En plus de construire une clôture acoustique et de réaliser une deuxième étude sonore, Bitfarms doit déplacer le chemin d’accès à ses installations et construire un mur coupe-son permanent.

Bitfarms : les solutions coupe-son ne viennent pas assez vite

Les solutions pour réduire au silence les installations de Bitfarms, situées sur la rue de la Pointe, près de la plage Lucien-Blanchard, ne viennent pas assez rapidement. C’est le consensus qui s’est dégagé de la première réunion de la compagnie avec les citoyens et les élus lundi. Une nouvelle étude de son devrait par ailleurs être commandée dans les prochaines semaines.

Tant les citoyens, le conseiller du district du Golf, Marc Denault, que le directeur des communications pour Bitfarms, Marc Duchesne, s’entendent pour dire qu’ils souhaiteraient voir des mesures d’atténuation du bruit plus rapidement. Ils gardent tous espoir d’arriver à une solution convenable pour tous.

« Une nouvelle étude de son pour cartographier l’origine du son sera lancée sous peu. Nous ne sommes pas les seuls à faire du bruit dans le quartier non plus. Nous avons déjà obtenu une estimation d’une compagnie locale pour faire l’étude. Ça devrait avancer assez rapidement », dit M. Duchesne.

Une clôture acoustique doit être érigée devant les ventilateurs de l’usine. « Nous avons reçu tout le matériel et nous avons planté les poteaux. Nous procéderons quand nous aurons reçu les plans des architectes et que nous aurons reçu les permis de la Ville. »

M. Duchesne se dit très heureux d’être à l’écoute des citoyens. « Nous avons invité les membres du comité citoyen à visiter l’usine. Nous voulons être le plus transparent possible. Les choses avancent bien, mais personne n’est satisfait de la vitesse. Il reste que nous travaillons sur le dossier tous les jours. »

Marc Denault assistait aussi à la rencontre. « Nous avons convenu de nous entendre, parce que des procédures légales prendraient plusieurs années. Un calendrier des interventions à réaliser sera rendu public rapidement », indique-t-il.

C’est que Bitfarms, en plus de construire une clôture acoustique et de réaliser une deuxième étude sonore, doit déplacer le chemin d’accès à ses installations et construire un mur coupe-son permanent.

« Il y a beaucoup d’attentes. Les citoyens aimeraient que tout se règle dès demain, mais la compagnie travaille de bonne foi. Ça ne va jamais assez vite pour moi, mais il faut comprendre la complexité du dossier », ajoute M. Denault.

Le conseiller estime que la nouvelle étude de son sera réalisée dans des conditions « sévères », alors que les arbres sont dépouillés de leurs feuilles et que le son circule abondamment. « Nous pourrons voir la différence avec le moment où l’usine est arrêtée parce que nous sommes dans une période où nous faisons beaucoup de délestage en raison du temps froid. »

Le citoyen Marcel Cyr, qui vit le problème de bruit sur la rue Raimbault, rapporte lui aussi qu’il souhaite des résultats plus rapidement. « J’ai senti une volonté de Bitfarms, mais eux comme nous ne savent pas où ils s’en vont. Les délais sont longs. Il faut être optimistes, mais il n’y a rien de concrétisé encore. »