L’homme d’affaires bien connu Denis Fortier (deuxième à partir de la gauche) s’est éteint à l’âge de 59 ans le 8 octobre des suites d’un cancer du côlon diagnostiqué il y a quatre ans.

Célébrer un « gars de l’Est »

Un dernier adieu sera célébré samedi pour un « gars de l’Est ». Les funérailles de Denis Fortier se tiendront à 14 h samedi à la cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke.

L’homme d’affaires bien connu Denis Fortier s’est éteint à l’âge de 59 ans le 8 octobre des suites d’un cancer du côlon diagnostiqué il y a quatre ans. Avec son frère Luc, il dirigeait la Boulangerie Georges depuis 39 ans.

« C’était un gars très impliqué dans son milieu et c’était un gars de l’Est, explique Serge Roy, son ami de longue date. Tout se passait dans l’est, la boulangerie, le Phœnix, le Festival de tradition du monde, le Pif. Quand on faisait quelque chose, si on pouvait le faire dans l’Est on ne le faisait pas ailleurs. »

« C’était quelqu’un de très exigeant et très performant, mais quand il avait son résultat, c’était le gars le plus généreux, ajoute M. Roy. C’était un joueur de tours, toujours positivement. »

Denis Fortier avait quatre enfants, Marc-André, Gabriel, Geneviève et Marie-Josée Fortier.

« C’était un homme bon, généreux et très travaillant, souligne Marie-Josée Fortier. Je n’ai jamais pensé qu’il allait être malade et décéder à 59 ans. Je pensais qu’il allait profiter de la vie le plus possible. La vie en a décidé autrement. On n’était pas prêt à le perdre. »

« Je disais toujours qu’il avait cinq bébés, ses quatre enfants et la boulangerie, lance-t-elle avec le sourire. On ne pouvait jamais sortir le père de la boulangerie. Il a travaillé jusqu’à la toute fin et je pense que ça l’a maintenu en vie plus longtemps. C’était beau de le voir aller là-dedans. »

Sous la gouverne de Denis et Luc Fortier, la Boulangerie Georges a pris de l’expansion à plusieurs reprises. Aujourd’hui, l’entreprise produit en moyenne 70 000 pains par semaine pour un total de plus de 3 millions de pains par année et emploie 45 personnes.

Une « fourmi atomique »

« C’était comme une fourmi atomique. Il était intense et bourré d’énergie, retient Charles Pelletier, un ami de longue date. Quand il rentrait dans ta vie, c’était comme un typhon. Je relisais les messages textes des cinq dernières années. Ça m’a fait rire et pleurer. On était comme des adolescents. » 

D’autres proches rejoints par La Tribune ont tenu des propos semblables.