L’usine d’Arjo à Magog tourne à plein régime présentement. On reconnaît ici la directrice des ressources humaines de l’usine, Sandrine Ayotte, ainsi que son directeur des opérations, Julien Bouchard.

Arjo en pleine croissance à Magog

Le nombre d’employés à l’usine de la multinationale Arjo, à Magog, a tellement augmenté que la compagnie a décidé d’investir quelques millions afin d’agrandir certains espaces de travail et offrir plus de confort à son personnel.

« On est présentement à 185 employés. C’est 40 pour cent de plus qu’en 2016. On est de retour au point où on était vers 2013 environ, avant que plusieurs mises à pied surviennent au département de recherche et développement de notre usine ici », souligne Sandrine Ayotte, directrice des ressources humaines chez Arjo à Magog.

Les mises à pied auxquelles fait allusion Mme Ayotte ont marqué bon nombre de personnes. Elles laissaient croire que les installations de la multinationale suédoise, en sol magogois, étaient soudainement devenues moins importantes aux yeux des grands patrons de l’entreprise. Cela paraissait inquiétant.

Directeur des opérations de l’usine d’Arjo à Magog, Julien Bouchard ne cache pas sa satisfaction lorsqu’on lui parle de la croissance des activités de la multinationale dans cette ville.

« Nos affaires vont bien. On a retourné le bateau de bord. Entre autres, notre département de recherche et développement a redémarré fortement. On a conçu quelques bons produits innovants, ici à Magog, et ça nous aide vraiment », remarque M. Bouchard.

Évidemment, la situation économique à l’échelle de la planète explique en partie la croissance des activités de la multinationale à Magog. Mais il y a plus, selon le directeur des opérations de l’usine magogoise.

« Beaucoup de gens ont besoin de produits comme ceux qu’on fabrique, qui facilitent la mobilité des patients à différents endroits. Les gens vieillissent et on retrouve également plus de personnes avec de graves problèmes de poids aux États-Unis comme ailleurs dans le monde », note Julien Bouchard.

Le recrutement

Lorsqu’on évoque la question du recrutement de travailleurs, M. Bouchard concède sans difficulté qu’Arjo est confrontée à la même problématique que nombre d’entreprises installées au Québec par les temps qui courent. Le taux de chômage est faible et les employeurs en paient parfois le prix.

« C’est vrai que ce n’est pas facile de recruter. Mais, en travaillant fort, on réussit à aller chercher le monde dont on a besoin. Le fait que nos produits servent au bien-être d’autres êtres humains nous rend la tâche un peu plus facile, je pense. Les gens savent qu’on conçoit des choses utiles pour la population. »

Grâce aux travaux prévus, 38 cases supplémentaires seront ajoutées dans le stationnement de l’ancienne BHM Médical, 12 salles de conférence seront aménagées et le laboratoire sera agrandi d’environ 300 mètres carrés.