Pour le seul mois de juillet, Tesla aurait vendu plus de 13 500 unités de Model 3, certains vont jusqu’à avancer un chiffre de 14 250 unités, selon les données préliminaires publiées dans les sites Internet spécialisés en véhicules électriques.

La Tesla Model 3, championne des ventes américaines en juillet

CHRONIQUE / Dans le marché américain des voitures compactes et intermédiaires de luxe, la Tesla Model 3 supplante à elle seule ses compétiteurs sur le plan des ventes aux États-Unis en juillet.

Pour le seul mois de juillet, Tesla aurait vendu plus de 13 500 unités de Model 3 aux États-Unis — certains vont jusqu’à avancer un chiffre de 14 250 unités —, selon les données préliminaires publiées dans les sites Internet spécialisés en véhicules électriques.

Le site Web CleanTechnica de Zachary Shahan (goo.gl/8Ghn4H) a publié un tableau que nous avons reproduit ci-dessous. Les estimations des ventes de Model 3 atteignent les 13 500 unités. Et même si les autres constructeurs combinent deux, trois ou même cinq modèles, aucun n’arrive à ce résultat. BMW arrive en deuxième place avec 12 811 unités, en rassemblant les ventes des Séries 2, 3 et 4. Bon troisième, Mercedes-Benz combine les chiffres des Classes C, CLA, CLS et E, ce qui donne 11 835 unités.

Si on prend les modèles individuellement, la Classe C de Mercedes-Benz a trouvé preneur 6029 fois. Et 4527 clients ont signé leur contrat pour une Série 5 de BMW en juillet, toujours selon les données compilées par CleanTechnica et Good Car Bad Car.

En gros, qu’est-ce que ça signifie? Que Tesla vient gruger les parts de marché des constructeurs de véhicules de luxe. Ce qui était prévisible.

Cependant, Zachary Shahan relativise la situation dans son site Web. «Toutefois, Tesla ne vient pas prendre des ventes pour tous ces modèles. Ce ne sont pas tous les acheteurs de Tesla qui étaient dans le marché des voitures de luxe. En effet, plus de nouveaux propriétaires de Model 3 ont migré d’une voiture électrique moins chère, et certains conduisaient des camions avant [sérieusement!]», écrit-il.

Mais ce constat ne touche pas seulement les voitures de luxe. M. Shahan a aussi remarqué que les ventes de Toyota Camry et de Prius ont chuté de 22 % et de 23 % en juillet, par rapport à la même période en 2017.

Il pose la question suivante : «Si vous soustrayez les montants des subventions et des rabais à l’achat et les économies des frais d’exploitation en n’utilisant plus l’essence, une Model 3 peut se trouver dans la même fourchette de prix qu’une Camry toute équipée. Est-ce que le nouveau modèle [de Tesla] ira tirer de la clientèle de Toyota?»

Mais plutôt, il faut aussi se poser la question : qu’arrivera-t-il lorsque les variantes de base de Model 3 seront livrables sur le champ? À 45 000 $, celles-ci viendront chatouiller les versions plus équipées de modèles de voitures à essence qui ne sont pas considérées comme des autos de luxe.

Cependant, nous avons les données américaines uniquement. Tesla n’a toujours pas répondu aux demandes du Soleil.

Tesla peut-il assurer?

Le pdg de Tesla, Elon Musk, a tenté de rassurer les investisseurs sur son rythme de production et a confirmé être sur la bonne voie pour devenir cette année «durablement» profitable malgré une grosse perte de 717,5 millions $US (933,4 millions $).

Il a donné une conférence téléphonique des résultats du deuxième trimestre mercredi dernier. Tesla a livré 18 449 Model 3 au deuxième trimestre et s’attend à en produire de 50 000 à 55 000 au troisième trimestre.

«Une production hebdomadaire de 7000 véhicules [tous modèles confondus], soit 350 000 par an, devrait permettre à Tesla de devenir durablement profitable pour la première fois de notre histoire.

«Après avoir atteint notre objectif de 5000 [Model 3] par semaine, nous allons augmenter [le rythme], avec l’objectif d’atteindre 6000 Model 3 par semaine d’ici fin août», a affirmé le groupe, qui a précisé vouloir atteindre 10 000 véhicules par semaine «le plus vite possible».  Avec AFP