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Bus.com souhaite optimiser le transport en commun

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Optimiser l’utilisation des autobus de transport en commun pour rendre le rendre plus attrayant, voilà la mission que souhaite accomplir l’entreprise Bus.com.

L’entreprise montréalaise a développé une technologie pour rendre plus efficient le transport en commun. Au cours des prochains mois, Bus.com planifie de rencontrer les directions des services de transport en commun, dont la Société de transport de Sherbrooke, pour proposer son expertise.

« L’objectif est d’offrir aux sociétés de transport de diminuer leurs coûts tout en offrant un meilleur service aux usagers. Au lieu d’établir seulement un horaire fixe sur des lignes fixes, nous proposons de les aider à offrir un service en commun flexible. Ça ne veut pas dire de mettre de côté des lignes achalandées, mais bien d’optimiser le transport en commun dans les périodes moins achalandées. Ce n’est pas normal que des autobus vides tournent en rond sur des circuits dans les villes. Ils doivent se trouver là où les gens les demandent au moment où ils les demandent », explique la présidente-directrice générale de Bus.com, Maxie Lafleur.

Cette dernière explique que la pandémie liée à la COVID-19 a incité l’entreprise de transport nolisé à proposer sa technologie au bénéfice des sociétés de transport en commun, mais aussi sa flotte de véhicules.

« L’objectif est de rendre le transport en commun plus attrayant afin de rendre l’utilisation de l’automobile caduque. Notre algorithme permet d’aller chercher les utilisateurs où ils sont au moment où ils le demandent », indique Maxie Lafleur.

La PDG de Bus.com estime qu’il est possible de rapprocher encore plus les usagers du transport en commun.

« L’utilisation doit être rapide et doit permettre aux usagers de se rendre à destination. Nous pouvons même offrir des véhicules supplémentaires avec d’autres opérateurs locaux. Nous proposons un partenariat gagnant-gagnant aux sociétés de transport tout en rendant le transport en commun plus attrayant pour les usagers. Des études démontrent que 50 pour cent des gens au Québec seraient prêts à prendre le transport en commun si le trajet était moins long et c’est ce que nous proposons », mentionne Maxie Lafleur.

Cette dernière indique qu’un objectif environnemental est aussi poursuivi dans cette offre.

« La diminution de gaz à effet de serre ne se fait pas juste avec la mise en service d’autobus électriques. Il faut aussi que ce soit la bonne grosseur d’autobus au bon moment qui circule. L’algorithme que nous avons développé permet d’offrir ce type de service », signale Maxie Lafleur.

Maxie Lafleur

Bus.com a développé une expertise l’été dernier en transportant notamment les travailleurs agricoles dans les champs en début et en fin de journée et lors de rassemblements aux États-Unis.

« Nous voulons faire partie de la réflexion des sociétés de transport qui veulent redéfinir les services offerts », mentionne Maxie Lafleur.

Le président de la STS, Marc Denault, confirme que Bus.com a sollicité une rencontre.

« C’est certain que nous allons écouter ce qu’ils ont à proposer. Les décisions sont habituellement prises de concert avec les autres membres de l’association du transport urbain du Québec. Nous tentons de diminuer les coûts au maximum et éviter de faire le travail à plusieurs reprises lorsque nous développons de nouveaux services. Nous regardons si ça peut s’appliquer à des villes semblables comme nous soit Lévis, Trois-Rivières ou Saguenay », explique Marc Denault.

La STS a réalisé l’automne dernier une consultation en ligne pour réviser son offre de transport en commun.

« Il y a une nouvelle étape qui s’en vient bientôt. C’est certain que les consultations ont été bouleversées en raison de la pandémie, mais nous avons réussi à obtenir le point de vue de plusieurs personnes », signale Marc Denault.

Marc Denault