La compagnie BRP avait envisagé de mettre 300 travailleurs à pied pour faire face à une baisse de la demande pour ses véhicules Spyder.

BRP prévoyait faire 300 mises à pied à la fin du mois

Le manufacturier de véhicules récréatifs BRP de Valcourt avait envisagé de procéder à des mises à pied massives en vue d’une possible baisse de la demande pour les Can-Am Spyder.

À la fin du mois, 300 travailleurs allaient être mis à pied, a appris La Tribune. C’était avant que le premier ministre du Québec, François Legault, ne décrète un arrêt complet des activités non essentielles sur le territoire pour contrer le coronavirus.

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« Faisant suite à l’annonce du gouvernement du Québec, nous recueillons présentement plus de détails auprès des autorités et évaluons les impacts possibles sur les opérations de BRP au Québec », a commenté Elaine Arsenault, conseillère principale aux relations avec les médias chez BRP, lundi en après-midi.

« Toutefois, nous sommes conscients que BRP n’est pas considérée comme une entreprise essentielle et nous nous conformerons à cette directive. »

La direction de l’entreprise de Valcourt avait mis en place « une série de mesures » et envisageait modifier ses « plans de production pour faire face à la situation de pandémie mondiale sans précédent ».

« La planification de notre production en fait partie », mentionne Éric Lebel, vice-président aux ressources humaines chez BRP.

« Comme nous anticipons un ralentissement à court terme dans la demande mondiale de véhicules Can-Am Spyder, nous avons pris la décision de maintenir seulement le quart de jour à l’assemblage de notre usine de Valcourt, à partir du 30 mars, et ce, pour les quatre semaines restantes de production Spyder. »

Ce sont environ 300 employés principalement contractuels qui allaient être affectés par cette mesure, ajoute M. Lebel.

Mesures d’hygiène

BRP dirait avoir mis en place des mesures recommandées par le gouvernement en plus de mesures d’hygiène et de propreté exceptionnelles pour poursuivre ses activités de production, assure-t-on.

« Nous continuons à suivre la situation de près », soulignait M. Lebel.

Au début de mars, devant la montée du coronavirus sur la planète et les blocus ferroviaires qui sévissaient, Bombardier Produits récréatifs avait mis à pied des travailleurs de ses chaînes de montage. On se souvient que 80 de ses employés de production du quart de soir avaient été mis en semaine de relâche forcée.

Il s’agissait de mises à pied temporaires. On avait pris des mesures immédiatement pour prévenir une éventuelle perturbation des activités. Cette semaine devancée devait permettre à des fournisseurs qui pourraient être affectés par les deux crises de prendre leur souffle en vue de la reprise pour la production de motoneiges, expliquait-on.

Par ailleurs, dans une lettre rendue publique lundi matin, José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP, soutient que ses équipes sont à l’œuvre pour que les produits soient distribués sans trop de délai aux clients.

« Nous avons mis en place des mesures pour livrer votre unité dans les délais prescrits et selon vos préférences. Chez BRP, tout le monde s’efforce de réduire l’impact potentiel que cette situation pourrait avoir sur vous », écrit-il à l’intention de la clientèle.