Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a fait la visite de l’usine de Plastimum en compagnie de Manon Tremblay, présidente de l’entreprise, Luc Fortin, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l’Estrie, et Alain Brasseur, actionnaire chez Plastimum.

4M $ injectés dans Plastimum

Plastimum implante une nouvelle ligne de conditionnement des plastiques à son usine de la rue Pépin dans le Parc industriel régional. Le projet innovant permettra de traiter jusqu’à 4000 tonnes de matières supplémentaires par année. Avec ses partenaires Eagle Vizion et OEM, l’entreprise sherbrookoise a investi 1 M$ dans la nouvelle machinerie de tri de plastique et 2,5 M$ dans son laboratoire de recherche. Elle a aussi reçu une subvention de 500 000 $ de Recyc-Québec.

Le projet de Plastimum est l’un des sept projets sélectionnés par la société d’État Recyc-Québec dans le cadre de son dernier appel à projets, lancé en janvier, visant à augmenter la qualité des matières recyclables et leur conditionnement par des entreprises locales. La ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, s’est rendue à l’usine sherbrookoise mercredi, jour où la nouvelle ligne de conditionnement des plastiques entrait en fonction.

« On est dans le recyclage, donc on est dans l’avenir, on est dans l’innovation et je le dis souvent, ce qui va sauver notre planète, c’est l’innovation », a lancé d’emblée la ministre Melançon.

Fondée en 2011, Plastimum récupère et conditionne les résidus de plastique issus des centres de tri pour leur donner une valeur ajoutée et les dévier de l’enfouissement. Cette valorisation permet de produire un plastique de haute qualité pour les industries locales de transformation.

10 000 tonnes de matières récupérées par année

En mettant à niveau son usine existante par l’implantation d’une ligne de tri et conditionnement pour les sacs, les pellicules et le plastique mixte, Plastimum répondra aux lacunes existantes, soit d’offrir un marché de sortie de proximité pour les centres de tri et pallier le manque d’approvisionnement au Québec en plastique de qualité pour les transformateurs. Grâce au projet, la matière traitée annuellement atteindra 10 000 tonnes.

Aussi, le procédé de la nouvelle ligne de conditionnement de plastique nécessite 95 pour cent moins d’eau pour le lavage et son taux de récupération est également de 95 pour cent.

« Nous achetons majoritairement nos plastiques du Québec et les produits finis sont tous vendus dans la province. Cela permet donc une excellente traçabilité de nos plastiques et contribue à l’économie circulaire », a noté Manon Tremblay, présidente de Plastimum, précisant que l’intégration de technologies uniques au monde développées par Eagle Vizion et Sherbrooke OEM, l’entreprise est en mesure de produire un gisement contenant de la matière première d’une qualité exceptionnelle, atteignant une pureté de plus de 98 %, recherchée par plusieurs transformateurs qui doivent actuellement s’approvisionner à partir de matériel vierge.

« Il s’agit d’une entreprise exemplaire en terme d’économie circulaire. Non seulement elle s’approvisionne au Québec, mais elle reconditionne, fait le tri et revend essentiellement au Québec. Des entreprises comme celle-là permettent de sauver la planète. On doit être sensible à ça. Nos enfants le sont en très bas âge et c’est notre responsabilité de leur léguer un environnement sain », a déclaré le ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l’Estrie, Luc Fortin.

Plastimum est un des rares centres de conditionnement de plastique post-consommation au Québec.

« Nous avons été confrontés comme toute l’industrie aux conséquences d’un apport de matière de piètre qualité. Nous avons réagi en nous modernisant, en adaptant nos procédés pour générer des produits de très haute qualité », résume la présidente, Mme Tremblay.