Une nouvelle résidence pour aînés de 208 logements pourrait voir le jour au coin des rues Galt et Bowen sur une partie du terrain appartement aux Filles de la charité du Sacré-Cœur de Jésus, soit du côté nord-ouest de l’intersection.

208 logements pour aînés au coin de Galt et Bowen

Une nouvelle résidence pour aînés de 208 logements pourrait voir le jour au coin des rues Galt et Bowen sur une partie du terrain appartement aux Filles de la charité du Sacré-Cœur de Jésus, soit du côté nord-ouest de l’intersection. Le conseil municipal a approuvé la première étape d’un amendement au zonage et au lotissement pour permettre la réalisation du projet.

La demande vient d’une « entreprise canadienne en gestion immobilière et spécialisée en résidences pour personnes âgées » identifiée comme une entreprise à numéro. Selon le registraire des entreprises, il s’agit du Groupe Lokia, qui compte des résidences au Québec et au Nouveau-Brunswick, soit à Alma, L’Ancienne-Lorette, La Baie et Bathurst, entre autres.

La résidence projetée viserait une clientèle autonome et compterait 208 logements répartis sur trois étages en façade et sept étages à l’arrière. Différents services seraient offerts aux résidents, dont des soins spécialisés et hospitaliers.

« C’est un projet intéressant pour la densification du centre-ville », a commenté le conseiller Rémi Demers.

« Il y a effectivement un besoin pour des logements abordables pour les aînés à Sherbrooke. Je me demande quels sont nos pouvoirs pour inciter les promoteurs à opter pour des logements abordables », a précisé la conseillère Évelyne Beaudin.

Le projet en lui-même est dérogatoire en plusieurs points. Dans un premier temps, l’entreprise souhaitant construire la nouvelle résidence achèterait une partie du terrain appartenant à la congrégation religieuse. Il faudrait donc diviser la propriété pour en faire deux lots distincts. Il faudra aussi approuver la démolition de deux bâtiments et d’un garage.

Si la résidence suivra la topographie du terrain, donc sera construite en escalier, la partie arrière, plus basse, ne sera pas visible de la rue. Le zonage ne spécifie pas de nombre d’étages maximal, mais plus un bâtiment est élevé, plus il doit s’éloigner des limites du terrain. Dans ce dossier, trois des quatre côtés ne respectent pas les normes de marges inférieures.

Dans le même sens, la division du terrain en deux lots rend aussi la maison-mère de la congrégation dérogatoire par rapport à la distance nécessaire avec les limites du lot. Normalement, un bâtiment doit garder une distance identique à sa hauteur avec les limites du lot. Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, affirme que la présence de deux artères à proximité et de l’école Saint-François, qui compte déjà plusieurs étages, a été considérée pour faire une exception.

Parmi les stationnements projetés, celui situé en façade ne respecte pas non plus la règlementation en vigueur. Les stationnements pour les habitations de plus de huit logements ne sont pas autorisés en marge avant ni en cour avant.

Le projet nécessite de surcroît le déplacement de conduites d’égouts en bordure de la rue Galt Est. Les frais seraient assumés par le promoteur.

La réalisation de ce projet, situé dans une aire patrimoniale, nécessiterait l’approbation d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale par les membres du conseil de l’arrondissement 2 (Fleurimont).

Une séance de consultation publique est prévue le 26 février à 19 h au bureau de l’arrondissement 2, au 987, rue du Conseil.