La construction de l’école C (photo), dans le secteur Rock Forest et de l’école Plein-Soleil, dans le secteur du plateau Saint-Joseph, contribue à faire grimper de 42 % la valeur des permis dans le domaine institutionnel.

25 M$ de plus en construction en 2017

La construction résidentielle accuse un recul en 2017 à Sherbrooke. Il ne s’agit pas moins de la meilleure année depuis 2013 pour la valeur totale des investissements en construction et en rénovation, soit 326,6 M$, notamment grâce au secteur institutionnel.

« Dans le résidentiel, la valeur diminue de 14 %, mais le nombre d’unités n’a pas fléchi. C’est le budget qui est un peu à la baisse », résume Yves Tremblay, directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable à la Ville de Sherbrooke. Le nombre de nouveaux logements, à 824, est légèrement inférieur à celui connu en 2016, soit 873.

La construction de l’école C (9,6 M$), dans le secteur Rock Forest et de l’école Plein-Soleil (2,2 M$), dans le secteur du plateau Saint-Joseph, contribue à faire grimper de 42 % la valeur des permis dans le domaine institutionnel.

« C’est une année équivalant à l’année passée, donc à peu près la même valeur de travaux, soit 326 M$, pour un peu plus de 5000 permis délivrés. Les projections de la SCHL indiquaient que le résidentiel devait se stabiliser en nombre, et c’est ce que nous observons... »

L’arrondissement comptant la plus grande valeur de permis est celui de Jacques-Cartier et du Mont-Bellevue, pour 150 M$, alors que la valeur de ces permis bondit de 94 % dans Lennoxville. Le plus grand nombre de permis pour des constructions neuves a été délivré dans l’arrondissement 1, qui inclut Rock Forest, Saint-Élie, Deauville et Brompton. Les investissements commerciaux ont pour leur part chuté de 40 M$.

Parmi les projets majeurs réalisés en 2017, notons ceux de Motrec (2,9 M$), du bâtiment multilocatif industriel de Brompton (4 M$) et la construction d’un immeuble de 18 logements (2,2 M$) dans l’arrondissement 4.

On relève par ailleurs 1402 plaintes et requêtes concernant la salubrité et l’environnement, entre autres pour la collecte de déchets, les nuisances extérieures, le code du logement, les bâtiments jugés non conformes et les travaux réalisés sans permis.

Un plan d’intervention contre l’insalubrité

La conseillère Nicole Bergeron a d’ailleurs demandé plus de proactivité pour des interventions dans les logements insalubres. « Est-ce que nous ne sommes pas rendus au point où on devrait être plus proactifs et faire des visites dans les secteurs où on sait qu’il y a des problématiques vu l’âge des logements et des propriétés? Juste y aller à la suite de plaintes, ce n’est peut-être pas optimal. Nous avons tous une préoccupation pour que les gens puissent rester dans des lieux qui permettent de respirer de l’air qui n’est pas vicié, de ne pas sentir qu’ils chauffent le dehors et que les galeries et les escaliers ne soient pas dangereux. »

Mme Bergeron cite le porte-à-porte électoral, pendant lequel d’inquiétants constats ont pu être tirés. « Il y a des endroits où tu te demandes si tu vas pouvoir monter et redescendre avec tous tes membres et quand les portes ouvrent, ça nous paraît parfois impossible que des gens vivent dans de telles conditions. Il faudrait essayer d’avoir un plan d’intervention pour être plus proactifs en cette matière. »

Elle suggère notamment l’embauche d’étudiants qui pourraient visiter les résidences à risque.

Le maire Steve Lussier a mentionné que des incitatifs pour résoudre les problèmes de salubrité feraient l’objet de discussions à huis clos lundi.

Vincent Boutin voulait pour sa part s’assurer qu’il n’y avait plus de moratoire sur la construction de nouvelles résidences en raison de la situation des stations d’épuration. « Nous avons cinq stations d’épuration et la capacité de traitement est atteinte dans trois cas. Je reviendrai bientôt avec un dossier à ce sujet », a répondu Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.