En haute saison, les motoneigistes consomment environ 1500 repas par semaine à la Brasserie Lac Brompron.

« Enfin, les affaires reprennent »

Les motoneigistes sont le pain et le beurre de la Brasserie Lac Brompton à Saint-Denis-de-Brompton. Le propriétaire de l’établissement, Christian Couture, était bien content de voir la neige tomber sur la région samedi puisque l’hiver, cette clientèle amène pas moins de 40 % des revenus du restaurant, selon lui.

En haute saison, les motoneigistes consomment environ 1500 repas par semaine à la Brasserie Lac Brompron. « Ça représente beaucoup de repas le jour, sept jours par semaine et beaucoup d’affluence la fin de semaine. [Le retard du début de la saison] est terrible. Pour nous, l’idéal, c’est quand le froid et la neige commencent dans la période des Fêtes pour avoir des sentiers potables après le Jour de l’An. Lorsqu’il y a des sentiers le 2 janvier, c’est merveilleux », témoigne M. Couture.

Celui-ci estime que la saison débute avec 15 jours de retard. « La fin de saison arrive quand même. Quand le soleil de mars sort, ça achève. On a donc deux semaines de retard, où il nous manque 40 % à 50 % de notre chiffre d’affaires », indique-t-il.

« La pluie qu’il y a eu la semaine dernière, c’était une catastrophe pour le commerce, déplore le restaurateur qui est à la merci de la météo, été comme hiver. Le déluge a fait très mal. Les gens ne sortaient pas. J’ai beaucoup d’employés, car l’hiver et l’été c’est la folie. On peut manquer de place en plein midi! Ça prend beaucoup d’employés et on les paie bien pour ne pas les perdre. »

Justement, c’est cette clientèle de motoneigistes qui permet à la Brasserie de garder autant d’employés l’hiver. « Ça fait 22 ans que je suis ici et ç’a toujours été comme ça. C’est clair que ça nous aide à garder des employés, l’été ne dure pas assez longtemps pour nous permettre de garder 85 employés. Ce ne sont pas tous des gens qui font du 40 heures par semaine », partage M. Couture, ajoutant que beaucoup de ses employés travaillent quand même à temps plein.

« Les VTT et les motoneiges font déborder la place. Le sentier fédéré passe dans ma cour et ç’a toujours été comme ça », relate Christian Couture.

D’autres commerces en profitent

Selon le vice-président au développement de sentiers au Club de motoneige Harfang de L’Estrie, Marc Lachance, de nombreux autres commerces profitent de l’activité que génère l’organisation. « Beaucoup de gens vont se stationner au Esso de Bromptonville. Je suis entré pour acheter des articles et j’ai demandé à parler au commis. Il m’a dit : “ enfin, il y a de l’achalandage ”. Pour eux, ç’a un impact énorme », analyse celui qui nomme également le Subway de Bromptonville, le Tim Hortons et le dépanneur Shell de Saint-Élie comme des endroits prisés des motoneigistes.