Le DG de Pro-Gestion Estrie, Charles-Olivier Mercier dévoile que les PME de Sherbrooke ont utilisé 700 000 $ du programme d’aide aux petites et moyennes entreprises.
Le DG de Pro-Gestion Estrie, Charles-Olivier Mercier dévoile que les PME de Sherbrooke ont utilisé 700 000 $ du programme d’aide aux petites et moyennes entreprises.

700 000 $ déjà octroyés par le Programme d'aide aux PME

SHERBROOKE — Le programme d’aide aux petites et moyennes entreprises (PME) est populaire en région. Déjà 19 entreprises ont obtenu le feu vert du comité d’investissement et ont reçu des prêts totalisant 700 000 $. 

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a paraphé une entente de prêt de 1 809 033 $ avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour venir en aide aux PME. Chaque entreprise retenue peut obtenir un prêt maximum de 50 000 $. Celui-ci est remboursable sur une période de trois à cinq ans et le taux d’intérêt est fixé à 3 %.

Environ 40 % de l’enveloppe a donc été investie. « Les demandes qui sont encore en traitement totalisent une somme de 1,8 M$, révèle Charles-Olivier Mercier, directeur général de Pro-Gestion Estrie. Alors si on additionne les 700 000 $, on en a pour environ 2,5 M$ en demandes. On dépasse donc les 1,8 M$ qui sont octroyés. »

Selon M. Mercier, des demandeurs vont sans doute retirer leur candidature dans les prochains jours, puisqu’ils voudront analyser la situation. Cependant, d’autres se rajouteront. « On peut envisager que le fonds sera en bonne partie, voire en totalité, octroyé à Sherbrooke », renchérit le DG de Pro-Gestion Estrie. 

Douze dossiers ont reçu 40 000 $ et plus. Neuf d’entre eux ont obtenu le prêt maximal, soit 50 000 $. 

Charles-Olivier Mercier est persuadé que ce programme sauve des entreprises. « Ça peut avoir une incidence significative, assure M. Mercier. C’est un critère d’analyse. Les entreprises ayant de plus grands besoins sont référées à Investissement Québec ou à Développement économique Canada. Il y a d’autres mesures pour les grandes entreprises. »

Demandes écartées

En tout, 113 demandes de prêts ont été effectuées par des PME sherbrookoises. Environ le tiers ont été écartées dès le départ. « Elles ne respectaient pas les critères du programme. C’est vraiment une aide de dernier recours. Des entreprises étaient en activités depuis moins d’un an, alors elles ne se qualifiaient pas. D’autres voulaient investir avec cet argent. Non, c’est de l’argent public servant à sauver des entreprises », explique M. Mercier, ajoutant que plusieurs autres PME ont été réorientées vers d’autres programmes.

Des 113 entreprises ayant effectué une demande, beaucoup sont connues des Sherbrookois, explique Charles-Olivier Mercier, qui est également directeur général de Commerce Sherbrooke. « On ne parle pas nécessairement de petites entreprises. C’est évidemment confidentiel, mais ce sont des entreprises qu’on fréquente régulièrement. On aide des entreprises qui desservent les Sherbrookois au quotidien. Elles opèrent dans tous les créneaux. C’est très diversifié, ça peut être des bars, des restaurants, des services professionnels. Il n’y a pas de créneau qui semble être surreprésenté. Je ne m’attendais pas nécessairement à ça. Ça montre qu’il y avait des besoins importants au niveau des liquidités pour plusieurs entreprises », réalise-t-il. 

Est-ce que Sherbrooke aura assez d’argent dans l’enveloppe? « Le gouvernement s’est prononcé pour un financement additionnel, rappelle le maire de la ville, Steve Lussier. Pour l’instant, ils regardent où ils sont rendus. Certaines villes ont déjà épuisé leur montant. Chez nous, ce n’est pas le cas. Il y a encore beaucoup de demandes. »

« On est en lien directement avec le ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel. Il est très à l’écoute de ce dont on aura besoin », enchaîne-t-il.