La pandémie fait mal aux restaurateurs, mais elle n’empêche pas les projets de fleurir. Sophia Hall-Gauthier et Amélie Couture viennent de signer le bail qui les rapproche de l’ouverture de Saug.e., le restaurant de brunchs véganes qu’elles lanceront tôt au printemps dans les locaux de l’actuel Restaurant Lo Ré, sur la rue Peel.
La pandémie fait mal aux restaurateurs, mais elle n’empêche pas les projets de fleurir. Sophia Hall-Gauthier et Amélie Couture viennent de signer le bail qui les rapproche de l’ouverture de Saug.e., le restaurant de brunchs véganes qu’elles lanceront tôt au printemps dans les locaux de l’actuel Restaurant Lo Ré, sur la rue Peel.

Bientôt des brunchs véganes à Sherbrooke

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
CHRONIQUE / Ceux qui ont fait un virage végane le savent : bruncher végé sans œufs ni lait à l’extérieur de la maison, c’est compliqué. Les restaurants qui ont fait du déjeuner végétal leur spécialité ne sont pas si courants. Mais Sherbrooke aura bientôt le sien : Saug. e. La nouvelle enseigne ouvrira ses portes au début du printemps, dans l’édifice qui abrite aujourd’hui le restaurant Lo Ré, sur la rue Peel.

Pour Sophia Hall-Gauthier et Amélie Couture, la création de l’entreprise gourmande est un rêve qui se concrétise.

« On est voisines, toutes les deux. Il y a environ un an, on passait nos soirées sur notre balcon commun à parler de ce qu’on ferait si on avait un restaurant. On imaginait des plats et des recettes. On se disait que ça manquait dans le paysage sherbrookois. À un moment donné, on s’est dit : pourquoi on ne le fait pas? »

L’idée était lancée. Elle n’a pas faibli, en dépit de la pandémie qui assomme le monde de la restauration. 

À l’heure où les restos peinent à savoir ce que l’avenir leur réserve, les deux entrepreneures voient de beaux lendemains pour leur projet.

« On reçoit plein de commentaires qui nous confirment qu’il y a de la demande et des attentes pour ce qu’on propose. On a fait notre plan d’affaires en plein pendant la première vague de coronavirus. Ça nous a permis de réfléchir à différentes possibilités. Si jamais une autre vague arrive et impose de nouvelles mesures, on ne sera pas dépourvues d’idées », expliquent les deux amies dans la jeune trentaine. 

Dans tous les scénarios, l’ADN de leur resto ne change pas : le brunch y sera savoureux et inventif. Au surplus, il plaira autant aux végétaliens purs et durs qu’aux fourchettes omnivores. 

« D’abord et avant tout, on veut ce que ce soit délicieux, que tout le monde y trouve son compte », note Sophia. 

Un voyage à New York l’an dernier lui a prouvé que c’était mission possible. 

« J’ai goûté à plein de trucs savoureux. C’était inspirant, ça correspond à ce qu’on a envie de créer ici. »

Pour découvrir ce qui mijote dans leur chaudron, il faudra patienter encore un peu. 

Le menu reste pétri de mystère.

« On sait qu’on aura des incontournables, note Sophia. On a établi une ligne directrice, mais on est encore dans le développement des recettes avec notre chef. À propos des assiettes, ce que je peux déjà dire, c’est qu’il n’y aura pas de végépâté chez nous. »

« J’ajouterais qu’on aura probablement de bons cocktails déjeuners », indique Amélie. 

Une association avec Géogène micro-torréfacteur s’annonce par ailleurs prometteuse. Saug. e leur fournira du prêt-à-manger et l’entreprise de café fin préparera un mélange spécialement pour le brunch.

Avant de se lancer en affaires, les deux nouvelles restauratrices ont chacune travaillé une dizaine d’années dans cafés et bonnes tables. Le végétalisme s’est imposé dans leur parcours tantôt par souci environnemental, tantôt par volonté d’éviter la cruauté animale. 

L’une et l’autre insistent : pas question d’adopter une approche culpabilisante chez Saug. e. Et pas question, non plus, de tourner les coins ronds au chapitre de la présentation.

« On veut un effet wow, on va soigner l’aspect visuel pour que ce soit aussi beau que bon. »

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