Annick Leclerc peut rouvrir sa friperie BébéMéghan cinq mois après l’incendie qui a tout détruit son inventaire.

BébéMéghan renaît quatre mois après l'incendie

La friperie BébéMeghan est rouverte. Cinq mois après l’incendie dans lequel Annick Leclerc a tout perdu, c’est dans un tout nouveau local que l’entrepreneure recommence là ou elle a laissé.

Lors de l’ouverture du commerce samedi, Mme Leclerc a servi plus de 120 clientes. Lors du passage de La Tribune lundi après-midi, quelques mamans faisaient leurs emplettes. « Ç’a été un succès samedi, plus que ce que j’espérais. Beaucoup de gens sont venus. Je connaissais la plupart des visages, c’étaient des clientes d’avant. Ç’a été un réel plaisir de les revoir une à une », partage celle qui ne s’est pas laissé abattre depuis que son commerce a été la proie des flammes.

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Une relance à l'horizon pour Bébémeghan

« J’ai travaillé plus de 400 heures durant le mois de février. On parle de 13 heures par jour, sept jours sur sept. Une chance que j’ai de bons amis qui sont venus m’aider. Je pense que ma vie va reprendre son cours normal lors des prochaines semaines », confie celle qui a vu tout son inventaire partir en fumée seulement quelques mois après l’ouverture de son commerce. 

« Les messages d’encouragement ont fait du bien pour le moral, car ça n’a pas toujours été facile avec les trois enfants et un autre travail entre-temps, témoigne la jeune femme. Je travaillais chez Rock Motosport le jour et le soir, je faisais le tri, le lavage et les rénovations. Mais ç’a porté ses fruits. »

Rappelons que Mme Leclerc n’était pas assurée, c’est donc grâce à des collectes de fonds qu’elle a pu amasser assez de matériel pour redémarrer sa friperie. Un événement organisé au Jack-O de Rock Forest deux semaines après l’incendie lui a permis de récolter des dons, entre autres. La femme a même reçu une boîte d’un donateur de la Nouvelle-Écosse qui a été sensibilisé à sa cause dans les médias. « Je n’avais pas d’attentes. Si les gens n’avaient pas été là, je ne serais pas ici aujourd’hui », pense-t-elle. 

La question qui tue : est-elle assurée aujourd’hui? « Oui! répond-elle sans hésiter. C’est un domaine compliqué, comme on a des vêtements et des jouets et des accessoires, ce n’est pas toutes les compagnies qui veulent nous assurer. »

Nouvel emplacement

Située au 4711 boulevard Bourque, la boutique est à proximité de l’Écoloboutique et de Gymini, deux entreprises qui rejoignent BébéMeghan. « En plus, je suis à quelques pâtés de maisons de mon ancien emplacement, ajoute Mme Leclerc. Je suis contente. » 

Ziboutik, une entreprise de vêtements et d’accessoires de maternité, partage le local. « C’est un deux pour un dans la boutique! En réalité, comme j’ai eu beaucoup d’aide, c’est une manière de redonner. J’ai donné un bon coup de main à Catherine [Russell, propriétaire de Ziboutik] pour payer les premiers mois, car elle n’aura pas de frais à payer. Après, on divise les coûts selon l’espace respectif », précise la commerçante. 

Cependant, ce beau local a un coût : « C’est trois fois le prix. Mais le local que je louais avant, c’était un prix qu’on ne trouvait pas ailleurs. Les propriétaires m’ont donné un bon coup de main pour la première année, le temps de me replacer », relativise Annick Leclerc. 

La morale de cette histoire? « Il ne faut pas abandonner nos rêves et garder l’espoir : quand on veut, on peut », résume la propriétaire de BébéMeghan.