L’équipe d’Anges Québec s’est arrêtée dans les locaux de l’accélérateur Espace Inc, mercredi, afin de recruter des entreprises innovantes à la recherche de financement. Sur place, dans l’ordre habituel, on retrouvait : Stéphanie Schwanen, directrice communications et communauté d’Anges Québec, Gabriel Marcotte, pdg d’ESA, Chantal Goffoz, présidente de Divergent Capital, et l’homme d’affaires Patrick d’Astous, ange investisseur.

Anges Québec recrute en Estrie

Derrière chaque nouvelle entreprise se cache une idée. Une idée qui, espère chaque entrepreneur, répondra à un besoin. Mais derrière cette idée se cache aussi une histoire, que les entrepreneurs auraient avantage à faire connaître lorsque vient le temps de chercher du financement.

C’est là un des conseils clés que l’équipe d’Anges Québec est venue donner à une vingtaine de jeunes entrepreneurs estriens réunis dans les locaux de l’accélérateur Espace Inc. à l’occasion de sa tournée de recrutement.

Accompagnée d’investisseurs, l’équipe d’Anges Québec avait invité des dirigeants de jeunes pousses (communément appelées start-ups) de la région à échanger sur l’art de parler à des investisseurs. Des conseils clés qui leur permettent de réussir leur campagne de financement, étape cruciale dans le démarrage de toute jeune entreprise.

Premier conseil, selon Stéphanie Schwanen, directrice communication et communauté d’Anges Québec : on ne s’adresse pas à un investisseur comme on s’adresse à un client.

« Quand un entrepreneur cherche du financement, il doit vendre son entreprise à des investisseurs et non pas vendre son produit. C’est d’ailleurs le premier conseil qu’on donne aux entrepreneurs : ils doivent changer complètement leur approche. On ne parle pas ici à un client, mais à un investisseur qui va devenir un partenaire d’affaires. Or, les informations que recherche un investisseur ne sont pas les mêmes que celles qu’on transmet à un client. Ce sont deux approches complètement différentes », précise Mme Schwanen.

« Chez Anges Québec, quand on s’adresse à un investisseur, on fait ce qu’on appelle un pitch de huit minutes sous forme d’histoire. Qui sommes-nous, que fait notre entreprise et pourquoi un investisseur devrait investir chez nous? On a donc huit minutes pour capter l’attention de l’investisseur et l’amener à s’intéresser suffisamment à nous pour avoir envie d’investir. »

« Une idée et un rêve »

L’homme d’affaires Patrick d’Astous fait partie de ces anges investisseurs vers qui les jeunes entreprises se tournent pour obtenir du financement ainsi que des conseils à l’aube de leur développement. Que recherche-t-il chez un entrepreneur?

« D’abord, il faut qu’il soit enthousiaste, tient-il à préciser. Ce qu’on aime, c’est de voir des entrepreneurs qui ont une idée et qui ont un rêve. Après, on va les aider à formaliser leur idée afin de réaliser leur rêve. Ce que je dis aux entrepreneurs, c’est de rêver, d’être enthousiastes et d’être résilients! »

À cela s’ajoute la rigueur, précise M. d’Astous.

« Souvent dans la vie on se fait des idées préconçues d’une situation ou d’un phénomène. Il est donc très important d’utiliser ce qu’on sait, les données qu’on peut trouver sur Internet, ce que les autres peuvent nous apporter, de façon à ce que notre rêve s’appuie sur une base solide et vraie. C’est ça, la rigueur... »

Fondée en 2008, Anges Québec s’est donné pour mission d’identifier, financer et accompagner les entreprises innovantes à fort potentiel au Québec. Son réseau compte plus de 200 investisseurs privés.