La conseillère Danielle Berthold (remplaçant le maire), la ministre Marie-Claude Bibeau et le président-directeur général d’Immune Biosolutions, Frédéric Leduc.

Appui de 250 000 $ pour Immune Biosolutions

L’entreprise Immune Biosolutions (IBio), une société sherbrookoise de biotechnologie, a reçu un appui financier remboursable de 250 000 $ afin de bonifier le parc d’équipements dont elle dispose pour ses analyses cellulaires et génomiques.

Le prêt a été annoncé vendredi après-midi par Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, au nom de Navdeep Bains, ministre responsable du portefeuille de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

L’entreprise utilisera la somme dans le cadre de ses recherches portant sur les anticorps thérapeutiques — un projet qui a nécessité des investissements de plus de 1,8 million de dollars, notamment pour acquérir des appareils de haute pointe, très performants.

« Cet équipement-là va nous permettre d’accélérer la découverte de médicaments : au lieu de passer deux ans à faire la découverte de médicaments, on pourra le faire à l’intérieur de 120 jours », explique avec enthousiasme Frédéric Leduc, président-directeur général d’Immune Biosolutions. Il ajoute que les nouveaux appareils permettront aussi de mettre en branle plus de projets en même temps, passant de deux ou trois projets d’envergure par année à plus d’une dizaine pour la même période.

« On a deux programmes de découverte en oncologie qui débutent en ce moment, et qui ciblent le cancer de la prostate et le cancer des poumons — deux endroits pour lesquels on a besoin de nouveaux médicaments », indique M. Leduc.

Leurs recherches visent à utiliser les mécanismes de défense d’un patient pour combattre la maladie, en fournissant à son corps des armes, soit les anticorps thérapeutiques.

« Le principe, c’est qu’on réoutille le système immunitaire pour lutter contre les cellules de notre propre corps qui sont devenues un peu rebelles — les cellules cancéreuses —, alors on le réoutille avec des anticorps », résume M. Leduc.