Jean Goulet

Auxiliaires de recherche et d'enseignement: L'UdeS a respecté son cadre financier

L'Université de Sherbrooke a appliqué le même cadre financier pour le renouvellement de la convention collective du Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement (SAREUS) que pour ses autres syndicats.

La masse salariale du SAREUS se chiffre à environ 3,5 M$. Les gains accordés aux membres du SAREUS coûteront environ 460 000 $ de plus à l'UdeS.

« Globalement, on a appliqué le même modèle, le même cadre financier », commente Jean Goulet, vice-recteur aux ressources humaines de l'UdeS.

Le SAREUS souhaitait obtenir un salaire de 15 $ pour toutes ces catégories d'emploi d'ici 2019, ce qu'il a réussi à obtenir.

La convention collective du SAREUS s'étirera jusqu'en 2020.

Rappelons que le SAREUS et l'UdeS se sont entendus sur un nouveau contrat de travail. Celui-ci a été signé mercredi. Les deux parties en sont venues à une entente après deux séances de conciliation. La partie patronale n'avait cependant pas pu commenter avant que la convention collective soit approuvée par le conseil d'administration.

L'instance syndicale représente jusqu'à 1500 membres en fonction des contrats attribués, et regroupe notamment des correcteurs, des surveillants et des chargés de laboratoire. Le SAREUS s'était inquiété, avant le renouvellement du contrat de travail, d'une perte de travail de 26 000 heures au cours des trois dernières années pour ses membres. Le SAREUS dénonçait notamment le recours du travail à l'externe pour certaines tâches.

Durant les négociations, l'UdeS a soutenu publiquement que la diminution du nombre d'heures était plutôt liée aux compressions budgétaires et que cette situation a été vécue au sein d'autres syndicats.

L'institution a aussi soutenu que le recours à des étudiants de l'extérieur ou de retraités pour des tâches de correction et de surveillance était une pratique en place depuis plusieurs années et qu'elle avait un impact minime sur les heures de travail du SAREUS.

Selon l'entente sur la table, l'employeur s'est engagé à les afficher à l'interne préalablement avant de recourir à des gens de l'extérieur.

Il est difficile de préciser les augmentations en fonction des années et du pourcentage, puisqu'elles varient grandement d'une catégorie à une autre.

L'UdeS, qui compte environ une dizaine de syndicats, doit maintenant s'entendre avec les employés de soutien, dont le dossier se trouve devant le conciliateur. D'autres séances sont prévues en début d'année. Les deux parties ont convenu de ne pas faire de commentaire devant les médias.

L'institution est aussi en négociation avec l'APAPUS B, qui regroupe du personnel de recherche. La convention collective est échue depuis le 31 mai 2016.

La grande ronde des négociations repartira en 2018 avec le Syndicat des chargées et des chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS).