La municipalité d’Ascot Corner testera une innovation dans ses installations de traitement des eaux usées grâce à une aide financière de Québec de 210 485 $. Le député de Mégantic François Jacques a procédé à l’annonce, lundi, avec la mairesse Nathalie Bresse.
La municipalité d’Ascot Corner testera une innovation dans ses installations de traitement des eaux usées grâce à une aide financière de Québec de 210 485 $. Le député de Mégantic François Jacques a procédé à l’annonce, lundi, avec la mairesse Nathalie Bresse.

Ascot Corner teste une innovation québécoise

La municipalité d’Ascot Corner testera une innovation québécoise dans ses installations de traitement des eaux usées grâce à une aide financière gouvernementale de 210 485 $ provenant du Fonds vert.

Le député de Mégantic, François Jacques, en a fait l’annonce lundi avant-midi au nom du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charette.

L’initiative de la Ville fait partie des huit projets sélectionnés à l’issue du premier appel à projets lancé par le ministère dans le cadre du programme Climat municipalités — Phase 2.

Afin de répondre à la croissance de sa population et aux besoins des entreprises sur son territoire, Ascot Corner doit accroître la capacité de traitement de ses eaux usées. Or, le traitement des eaux usées représente une part importante de ses émissions de GES.

Au lieu d’agrandir ses installations, ce qui aurait entraîné des coûts et de nombreux impacts environnementaux, dont une augmentation de ses émissions de gaz à effet de serre, elle dotera une de ses stations d’épuration de type étangs aérés d’un système de traitement biologique conçu par l’entreprise lavalloise Technologies Ecofixe.

« À la suite d’un processus rigoureux de recherche et d’analyse sur les différentes technologies de traitement des eaux usées disponibles, la municipalité d’Ascot Corner a sélectionné la technologie Ecofixe afin de répondre à son besoin d’augmentation de la capacité de traitement de ses eaux usées », a commenté la mairesse Nathalie Bresse.

« Avec cette technologie, la municipalité va continuer son développement démographique et économique, respecter les normes de rejet du MELCC et permettre à une entreprise québécoise de mettre à l’essai sa technologie respectueuse de l’environnement. Nous sommes fiers de contribuer au développement d’une technologie verte. »

Cette technologie permet d’augmenter, sans produit chimique, la quantité d’eaux usées traitées par les étangs aérés existants, indique-t-on.

Partage des résultats

La municipalité s’est aussi engagée à partager les impacts et résultats du projet pilote avec d’autres municipalités, répondant ainsi aux objectifs du programme du MELCC. L’objectif ultime visé par le Ministère est que les projets, une fois éprouvés, puissent être repris par différentes communautés et municipalités de manière à faire progresser la lutte contre les changements climatiques au Québec.

« L’innovation en matière de traitement des eaux usées doit s’appuyer sur une technologie économiquement rentable et respectueuse de l’environnement. C’est avec un grand intérêt que je suivrai la mise en œuvre de ce projet qui concilie les deux aspects et contribue, de surcroit, au développement d’une technologie propre 100 % québécoise. Je me réjouis que ce projet porteur ait été sélectionné, car il a véritablement le potentiel de servir de modèle à d’autres municipalités qui vivent les mêmes problématiques d’infrastructures liées au traitement des eaux usées », souligne M. Jacques.

« Environ 70 % des municipalités québécoises ont des étangs aérés; plusieurs d’entre elles pourront tirer profit de l’expérience acquise par Ascot Corner. Notre gouvernement est fier de soutenir ce projet. »

Dans le cadre du programme Climat municipalités — Phase 2, les organismes municipaux étaient invités à proposer des projets pilotes visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou l’adaptation aux changements climatiques par l’expérimentation de solutions techniques ou sociales innovantes dans leur milieu.

« Les municipalités sont fortement touchées par les changements climatiques, mais elles sont aussi bien placées pour agir. Elles ont un impact direct sur de nombreux secteurs à fortes émissions de gaz à effet de serre et sur les habitudes de vie des populations locales », indique le ministre Charrette, dans un communiqué.

« Elles connaissent bien les enjeux de leur territoire, ce qui leur permet, notamment, d’y instaurer différentes mesures d’adaptation. Le programme Climat municipalités permet aux organismes municipaux de mettre en œuvre des projets inspirants et reproductibles pouvant renforcer dès maintenant la résilience des collectivités et la transition du Québec vers une économie sobre en carbone. »