Deux employés sur cinq (41 %) actuellement en poste disent qu’ils se mettront à la recherche d’un autre emploi sitôt la pandémie terminée. Plus encore, 11 % disent être déjà à pied d’œuvre afin de lever les feutres le plus rapidement possible.
Deux employés sur cinq (41 %) actuellement en poste disent qu’ils se mettront à la recherche d’un autre emploi sitôt la pandémie terminée. Plus encore, 11 % disent être déjà à pied d’œuvre afin de lever les feutres le plus rapidement possible.

10 % des employés cherchent ailleurs

Les lendemains de la COVID-19 risquent d’être fort occupés pour les ressources humaines de nombreuses entreprises québécoises. Deux employés sur cinq (41 %) actuellement en poste disent qu’ils se mettront à la recherche d’un autre emploi sitôt la pandémie terminée. Plus encore, 11 % disent être déjà à pied d’œuvre afin de lever les feutres le plus rapidement possible.

C’est ce que révèle un sondage mené par Angus Reid pour le cabinet-conseil en ressources humaines ADP Canada portant sur les habitudes de travail au temps de la COVID-19.

Le sondage porte sur trois aspects du travail du point de vue des employés : la loyauté envers leur employeur, le retour au travail et l’impact de la pandémie sur les entreprises.

Au sujet de la loyauté, un employé québécois sur deux (47 %) se considère tout autant loyal envers son employeur, voire davantage (28 %) qu’il ne l’était avant la pandémie grâce à la façon dont leur employeur a su gérer la crise. 

Par contre, 16 % des employés actuellement en poste disent que la manière dont leur entreprise a fait face à la crise a entraîné chez eux une baisse de leur sentiment de loyauté.

N’empêche que 47 % des Québécois qui ont perdu leur emploi à cause de la COVID-19 prévoient de retourner chez leur ancien employeur une fois la crise terminée.  

Parmi eux, 33 % se disent enthousiastes à l’idée de retrouver leur emploi et se disent convaincus que leur employeur saura prendre les mesures nécessaires à l’égard de leur santé et de leur sécurité.

Retour au travail

Alors que le Québec sort progressivement de son confinement et que les entreprises se remettent en marche, plus d’un travailleur sur cinq (22 %) ne se sent pas encore prêt à retourner au travail. Ceux-ci redoutent que leur employeur les contraigne à rentrer au boulot malgré leurs appréhensions.

« Il ne fait aucun doute que la crise aura des répercussions durables sur la main-d’œuvre, déclare Heather Haslam, vice-présidente marketing chez ADP Canada. Notre série d’enquêtes sur les habitudes de travail a montré que la plupart des employeurs se sont adaptés rapidement en plus d’adopter des mesures pour protéger leur main-d’œuvre. Les employeurs peuvent favoriser la rétention de leurs employés en faisant preuve de transparence sur les changements, en restant empathiques, en soutenant et en informant leurs employés, en leur demandant régulièrement leur avis et en continuant à donner la priorité à la santé et à la sécurité des employés. »

Le sondage a été mené entre le 15 et le 17 mai 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 939 travailleurs canadiens membres du Forum Angus Reid. 

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L’Estrie doit identifier trois projets prioritaires

À l’instar des autres régions du Québec, l’Estrie se lancera au cours des prochaines semaines dans un exercice de réflexion visant à identifier trois projets prioritaires destinés à favoriser sa croissance au sortir de la crise actuelle.

Pour mener cet exercice à terme, Québec a confié à Économie Estrie le mandat de mobiliser les acteurs de tous les secteurs d’activités de la région. Ceux-ci devront en arriver à identifier trois projets structurants, mobilisateurs et innovants. Ce mandat devra être terminé au plus tard le 15 juillet, a indiqué mardi François Bonnardel, ministre responsable de l’Estrie dans le gouvernement Legault.

Outre Économie Estrie, qui est l’organisme mandataire de l’espace régional d’accélération et de croissance, l’exercice impliquera également le Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie.

M. Bonnardel dit vouloir placer les élus de la région « au cœur de cette démarche ». Différents intervenants régionaux, comme les organismes de développement économique de même que les chambres de commerce et d’industrie, seront invités à prendre part à l’exercice. 

Une fois les priorités définies, tous les ministères concernés par ces priorités seront mobilisés afin de les soutenir, indique le ministre Bonnardel.

L’exercice auquel les acteurs socioéconomiques de l’Estrie sont conviés découle du concept d’espace régional d’accélération et de croissance, rendu public en septembre dernier.

Chaque espace régional d’accélération et de croissance est soutenu par le Plan d’action gouvernemental en entrepreneuriat, doté d’une enveloppe de 345 M$.

Lors de son lancement, en 2017, ce plan prévoyait créer sur cinq ans, 125 000 nouvelles entreprises, soit 2000 de plus en moyenne par année. Parmi elles, le plan prévoyait la création de 3500 entreprises à forte croissance. Alain Goupil