Catherine Durocher, agente de développement à la MRC des Sources, Julien Benoît, directeur de Destination St-Camille, Jacques Cloutier, coach en chef de l’Accélérateur entrepreneurial Desjardins, Mélanie Lagacé, coordinatrice et chargée de cours à l’UdeS, Dany Boily de la Caisse Desjardins du Nord du Haut-St-François, Marc-André Letendre de la Caisse Desjardins des Sources et Philippe Pagé, maire de St-Camille, étaient tous très heureux de la collaboration entre les Camillois et les étudiants en entrepreneuriat.

Accélérateur entrepreneurial Desjardins de l'UdeS : immersion à Saint-Camille

Grâce à l’Accélérateur entrepreneurial Desjardins (AED) de l’Université de Sherbrooke, 14 étudiants de l’École de gestion ont pu vivre une expérience immersive et collaborative en entrepreneuriat. Ils ont en effet passé deux journées à Saint-Camille afin de réfléchir avec les intervenants de la région à propos de deux enjeux de la municipalité : la mobilité et la démographie.

C’est la première initiative du genre pour l’AED. Rappelons que ce dernier a été créé afin de stimuler une culture de réalisation de projets entrepreneuriaux à l’échelle des campus de l’Université.

Étudiants, citoyens et coachs entrepreneuriaux ont participé collectivement à la réflexion qui s’est déroulée de mardi à jeudi dernier.

« À Saint-Camille, le but était de projeter les étudiants dans le réel. Ils ont ainsi pu voir ce que c’était d’entreprendre dans une communauté locale », explique Mélanie Lagacé, chargée de cours à l’UdeS pour le cours de Projet immersif entrepreneurial.

« En entrepreneuriat, il n’y a rien comme aller dans le vrai monde. La théorie a sa pertinence, mais il faut sortir pour le vivre, pour développer ses compétences techniques, mais aussi relationnelles », ajoute-t-elle.

Le passage à Saint-Camille a donc été un franc succès de part et d’autre : les étudiants ont pu vivre une expérience concrète et la municipalité a pu recevoir diverses pistes de solutions selon les enjeux établis.

« Le tout s’est déroulé sous forme de co-création et de collaboration. Les étudiants pouvaient challenger les Camillois, tout comme ces derniers pouvaient challenger les étudiants sur certaines idées », souligne Mélanie Lagacé.

Les discussions sur la mobilité et le matériel qui en a découlé permettront notamment d’alimenter une future consultation publique sur le sujet. Concernant la croissance démographique, il a été statué que des initiatives devaient être mises en place pour attirer les gens, notamment en ce qui a trait à l’offre d’hébergement.

« L’activité a duré deux jours dans ce cas, mais éventuellement on aimerait faire des séjours de cinq jours et permettre de pousser le processus. On pourrait alors concrétiser certaines des solutions proposées en passant à la phase de prétotype et potentiellement au prototype », explique la chargée de cours.

« On aimerait aussi entreprendre à plus grande échelle. L’AED vise le Québec, mais aussi le monde. »