Vacances des Québécois: les Cantons-de-l’Est de retour dans le top 5

Les Cantons-de-l’Est reviennent dans les régions chouchous pour les projets de vacances des Québécois, selon le sondage annuel du CAA-Québec.

Les Cantons-de-l’Est reviennent dans les régions chouchous pour les projets de vacances des Québécois.


La région touristique estrienne est de retour dans le top cinq des destinations en vue par les vacanciers cet été, selon le sondage annuel du CAA-Québec.

L’an dernier, les Cantons-de-l’Est avaient été exclus de justesse du classement des régions préférées des vacanciers québécois, se classant au sixième rang, rappelons-le.



Cette année, la région estrienne effectue une belle remontée en figurant au troisième rang du palmarès, à égalité avec Charlevoix. Le Bas-Saint-Laurent complète ce top cinq.

C’est ce qui ressort des résultats du 14e sondage annuel de CAA-Québec sur les intentions de voyages estivaux des Québécois. Les Cantons-de-l’Est et Charlevoix ont obtenu 14 % de réponses favorables des vacanciers québécois.

Le sondage nous apprend aussi que 57 % des Québécois ont choisi de demeurer au Québec pour leurs vacances. L’an dernier, cette proportion était beaucoup plus élevée, soit 65 %.

Celle de ceux prévoyant demeurer à la maison est en baisse, à 17 %. En 2022, 20 % des personnes sondées disaient vouloir passer leurs vacances à domicile.



Un vacancier sur dix (10 %) prévoit visiter une autre province canadienne.  L’Ontario, à 55 %, se classe première, devant  le Nouveau-Brunswick (25 %) et la Colombie-Britannique (15 %).

Prendre l’avion

Même si l’inflation va influencer les comportements des vacanciers québécois, ils sont aussi nombreux à vouloir prendre l’avion qu’avant la pandémie, selon le sondage du CAA-Québec.

Parmi les répondants, 22 % ont l’intention de prendre l’avion au cours de leurs vacances estivales, selon le sondage dévoilé mardi. Ce chiffre se compare à une proportion de 19 % en 2019, soit avant la pandémie. La proportion doit être considérée comme similaire puisque l’écart se situe dans la marge d’erreur de 3,1 %.

Sur le terrain, les conseillers voyages de CAA-Québec constatent que l’inflation n’est pas venue à bout de ce qu’on appelle les dépenses de revanche. «C’est absolument vrai!», abonde le conseiller en communication de l’organisme sans but lucratif, David Marcille, en entrevue.

«Les gens sont fâchés de ne pas avoir pu voyager pendant plusieurs années. Ils se reprennent cette année. Peu importe le prix, ils sont prêts à augmenter leur budget. On sent un désir assez intense.»

Les Québécois sont ainsi plus nombreux à planifier un voyage en Europe, soit 9 % par rapport à 5 % à la même période l’an dernier.



Le coup de sonde vient confirmer les commentaires des dirigeants des grands transporteurs aériens qui affirment que l’incertitude économique, l’inflation et la montée du prix des billets n’ont pas freiné la demande.

En mai, le président et chef de la direction d’Air Canada, Michael Rousseau, ne voyait pas de turbulences à l’horizon. «Quand on regarde les réservations pour le reste de l’année, nous croyons que la demande se maintiendra.»

Le transporteur montréalais Transat doit dévoiler ses résultats trimestriels jeudi. L’analyste Kevin Chiang, de CIBC Marchés mondiaux, s’attend à ce que le ton de la mise à jour de la société soit positif pour la saison estivale à venir. «Si la reprise est plus rapide que prévu, nous restons prudents par rapport à son action en raison d’un endettement élevé», nuance-t-il.

Par le fait même, le nombre de Québécois qui prévoient rester dans la province durant leurs vacances diminue par rapport à l’an dernier, de 65 % à 57 %. Cela représente 17 % qui restent à la maison et 40 % qui visiteront une autre région du Québec.

Le budget en tête

Malgré la résilience de la demande aérienne, l’inflation a un effet sur les projets des vacanciers, dont une majorité continue de s’évader en voiture.

Plus de la moitié (54 %) des répondants affirment que l’inflation fait partie des facteurs qui influencent le déroulement de leur projet. Un nombre similaire (49 %) identifient le prix de l’essence comme un facteur qui modifie leurs plans.

Parmi les 17 % qui resteront à la maison, ils sont 64 % à affirmer que l’essence joue un rôle dans leur décision.

Ainsi, parmi tous les répondants, 21 % prévoient limiter leur déplacement une fois à destination, 28 % vont réduire le nombre d’activités prévues durant les vacances, 28 % vont voyager «moins souvent» et 31 % vont réduire le nombre de repas pris dans un restaurant.

Dans un contexte de prix plus élevés, les répondants ont aussi augmenté l’enveloppe consacrée au poste budgétaire des vacances. Elle passe de 1687 $ l’an dernier à 1955 $ cette année, souligne M. Marcille. «Prendre des vacances, ça coûte plus cher.»