Le copropriétaire de Canton Brasse Maxime Paquette faisait découvrir ses produits à la Fête des vendanges.

Canton Brasse victime de son succès

Installés à Orford depuis le mois de mai, les propriétaires de la microbrasserie Canton Brasse sont victimes de leur succès. « On aimerait avoir dix lignes de bières en fût, mais on n’est pas capable d’en avoir plus que sept. Ça roule trop, les gens en veulent. Il faut faire nos recettes pour fournir les lignes qui sont déjà connues. C’est un beau problème », décrit Maxime Paquette, copropriétaire de l’entreprise qui s’est lancé dans le monde de l’entrepreneuriat.

Après avoir brassé des bières maison durant plusieurs années, M. Paquette s’est associé à Nicolas Bernier-Tanguay et Claude Tanguay pour démarrer Canton Brasse. « Nos recettes étaient appréciées, les gens autour de nous ont donné de bons commentaires. On a décidé d’aller à l’autre étape et nous avons une bonne réception. [...] Pour deux des trois associés, c’est la première fois dans le monde des affaires. L’autre était dans le domaine du textile, donc c’est complètement ailleurs. C’est un beau défi, très stimulant », commente le nouvel entrepreneur qui était présent à la Fête des vendanges pour faire découvrir ses produits.

Est-ce qu’on pourrait trouver de la bière de Canton Brasse à l’extérieur de l’établissement ? « Notre permis est pour l’artisanal. On ne peut pas vendre à l’extérieur pour l’instant. C’est dans nos plans, mais nous ferons une étape à la fois. Les gens peuvent cependant partir avec un cruchon d’un litre. Ils peuvent le faire remplir. Après sept remplissages, le huitième est gratuit, car après sept remplissages, la bouteille devient carboneutre, donc n’a plus d’empreinte écologique », explique M. Paquette, le sourire aux lèvres.

Le brasseur aimerait doter son établissement d’une ambiance particulière. « Oui, on va boire de la bière, mais il y aura des jeux de table et des contes et légendes. On veut créer un lieu de rencontre pour que les gens se rassemblent. Un peu comme les tavernes, mais avec des femmes ! » dit-il.

Selon lui, il n’y a pas de compétition dans le monde de la microbrasserie. « En Estrie, il y a beaucoup de collaboration. Je peux déjà lever mon chapeau à la microbrasserie 11 comtés (Cookshire-Eaton) et au Boquébière (Sherbrooke). Ils nous ont beaucoup aidés. D’autres sont très réceptifs à nous avoir dans le coin », conclut l’homme d’affaires.