Indigo offre une application mobile à laquelle le gestionnaire compte ajouter d’autres fonctionnalités dans les cinq prochaines années.

Indigo: les stationnements à l’ère du numérique

CHRONIQUE / À l’ère du numérique, la simple utilisation des stationnements peut prendre une tout autre allure. Le gestionnaire Indigo a pris le virage technologique avec son application mobile, qui aide notamment à payer les frais de stationnement.

Mais Indigo souhaite aller plus loin avec son application.

«On veut simplifier la vie des automobilistes qui utilisent nos stationnements», affirme Kevin Bédard, directeur performance et innovation pour Indigo, rencontré lors du sommet Movin’On à la fin mai, à Montréal. «On pourra même intégrer un code QR dans cette application qui servira à entrer dans le stationnement. Certains stationnements auront un système qui peut reconnaître les plaques d’immatriculation.»

Indigo compte d’ailleurs intégrer d’ici la fin de 2018 le code QR qui peut être reconnu à la barrière. La reconnaissance de plaques est également prévue dans le futur.

«Nous visons la “numérisation” des stationnements dans un horizon de cinq ans, avec les barrières qui ouvrent à la lecture de la plaque et ensuite le stationnement serait facturé sur le compte. Les voitures seront connectées au compte du client», ajoute Gautier Caland, directeur marketing au Canada pour Indigo. «On voit les tendances dans le marché européen qu’on peut répliquer ici. L’Europe est en avance», renchérit-il. «Nous voulons faciliter la vie des automobilistes sur le dernier kilomètre.»

«La majorité du trafic en ville est attribuable à la recherche de stationnement. La congestion représente une perte de 1 milliard $ par année», enchaîne M. Bédard.

Autres services

Le service de stationnement peut être réinventé, en lui ajoutant entre autres des services connexes. Et il peut servir aussi à alimenter le big data.

Dans un premier temps, des services de nettoyage peuvent être offerts, ou même de recharge de véhicules électriques.

«Cependant, avec les bornes de recharge, nous ne sommes pas propriétaires des aires de stationnement. Nous en sommes les gestionnaires. L’installation de bornes dépend de la volonté du propriétaire du stationnement de faire installer les infrastructures. Mais ça peut faire partie des services complémentaires que nous pouvons offrir comme le lavage du véhicule», explique M. Caland. Quant aux données, «nous travaillons avec les villes avec les plateformes ouvertes. Nous offrons un appui aux données ouvertes [non personnelles] dans le contexte des villes intelligentes.»

«Nous collaborons déjà avec la Ville de Québec. On se sert des données d’achalandage de nos stationnements pour guider les policiers lors des grands événements comme le Festival d’été de Québec, par exemple», dit M. Bédard. «C’est pour le moment une approche plus artisanale. Ça répond à un besoin durant les périodes de pointe. Il faut comprendre les tendances afin de mieux comprendre les consommateurs.»

«Dans un avenir pas si lointain, nous pensons aussi à des partenariats avec des distributeurs en ligne [comme Amazon] afin que les commandes soient livrées à proximité ou dans le véhicule, dans la mesure que la voiture puisse être déverrouillée à distance», prédit M. Caland. «Nous voulons être un facilitateur.»

Au Québec, Indigo gère entre 195 000 et 200 000 espaces de stationnement.