L’an dernier, Chantier Davie a signé une première entente de l’ordre d’un demi-milliard de dollars sur cinq ans, destinée à l’entretien d’au moins trois navires de combat.
L’an dernier, Chantier Davie a signé une première entente de l’ordre d’un demi-milliard de dollars sur cinq ans, destinée à l’entretien d’au moins trois navires de combat.

Chantier Davie : l’Estrie veut sa part du gâteau

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
S’il n’en tient qu’au président de la Chambre de commerce et industrie de Sherbrooke, Réjean Caouette, l’Estrie aura sa part des retombées liées aux méga-contrats d’entretien de navires que vient d’obtenir la Davie, à Lévis, et qui doivent s’échelonner sur plus de 20 ans.

C’est du moins l’un des objectifs que s’est fixé M. Caouette, mardi soir, en acceptant un deuxième mandat à la présidence de la CdeC de Sherbrooke, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, tenue au Centre Sherbrooke, de la rue Belvédère Sud.

Ce que peu de Sherbrookois savent, c’est que le président de la CdC est aussi président régional de l’Estrie pour l’Association des fournisseurs de la Davie. Au cours des derniers mois, il a dressé une liste de 106 entreprises de la région présentant un potentiel d’affaires pour la Davie. Il a aussi rencontré à deux reprises les acheteurs de la Davie avec cette liste afin de voir quelles entreprises seraient en mesure de contribuer à l’entretien des navires, des brise-glaces ainsi que des frégates qui accosteront aux chantiers maritimes de la Davie afin d’être réparés.

L’an dernier, Chantier Davie a signé une première entente de l’ordre d’un demi-milliard de dollars sur cinq ans, destinée à l’entretien d’au moins trois navires de combat. Une entente qui doit permettre la création et le maintien de 400 emplois au chantier maritime de Lévis. Un autre contrat, cette fois pour la Marine royale canadienne, pourrait dépasser les 2 milliards $.

Pour M. Caouette, il ne fait aucun doute qu’une telle manne doit avoir des retombées partout au Québec, y compris en Estrie.

« On ne veut pas le gâteau au complet, ça serait assez indigeste, mais on veut assurément une part de ce gâteau-là », a ironisé M. Caouette en entrevue avec La Tribune en marge de l’assemblée annuelle de la Chambre.


Réjean Caouette

Selon lui, les entreprises de l’Estrie ont tout intérêt à se placer en rang afin d’obtenir leur part des commandes qui découleront de la réfection et de l’entretien des navires confiés à la Davie.

« Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un navire, c’est un peu comme un immense VR (véhicule récréatif). On y retrouve des armoires, des tables, du couvre-plancher, des appareils électriques, etc. Comme dans un VR, ce sont des composantes qui doivent être fabriquées sur mesure. Et on a, ici en Estrie, des entreprises qui se spécialisent là-dedans. Mon mandat va être de mettre ces entreprises-là en contact avec le bureau d’achat de la Davie. »

Administrateurs réélus

Outre M. Caouette, l’ensemble des administrateurs en poste au sein du conseil de la Chambre ont accepté de poursuivre leur mandat. Il s’agit d’Éric Bergeron à titre de trésorier, de Jonathan Genest au poste de secrétaire. Manon Bernard, Patrick Pinard, Rémi Gendron, Claude Leclair, Sébastien Lussier, François Lemieux, Julie Marcoux, Patrick Rahimaly, Bruno Meccati, Jessie Kendall et Sébastien Houle complètent la formation du conseil d’administration.