Pierre-Luc Choquette cultive depuis cinq ans des champignons entre les rangées d’épinettes de la terre familiale.

À la découverte des saveurs des Sources

Le circuit Saveurs et Savoir-faire des Sources est l’occasion pour les entreprises de cette MRC de profiter d’une vitrine auprès de centaines de visiteurs. Celles qui en étaient à leur première participation sur le trajet de cette 5e édition ont d’ailleurs constaté un bel achalandage cette fin de semaine. C’est le cas de la Ferme thérapeutique DadaDo, ainsi que des Saveurs du boisé Choquette qui cultivent un champignon méconnu au Québec.

Animaux en liberté, jardin gigantesque, tipis, nature à perte de vue… voilà l’environnement dans lequel séjournent les jeunes de passage à la ferme DadaDo à Danville. Depuis maintenant un peu plus d’un an, elle permet de faire une différence dans la vie de plusieurs enfants.

« Nous accueillons des jeunes qui vivent avec différents défis comme de l’autisme, des TDAH, le syndrome de Gilles de la Tourette… Nous les faisons apprendre par le travail sur la ferme. Nous leur donnons des outils pour mieux évoluer dans leur environnement », explique la directrice du projet, Danielle Domond.

C’est donc une dizaine d’intervenants qui œuvrent auprès des pensionnaires qui peuvent demeurer d’une fin de semaine à plusieurs semaines. On y travaille notamment avec l’hortithérapie, l’art thérapie et la zoothérapie. C’est d’ailleurs une quarantaine d’animaux qui sont présents sur la ferme : ânes, chevaux, canards, chèvres, moutons…

« C’est le cœur de ces personnes qui change tout. C’est le premier critère de sélection pour travailler à la ferme DadaDo », confie Danielle Domond au sujet du dévouement des intervenants.

« Dans notre approche, on prône la spontanéité et la liberté, on ne veut pas toujours animer l’enfant », explique la directrice alors qu’un enfant se promène à côté avec un arc qu’il a décidé de construire un matin où il en avait envie.

Notons que la ferme thérapeutique DadaDo est ouverte toute l’année, adaptant ses activités selon les saisons.

Champignon méconnu

Aussi à Danville, les Saveurs du boisé Choquette proposent de leur côté le champignon strophaire rouge vin, un aliment qui gagne tranquillement en popularité. Avec son allure dodue et son goût de noisette, il a charmé à peu près tous les visiteurs qui sont arrêtés là samedi ou dimanche.

Malgré que ce champignon soit méconnu au Québec, il figure parmi les dix plus consommés dans le monde.

Pierre-Luc Choquette a commencé à le cultiver en 2013 alors qu’il cherchait un moyen de valoriser les rangées entre les arbres de la plantation d’épinettes sur la terre rachetée de son père.

« Je me suis tourné vers l’Optech, un centre de transfert technologique, puis on m’a proposé les champignons », explique-t-il.

Depuis, le cultivateur est toujours en recherche et développement dans le but d’établir les meilleures conditions afin d’avoir une production constante, car c’est le défi que posent les champignons.

« Cette année, si tout va bien, nous aurons récolté 1500 kg, tandis que l’année dernière, on a eu 2600. C’est techniquement facile de faire pousser des champignons, mais c’est plus compliqué de contrôler les différentes variables », souligne-t-il, tout en mentionnant que la demande pour le champignon rouge vin est grandissante.

Partenaire avec Sobeys, les champignons du boisé Choquette sont disponibles dans plusieurs IGA, dont certains de la région de Sherbrooke. Pierre-Luc Choquette fait également affaire avec plusieurs grossistes de restaurants, particulièrement friands du champignon rouge vin.