Des 1522 diplômés du Cégep de Sherbrooke, 712 ont obtenu un diplôme préuniversitaire tandis que 699 étudiants ont reçu un diplôme d’études techniques.

1500 nouveaux diplômés du Cégep de Sherbrooke

Plus de 1500 nouveaux diplômés du Cégep de Sherbrooke n’auront pas de difficulté à se trouver un emploi en raison du très bas taux de chômage dans la région.

« On sait que la région a besoin de main-d’œuvre, explique Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep de Sherbrooke. On sait que nos diplômés sont très attendus sur le marché. Les deux tiers de nos finissants dans les programmes techniques se trouvent un emploi en Estrie, ce n’est pas rien. »

« Il y a plus d’emplois disponibles et ça crée une force d’attraction vers le marché du travail, a-t-elle expliqué pendant la remise des diplômes, samedi. Est-ce qu’il y aura un impact sur les inscriptions tant sur le régulier que la formation continue? Ça reste à voir. »

Le nombre d’emplois disponibles crée même un problème pour le Cégep, qui doit s’assurer de garder ses étudiants jusqu’à la fin de leur DEC.

« Je pense que les entreprises commencent à sentir cruellement ce manque de main-d’œuvre spécialisée ou même de personnel tout court, souligne Mme Bélanger. Ça crée donc une pression sur nos étudiants d’abandonner leurs études pour aller travailler. Il faut trouver un équilibre, car les gens qui n’ont pas terminé leurs études ont des compétences, mais ils sont beaucoup plus vulnérables sur le marché du travail. »

Des 1522 diplômés, 712 ont obtenu un diplôme préuniversitaire tandis que 699 étudiants ont reçu un diplôme d’études techniques. À cela s’ajoutent 111 personnes de la formation continue qui ont reçu une attestation d’études collégiales.

« Il faut célébrer les efforts des diplômés. C’est une cérémonie très émouvante, résume Mme Bélanger. C’est la cérémonie institutionnelle la plus importante avec l’accueil des nouveaux étudiants au début de la session d’automne. »

C’était la 25e remise des diplômes tenue au Cégep de Sherbrooke qui fêtera son cinquantième anniversaire l’an prochain.

La formation continue, plus populaire que jamais

Frédéric Clermont, 43 ans, en avait assez de son travail dans le domaine de l’audiovisuel. Il a décidé de retourner sur les bancs d’école en Gestion de réseaux informatiques pour changer de carrière.

« C’est un bon changement de rythme de vie, mais ça m’a redonné de nouveaux défis et une nouvelle perspective sur la vie, explique M. Clermont, qui allait au cégep en même temps que son fils. Je le recommande fortement », ajoute celui qui est maintenant employé chez SherWeb à temps plein.

Nicolas Denis avait, lui, déjà obtenu un DEC en 1999, mais il a choisi de réduire ses heures de travail pour retourner au cégep et se remettre à jour.

« Avec le temps, on finit par se surspécialiser et tomber dans l’administratif, avance-t-il. Comme je travaille dans une entreprise privée, je ne suis pas à l’abri des fluctuations du marché. Je me suis dit que c’était un bon moment d’aller mettre à jour mes connaissances. »

Nicolas Denis s’est depuis sa diplomation trouvé un nouvel emploi à l’Université de Sherbrooke.

De plus en plus nécessaire

En tout, 111 finissants de la formation continue ont reçu leur diplôme samedi. Il s’agit de l’une des plus importantes cohortes des dernières années.

« Il y a des éléments facilitants, explique Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep. Dans nos programmes d’attestations, on tente de concilier le travail et la famille. Le gouvernement vient d’ailleurs d’assouplir les règles pour que plus de gens aient accès aux programmes d’attestations et je pense que la perspective d’une formation en continu tout au long de la vie fait son chemin tranquillement dans les mentalités. »

La formation en continu offre des programmes en accéléré qui peuvent durer entre 7 et 15 mois. La plupart offrent également des stages.

« Souvent, on pense que la formation continue ne sert qu’à changer de carrière, mais plusieurs viennent pour se perfectionner dans un certain domaine, résume Sheila Concha-Delgado, conseillère à la formation du Centre de formation continue. C’est aussi ça la mission de notre formation continue, de maintenir les travailleurs à jour. »