmaceutiques qui tentent de résoudre les défis des maladies du cerveau », soutient Jean-René Bélanger, président d’Imeka.

Imeka propose aux compagnies pharmaceutiques et aux neurochirurgiens un service basé sur l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) du cerveau, à la fine pointe de la technologie. L’entreprise travaille en collaboration avec la compagnie Pfizer à Cambridge, Massachusetts pour le développement de médicaments visant à traiter les maladies neurodégénératives, comme la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, ainsi que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.