Le Président-directeur général chez Accélérateur de Création d’Entreprises Technologiques (ACET), Ghyslain Goulet, Vice-recteur à la valorisation et aux partenariats, Vincent Aimez, le président de Immune Biosolutions, Frédéric Leduc, la vice-présidente entreprises de la Banque Nationale , Geneviève Turbide-Potvin et le député Guy Hardy

7,6 millions $ pour les entreprises technologiques

L’Accélérateur de création d’entreprises technologiques (ACET) pourra continuer à investir dans les jeunes pousses du domaine de la technologie. Six ans après le lancement du fonds, 7,6 millions de dollars sont réinvestis dans l’ACET, ce qui aidera une vingtaine de start-ups à démarrer leurs activités.

Le gouvernement du Québec verse 2 M, la Banque Nationale donne 1,4 M, et 21 investisseurs se mettent ensemble afin de contribuer à la hauteur de 4,2 M, pour un total de 7,6 M$. 

Le président directeur général de l’ACET, Ghyslain Goulet, se réjouit de cette deuxième vague de financement. « Ce fonds a 7,6 M de $ de capitaux, qui seront investis dans les quatre prochaines années dans 20 à 25 entreprises, explique-t-il. Le premier critère important, c’est d’avoir un fort contenu technologique, donc souvent les entreprises sont issues de travaux de recherches ou d’innovation de l’Université de Sherbrooke. Nous avons des entreprises dans tous les domaines d’activités, que ce soit dans la technologie de l’information, dans les produits industriels, des produits qui détectent la légionellose dans les tours de refroidissement, dans les logiciels, etc. »

Bon bilan

Lors du premier bloc, 4 M$ avaient été investis dans 16 projets. « On a complété le cycle d’investissement de notre premier fonds la semaine dernière. On a investi dans 16 entreprises et celles-ci ont généré près 50 millions d’investissements jusqu’à maintenant », indique le PDG de l’ACET.

Chaque année, une centaine de projets sont déposés à l’organisation. « C’est indispensable, car des fonds de capitaux de risques, il y en a pour de grandes entreprises et il y en a pour des entreprises qui sont déjà démarrées. Nous, on est dans les start-ups technologiques. Le niveau de risque est encore plus élevé. La particularité de l’ACET, c’est qu’on a décidé de créer nos propres fonds d’investissement et on a eu beaucoup de succès. Avec la banque et le gouvernement, ça fait une très belle enveloppe », commente M. Goulet.

« De notre expérience, toutes les fois qu’on a investi un dollar, six autres ont été investis, poursuit-il. On a eu un effet multiplicateur auprès d’autres investisseurs privés. Le meilleur exemple, c’est Sherbrooke Innopole. Si l’entreprise est établie à Sherbrooke, Sherbrooke Innopole peut co-investir avec nous. Aussi, le modèle de l’ACET fait que tous nos investisseurs autour peuvent le faire sur une base individuelle, donc on multiplie l’effet d’investissement dans l’entreprise. C’est toujours le même principe, celui de partager le risque, car nous sommes dans des niveaux de risques très élevés. »

Cependant, l’ACET ne fait pas qu’investir. « Il y a de l’investissement, mais il y a aussi l’accompagnement, précise M. Goulet. On peut mettre jusqu’à 700 heures de coaching pour en faire une entreprise à succès. Nous sommes de gros partenaires de nos entreprises. Nous sommes très impliqués pour faire en sorte de supporter les entrepreneurs et les aider à grandir. On a un modèle unique, ce qui fait qu’on a un plus grand taux de succès que les autres incubateurs accélérateurs. »

De plus, beaucoup d’entreprises demeurent en région. « La majorité des entreprises s’installent à Sherbrooke. Quelques-unes se sont aussi installées à l’extérieur, car nous ne faisons pas d’incubation physique, mais la majorité est restée ici en Estrie, ce qui crée beaucoup d’emplois », analyse M. Goulet.

La moitié des entreprises réussissent à percer le marché international. « Notre objectif, c’est de faire plus que ça, car quand on a une entreprise technologique, rapidement il faut se tourner vers les marchés internationaux. Il est rare que le gros marché d’une entreprise soit au Québec. On commence ici, car c’est plus facile, mais rapidement on les pousse hors du Québec, pour qu’ils exportent aux États-Unis, en Europe et dans les autres provinces », résume M. Goulet.